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IDEO : Les Domaines Oubliés

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Sardân

Cité portuaire de l'Empire [important] [sujet bloqué]
Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

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Information détaillées
Nathanael
Arténien
Confédération Arténienne

le Mirion 2 Goliarmos du 1548ème cycle à 02h08

Historique

Depuis de nombreux siècles avant l’élaboration du calendrier universel, une communauté soudée de pêcheurs et de commerçants vivait sur le bord de la mer des sirènes dans une petite bourgade qui avait été baptisée Sardân. Le travail collectif et la grande opiniâtreté des habitants avaient fait de la ville une étape importante sur les routes de commerce. Grâce à son port, elle était petit à petit devenue un des principaux pivot des communications est-ouest dans les domaines septentrionaux. Avec la population grandissante et les activités en début de diversification, les maigres murailles de la ville étaient sans cesse repoussées. Afin de ne pas avoir à protéger un trop grand périmètre de plage contre les attaques ponctuelles de pirates, ces extensions se faisaient principalement au sud, à l’intérieur des terres.

Lorsque le baron Vizlorna devint dirigeant de Sardân, une de ses premières préoccupations fut de faire reconstruire en dur la majeure partie des infrastructures portuaires et des bâtiments législatifs. Il fut suivi avec enthousiasme par les habitants les plus riches et une véritable campagne de rénovation secoua toute la ville. C’est à cette occasion que furent ouvertes les premières carrières dans les falaises avoisinantes. Quand au bois récupéré lors de la destruction des anciens logis, il fut tout simplement réutilisé sur les chantiers navals. Un peu plus tard, les murailles d’enceinte furent reconstruites suivant le même procédé.

Ces nouvelles défenses ne suffirent malheureusement pas contre les armées de Zhart. Malgré une résistance acharnée, Vizlorna fut forcé d’organiser un repli des soldats et l’abandon de la ville. La population survivante fut évacuée dans un réseau de grottes découvert dans les falaises lors de la création des carrières. Ils restèrent cachés là dans l’attente de pouvoir revivre à la lumière du jour, protégés par un groupe constitué pour l’occasion par le baron et qui comprenait dans ses rangs ceux qui allaient devenir les premiers chefs de la milice de Sardân. Les avis sont nombreux quand à savoir pourquoi les sardânais ne participèrent pas à la bataille finale contre les deux fois nés, mais une chose est sure. Lorsque ceux-ci furent défaits et que Vizlorna et les siens revinrent en leur ville, ils la retrouvèrent dans l’état où ils l’avaient laissée, épargnée par les combats, les morts-vivants ayant par ailleurs cette particularité de ne s’adonner que peu au pillage. Ainsi les travaux de reconstruction appartinrent-ils très rapidement au passé.

Durant les temps qui suivirent la chute de la Liche, nombre de terres avaient été souillées par les non-morts et n’étaient plus cultivables. Celles qui étaient restées saines avaient été réduites à l’état de friches. La pêche, dernière source stable de nourriture, assura donc à Sardân un bon fond de commerce qui, associé à la rapidité des reconstructions, lui permit de négocier son aide aux cités plus touchées et ainsi de prendre une avance économique considérable sur ses concurrents d’avant la catastrophe. Leur séjour forcé dans les grottes des falaises avait en outre permis aux sardânais de découvrir des gisements importants de métaux et de pierres précieuses. Avant que nulle autre cité du nord des domaines ne se soit remise, Sardân était revenue à sa puissance d’antan ou l’avait même dépassée.

C’est en l’an 14 que Vizlorna fut sacré Empereur et Sardân intégrée dans l’Empire de Kohr. Ce fut l’avènement de la période la plus faste de l’histoire de la ville. Rien ne semblait pouvoir menacer l’omnipotence des marchands sardânais. Rapidement, les fortunes se firent patrimoines et la vie à Sardân devint sure. La milice faisait des merveilles et les banques fraîchement créées protégeaient l’or de leurs clients derrière des barrières impénétrables d’acier et d’enchantements. Les premières commandes officielles de grands ensembles architecturaux et de sculptures monumentales commencèrent à apparaître de ci de là. La nouvelle aristocratie commerçante suivit rapidement l’initiative et se mit à s’entourer de cours prestigieuses. Artistes, orateurs, scientifiques, stratèges, philosophes… Les recherches des savants avançaient chaque jour plus avant tandis que les artistes les plus talentueux marquaient les rues de la ville et l’intérieur des maisons de leur empreinte à tous jamais. Des traités de peinture, d’architecture et de sculpture furent écrits. On posa les bases de la musique classique kohrienne et on écrivit les grandes tragédies. Chaque jour se donnaient des concerts, des bals ou des récitations.

Depuis longtemps, Sardân avait vécu aussi bien la nuit que le jour, au gré des départs et des arrivées des bateaux. Il ne fallut pas longtemps avant qu’une large part de la population migre des vieilles tavernes du port vers les théâtres et les odéons flambants neufs. Les fêtes se faisaient plus longues et plus outrancières au fur et à mesure qu’une philosophie hédoniste se répandait dans la ville(Nombre de citoyens étaient d’autre part assez riches pour ne plus avoir à se lever le matin). Les robes des dames et les mises des hommes ne cessaient de se faire plus élaborées et le commerce de la mode fut porté à des sommets encore jamais atteints dans les domaines. Parallèlement, les corporations fédérant des corps de métiers nocturnes gagnaient en importance et c’est de cette période qu’on peut dater la véritable montée de la tradition noctambule sardânaise.

Par la suite, la cité continua de s’agrandir. Des travaux furent accomplis pour aménager en un réseau de canaux la zone à l’ouest du port commercial qui devint par la suite l’endroit le plus couru de la ville. Un peu plus en retrait, sur les hauteurs, de riches villas commencèrent à s’installer et finirent par créer un véritable quartier résidentiel. La place venant à manquer et les prix des logements augmentant de manière continue, les plus pauvres furent progressivement rejetés au sud de la ville où ils s’installèrent bon an mal an. Entre tous ces nouveaux quartiers se tenait le vieux centre qui commença à assumer un rôle de zone tampon entre la misère des uns et le luxe tapageur dans lequel se prélassaient les autres.

S’il est une chose que les sardânais ont en revanche toujours partagé, et ce quel que soit leur milieu social, il s’agit bien de la fierté qu’ils placent dans leur appartenance à cette ville si particulière. Cet état de fait, né des conséquentes réussites de la cité, a bien entendu été renforcé par les privilèges politiques liés aux conditions de l’entrée de Sardân dans l’Empire. D’aucuns disent les habitants de Sardân hautains et suffisants, impression renforcée par l’importante diffusion culturelle dans laquelle ceux-ci baignent. De fait, autant les visiteurs temporaires sont bien reçus, autant il peut être difficile pour un nouveau venu de s’intégrer pour de bon dans l’exigeante société sardânaise.


La ville elle-même


Le Vieux Port

Le port constitue la partie la plus ancienne de Sardân. Il a de ce fait connu une évolution assez anarchique et des bâtisses de nombreuses périodes s’y côtoient. Des quantités d’entrepôts bordent une longue jetée de pierre. On y trouve toujours quelques navires commerciaux amarrés auxquels il faut rajouter les embarcations de particuliers, que celles-ci soient utilisées pour la pêche ou pour de petits voyages de plaisance. Le fort de la milice, bastion carré imposant et sévère, trône sur une courte avancée rocheuse et protège l’entrée de la rade. De l’autre côté du port se trouve l’église de Delemia dont le haut clocher annonce aux navires qu’ils arrivent en vue de la Cité du Nord. La nature de l’endroit fait qu’il est fréquenté de jour comme de nuit par une population remuante de marins, de dockers et de pêcheurs dont l’occupation favorite (en dehors bien sûr de décharger des caisses, assassiner de pauvres poissons innocents ou aider des bouts de bois à flotter) semble être de se requinquer à la taverne à grands coups d’hydromel et de femmes. Et de sortir ennuyer les badauds une fois que la première activité est consommée et que la deuxième s’est enfuie. Même au petit matin, les rixes sont monnaie courante et ne sont calmées qu’à grand peine par les contremaîtres (somme toute assez peu respectés). Par chance, des bleus et des légères entailles sont le plus souvent l’unique punition des participants. Les gros bras bagarreurs évitent généralement d’avoir affaire aux miliciens qui ont d’ailleurs bien assez à faire avec le contrôle des marchandises et des voyageurs. Ceux-ci en retour s’arrangent pour fermer les yeux sur les frasques des habitants du port qui se sont de mémoire de sardânais toujours conduits ainsi. Et tout le monde est content.

Le Quartier des Canaux

Le quartier des canaux partage avec le vieux port l’accès de Sardân à la mer et s’est développé en contre-balancement de celui-ci, à l’ouest. Son plan, ses bâtisses, ses décorations monumentales, tout a été conçu par les plus grands architectes et les plus grands sculpteurs du temps. Entre deux placettes ornées de fontaines et après avoir traversé un petit pont de pierre enjambant un canal, on peut tomber sur une courte rue bordée de théâtres, d’hôtels particuliers, de salles de bal ou de tavernes. Ici, la fête ne s’arrête qu’au lever du soleil. Vient alors le temps du sommeil puis celui des promenades, des spectacles de plein air, des séances de pose privées, des visites entre amis… Enfin, quand la lune réapparaît au dessus de la mer, les rues se remplissent petit à petit, les orchestres s’accordent et tout peut recommencer… Le quartier des canaux, endroit profondément marqué par l’hédonisme sardânais, a été sujet à controverse à nombre de reprises. Non seulement pour la vie que ses partisans mènent que certains qualifient de dissolue mais aussi pour les quantités incroyables d’argent dépensées pour les travaux d’origine restées à l’époque en travers de la gorge d’une bonne partie des membres de la Chambre des Chambellans qui auraient bien vu ces fonds investis ailleurs.

La Ville Basse

C’est au sud de la ville que se trouve la zone que les sardânais ont surnommée Ville Basse. Ce nom à la dimension ironique est dû tout autant à la position géographique qu’à la pauvreté de l’endroit qu’il désigne. Le lieu n’est effectivement pas des plus riants : il s’agit d’un dédale de rues étroites et de petites courées enserrant des logements le plus souvent collectifs caractérisés par leur délabrement conséquent. La plupart des bâtiments y ont été construits dans l’urgence et avec peu de moyens. De jour, l’endroit reste cependant assez accueillant. Du linge étendu à sécher entre deux fenêtres ; des enfants qui courent et se bousculent dans la rue ; assise sur une chaise branlante, une nourrice qui surveille les marmots en reprisant des paquets de chemises… Le parfum de la vie quotidienne se charge des relents du pittoresque et on peut même trouver quelque chose de bassement réconfortant à voir ceux qui attendent peu de la vie s’oublier dans leurs activités habituelles. La nuit toutefois, l’ambiance est toute autre et la Ville Basse devient le territoire des coupe-jarrets et autres détrousseurs. Les rues sont le théâtre de conflits sanglants entre bandes rivales se finissant la plupart du temps avec des morts de chaque côté. Celui qui sait s’y repérer et faire profil bas sera toutefois capable d’éviter les situations dangereuses et de trouver, cachés derrière de petites portes anodines, des maisons closes de qualités diverses ou des bars enfumés où se joue, en marge de l’art officiel sardânais, une musique populaire, novatrice et très entraînante basée sur les principes de l’improvisation et de la scène ouverte.

Le Centre Historique

Le centre historique est la zone qui bénéficia de la campagne de constructions menée par Vizlorna avant l’apparition des mort-vivants. A ce titre, l’architecture de ses bâtiments, déterminés par une esthétique ancienne basée sur la rigueur et la symétrie, semble austère comparée aux œuvres plus récentes du quartier des canaux. Il n’en demeure pas moins qu’on y trouve nombre de pièces majeures de l’histoire de l’architecture kohrienne, à commencer par la mairie. C’est ici que l’on trouve la majorité des infrastructures commerciales telles que les banques ou les marchés (le plus connu étant celui qui se tient sur la Grand Place et dont il est dit que même les autochtones s’y perdent). Le Centre est le lieu où toutes les classes sociales de la ville se mélangent sans distinctions pour mener les petites ou grosses affaires auxquelles chaque sardânais touche de près ou de loin. C’est d’ailleurs probablement grâce à son existence que le sentiment d’exclusion vécu par les habitants de la Ville Basse est resté relativement modéré et que les plus riches ont pu rester entre eux sans susciter de conflits sociaux dévastateurs.

Le Quartier Riche

C’est sur les hauteurs de Sardân que se trouvent les villas les plus riches et les mieux protégées de la ville, dont celle du célèbre baron Nazlani. Le quartier lui même est ceint d’un mur dont les ouvertures sont gardées par la milice qui effectue également des patrouilles régulières dans ses rues désertées. Peu de passage ici effectivement sinon celui des habitants qui se rendent chez eux ou sortent en ville. L’architecture des façades elle-mêmes reste étonnamment sobre comme pour cacher aux yeux du commun les richesses qui foisonnent à l’intérieur. Toute la vie est tournées vers l’intérieur des maisons. Les aristocrates se plaisent à se rencontrer chez des amis communs pour admirer des toiles nouvellement acquises, pour comparer l’évolution de leurs affaires respectives, pour discuter de l’avenir de la ville confortablement installés dans des jardins privés où s’exposent les collections de statuaire de l’hôte… Il est d’autant plus difficile de rentrer dans cette hermétique foule de petits cercles que les manquements à l’étiquette y sont considérés comme des fautes graves et sont généralement sanctionnées par des remarques blessantes et des humiliations feutrées.

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