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IDEO : Les Domaines Oubliés

111 Joueurs sur Ideo (4340 inscrits) : 59 humains (2239), 27 elfes (1362), 25 orcs (739) | 3 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

La nature dans tous ses états.

Le Monde des Rêves : Les rêves sont un moyen d'échapper à la réalité quotidienne. On peut rencontrer d'autres rêveurs dans le monde des rêves, mais ces rencontres floues, si elles sont parfois enrichissantes n'ont jamais valeur de communication. Pas de diplomatie ni de serments ici car les rêves sont avant tout ... des rêves.

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Information détaillées
Mairiaihel Koeh'onal
Aspirante diplomate
Empire de Kohr

le Mirion 14 Goliarmos du 1561ème cycle à 21h30



Le nuage, ma modeste demeure, me transporte en son sein tandis que j'observe, tout en bas, les minuscules êtres qui s'activent sur Idéo. J'aperçois quelqu'un traire un animal, à coté d'une autre qui lave ses vêtements.

Un oiseau passe, me cachant un instant la vue. Mais je suis déjà ailleurs, au dessus d'une forêt touffue où je ne vois plus que les cimes et les traces lointaines des vivants. Un camp dont j'aperçois fumée, quelques animaux dans les branches.

Soudain, le nuage se trémousse. Moi et mes congénères stressons légèrement, allons nous partir pour le grand voyage? Quelques secondes plus tard, il semblerait que le nuage a perdu un bras. Nous le voyons s'éloigner de nous, formant un nouveau nuage. Bercé par un courant différent, ils partent ailleurs, vers les montagnes blanches.

Je continue ainsi ma route, rebondissant lorsque le courant s'accéléra un peu. Nous allons de plus en plus vite, il m'est difficile de me fixer sur un être à observer. Je distingue un elfe avec une autre, une clairière semble se dessiner parmi tous ces arbres tandis que ma maison elle, ralenti. Nouveau tressaillement, j'angoisse à nouveau. Est-ce l'heure? Nous couvrons légèrement le soleil, ombrant notre maison, puis d'un coup le sol sous nos rondeurs se dérobe.

C'est la Grande Chute.

Je tombe alors, à une vitesse folle. Quelle adrénaline ! Au début, le vent est si frais que je me demande si je ne vais pas me cristalliser, tant le froid me fait mal. Mais finalement je continue, voyant mes compagnons faire de même.

Déjà, les premières cimes des arbres approchent en dessous, tandis que je croise un oiseau qui souhaite atterrir au plus vite: je l'ai frôlé de peu. Je descend encore, de plus en plus vite. Je ne vois même plus distinctement le paysage, seulement des traits, une peinture impressionniste vue de trop près. Du vert, du sombre, encore du vert, un peu de jaune? Beaucoup de vert.

Puis d'un coup, c'est l'écrasement. Je m'éclate sur... un nêr. Son nez. je me sépare, je m'écoule alors tout doucement, le long de sa peau...

Information détaillées
Zvezda
Quendë, Garde Royal de Shadaliel, Garant des Esprits, Prêtre des Valar
Peuple Elfe

le Mirion 28 Goliarmos du 1561ème cycle à 09h07

La chauve souris étend ses ailes pour étendre son vol. En de grands cercles spasmodiques, la créature étriquée dessine des constellations dans les arbres. Mais voilà qu'elle vient, l'heure de la fin du vol. Il faut retourner à la raison, il faut retourner à la maison.
La chauve-souris tombe en feuille d'automne, de-ci de-là : c'est une balançoire planée. Elle revient des rêves et se dépose dans le corps d'un endormi qui ouvre les yeux dans l'aveuglement blanc du soleil.


Stupide que je suis, voilà que j'ai été pris par la lumière. Et les boniments du soleil.

Celui-qui-ne-dort-pas étire ses muscles ligneux et se lève. Le monde illuminé, cette grande illusion, lui tend ses bras. Voilà si longtemps qu'il n'a réservé ses jours qu'aux chaudes ténèbres des temples. Grand mouvement de drap, froissement des ombres qui d'ordinaire le couvre, il amorce son retour à la ville. Le temps de quelques pas, voilà qu'il sent venir la grande marée du ciel.

Voilà que je suis pris par l'eau. Éteins donc les mensonges du ciel ! Viens, fleuve venu des cieux ; viens, courant de l'éther ! Je t'attendais.

La première venue, plus pressée que les autres, le percute au centre du visage. Elle s'écoule, caresse son nez, sa peau, caresse sa bouche et son menton.

M'embrasses-tu, amie ?

Il recueille la petite goutte au cœur de sa main ; de l'autre, il la préserve de la compagnie de ses consœurs.

La nacre et l'aigue-marine, que tu es belle !
Dis-moi, goutte, à toi je pose la question. Longtemps j'ai interrogé les miens, nul ne m'a jamais donné de réponse. As-tu déjà vu l'ombre de la pluie ?

Il faut prendre le langage et le tordre pour en extraire le jus.
[Floodeur de Shabada]
Thème

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