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IDEO : Les Domaines Oubliés

110 Joueurs sur Ideo (4372 inscrits) : 56 humains (2256), 26 elfes (1372), 28 orcs (744) | 9 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Une victime de plus

Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Lüdik 2 Logalios du 1555ème cycle à 23h17

*** La liche veillait dans les marais. Ses pas la menèrent vers le portail de téléportation. Rare était les fous qui l'empruntait maintenant. Aussi elle ne s'attendait pas à rencontrer âmes qui vivent.
Seul quelques morts vivant étaient présent dans les environs. Ils déambulaient sans but précis autour de l'artefact magique.

Sans aucun raison celui ci s'activa et une elfe atterrit précipitamment dans la boue. Yubiwa s'approcha d'elle, un large sourire aux lèvres.
Ainsi donc il existe encore des fous qui osent venir ici ? ***


Que fais tu ici petite elfe ? Souhaites tu recevoir notre enseignement ?

*** Les morts vivants qui, quelques instant plus tôt, erraient sans but, se regroupèrent prêt de Telmä, lui coupant toute retraite vers le téléporteur, l'obligeant à se rapprocher de la Liche. ***
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Joriol 5 Logalios du 1555ème cycle à 23h25

***

***


***
Musique d'ambiance (Nightwish - Slow, Love, Slow Instrumentale)

Et soudain, Telmä atterri dans ... de la boue.
Pas vraiment ce à quoi elle s'attendait.
Tandis qu'elle se relève et qu'elle regarde autour d'elle, une impression étrange s'empare d'elle. C'est comme si elle était déjà venu ici mais que l'endroit ne correspondait pas à ce qu'elle avait pu connaître, ce qui était assez troublant, voir perturbant. A croire qu'il s'était passé quelque chose et que cet endroit s'est transformé en un marais sale, puant et laid.

Elle regarde autour d'elle, pour voir ce qui lui semble être des gens qui ne sont vraiment pas en grande santé. Une forme encapuchonnée est présente parmi eux.

Il règne dans ces lieux un lointain et faible mais familier sentiment de peur.

Ses yeux se posèrent sur l'océan, comme fascinés. il fait déjà nuit, elle est sur le point le plus au nord qui soit, et la présence de cette mer la perturbe. Elle éprouve la sensation que, sans savoir quoi, quelque chose qu'elle cherche aurait du être là, mais n'y était pas.
Frustrée, elle s'avança machinalement vers la plage, mais les morts vivants lui bloquèrent le passage, ne lui laissant pour direction que celle de ce voile sombre auquel elle fit face, intriguée et dont, en cherchant à voir ce qui s'y dissimulait, elle ne parvint qu'à apercevoir brièvement un visage aux traits violacés.
Elle salua poliment la liche, sans animosité.
***


Aïya, il semblerait que le portail n'ait pas fonctionné correctement.

Qu'enseignez vous ?


***
Répondit elle entre calme et curiosité, bien qu'elle peine à cacher que cet endroit la troubles, tandis qu'elle se demande pourquoi sa mémoire lui joue des tours avec ce qui sembles être définitivement un rêve.

Cette elfe à l'apparence banale était elle inconsciente ? Ou vraiment folle ? Ou trop dans son monde ? Elle ne semblait pas avoir vraiment conscience de l'endroit où elle se trouve, de ce qui l'entoures, ni de ce que peut être la personne à qui elle vient de parler. Au lieu de se précipiter vers le téléporteurs et de fuir, la nis s'était plutôt dirigée vers l'océan.

Que savait elle de l'an 0, des marais maudits et des Nécromants ?
Trop peu, car le sujet ne l'avait jamais vraiment intéressée !
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Lüdik 9 Logalios du 1555ème cycle à 14h48

Serait tu stupide au point de ne pas savoir où tu es ?

*** La Liche s'approcha et caressa la joue de Telmä avec sa main décharnée. ***


Viens, suis moi dans le manoir.
J'enseigne l'art de recevoir tant et si bien que mes invités ne peuvent plus se passer de moi ni de me conter tout leur savoir.


*** D'un geste de la main Yubiwa invita l'elfe à se diriger vers l'est, direction le manoir. ***
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Joriol 12 Logalios du 1555ème cycle à 01h37

***

***


***
Musique d'ambiance (Nightwish - Scaretale Instrumental)

Les paroles de la liche résonnaient tel un écho.
« J'enseigne l'art de recevoir tant et si bien que mes invités ne peuvent plus se passer de moi ni de me conter tout leur savoir. »
Voilà quelque chose de bien inutile dont elle se passerait tant elle n’en voyait pas vraiment l’utilité pour elle.
A vrais dire, cela aurait sans nul doute intéressé un Ulmidielith.

« J'enseigne l'art de recevoir tant et si bien que mes invités ne peuvent plus se passer de moi ni de me conter tout leur savoir. »
A moins que, la personne devant elle soit une Ulmidielith.
Il y avait vraiment qu’eux pour parler de la sorte. D’ailleurs, cette servante du très sage semblait être du genre, au vu de sa main, à rester enfermée un bon bout de temps dans une bibliothèque, trop prise par une recherche, au point d’avoir oubliée de manger. Mais quelles études pouvaient bien être prenantes à ce point ?

« J'enseigne l'art de recevoir tant et si bien que mes invités ne peuvent plus se passer de moi ni de me conter tout leur savoir. »

Un sursaut de conscience la foudroya.
Le culte d'Ulmidiel a le bras long. Très très long.
Elle avait vraiment du venir à bout de la patience d’Herinaisil pour qu’elle ose chose pareille. Ce qui tout de même était assez étonnant.
Il était hors de question qu’elle se soumette à cet interrogatoire Ulmidielith. Si on pouvait appeler ça comme ça, connaissant leurs méthodes.

Il y avait encore ce qu’elle percevait comme des gens malades autour d’elle, pas étonnant pour une zone d'expérimentation Ulmidielith, et, tandis qu’elle fit le premier pas vers l’est, suivant la liche, elle répondit.
***

C’est bien aimable à vous Erudite ... mais j’ai plus important à faire …

***
Soudain, Telmä tenta une échappée vers ce qui lui semblait être qu’une illusion de la mer. Car elle en était sure, cette plage n’existait pas. Elle était encore moins réelle que ces étranges marrais qui ne devraient pas vraiment être là non plus. Elle ne saurait dire pourquoi, mais c’était tout simplement impossible, inconcevable, dans son esprit, qu’il y ait ici une étendue d’eau ici.
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Joriol 19 Logalios du 1555ème cycle à 21h52

Hihihihihihi

*** Un rire sadique s'échappa de sa bouche. ***


Et tu crois que tu as le choix ?

*** Telmä fut vite stoppée bien avant d'attendre son but inconnu.
Deux morts vivants l'agrippèrent par les bras. Une momie arriva par derrière la nis et passa un bout de tissu devant ses yeux

Elle fut forcé d'avancer.

Le voyage durant de longues minutes, des heures mêmes.
Le manoir apparut dans la Brume. Invisible pour Telmä.

Lorsque son bandeau fut retiré celle ci se trouvait derrière des barreaux. ***
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Dolink 22 Logalios du 1555ème cycle à 00h46

***

***


***
Musique d'ambiance : (Sophia - March Of The New King)

Soudain, quelqu’un lui agrippa le bras avec force, la poussant à ralentir. Alors qu’elle commence à se débattre, son autre bras est agrippé, l’immobilisant.
Deux humains, dans un piteux état et qui n’en semblaient aucunement inquiétés, c’est tout ce que Telmä vit avant que ses yeux soient sournoisement bandés.

Non, elle aura espérée jusqu’au bout avoir eue le choix, en vain.
On n’échappe pas si facilement au culte du très sage.

Qu’avaient-ils fait à ces humains ? se demanda-t-elle, encore étonnée de ce qu’elle venait de voir.
Avaient-ils travaillés sur un moyen d’ignorer la douleur ? Ou bien un moyen de se faire obéir ?
Mais rapidement, ces questions furent balayées, et, plus elle avançait, plus elle maudissait intérieurement Herinaisil.

Soudain, ils s’arrêtèrent, et son bandeau fut retiré tandis qu’elle fut poussée et manquât de se prendre le mur. Se retournant, elle vit ses ravisseurs – L’érudite, les deux humains et un autre personnage recouvert bizarrement de bandelettes - disparaître au travers des barreaux de la porte de sa cellule.

Tout était moisis et crasseux, à l’exception de la grille qui, comme étrangère à l’humidité des lieux, avait le métal qui la composait en parfait état et donc ne cèderait pas face à la nis.

Un piom arriva et lui remit un parchemin qu’elle lut, exaspérée.
Vraiment, cette Valandur de Galmaniel ne comprends rien du tout.
Elle retourna le parchemin, et, sortant son nécessaire d'écriture de sa sacoche (à savoir une plume et un encrier), elle s'apprête à répondre ...
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Dolink 29 Logalios du 1555ème cycle à 14h24

*** La grille s'ouvrit, des morts vivant pénétrèrent dans la cellule. Attrapant la nis, lui arrachant tout ce qu'elle possédaient sur elle, y compris ses vêtements.

La Liche arriva quelques minutes plus tard, attrapant le bout de parchemin dans la main d'un des zombies qu'elle congédia immédiatement. ***


Dolinaeth Arovaniel, Grand Prêtresse de Galmaniel. Jamais entendu parler. Est-elle inquiète de ton absence ?
Elle sera probablement heureuse de te savoir ici.

Je pense que je vais échanger quelques missives avec elle. Cela faisait bien longtemps que j'avais pas correspondu avec quelqu'un.


*** Elle froissa le parchemin et le jeta en dehors de la cellule. ***


Il parait que les elfes sont patient. Sois le, tu vas rester ici quelques temps.
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Malina 31 Logalios du 1555ème cycle à 00h10

***

***


***
Musique d'ambiance : (Sophia - Sigillum Militum IV)

La plume glissait sur le vélin qui émettait le bruit du papier que l’on gratte, faisant presque écho à l’étrange silence régnant dans ces lieux.
Un silence malsain de crainte, d’attente.

Elle avait presque finie sa missive, quand soudain un courant d’air glacial précéda l’ouverture brutale de la grille. Les serviteurs de l’Erudite se jetèrent immédiatement sur elle, lui arrachant la missive qu’elle tenait, ainsi que ses vêtements et tout ce qu’elle avait sur elle. Le contact de leurs mains était tellement froid, presque aussi froid que la mort qu’à nouveau, elle se demanda ce que le culte d’Ulmidiel avait bien pu faire à ces êtres humains qui étaient censé être au seuil de la mort et semblaient s’en jouer. Sans parler de leur puanteur, dénotant une bien piètre hygiène.

Ils se mirent alors devant Telmä qui était aussi confuse que surprise de la soudaineté de cet assaut et de sa situation : ils avaient emportés toutes ses affaires de voyage, ne lui laissant rien. Bien que, comme tout Quendë, elle n'est pas pudique.
L’Erudite arriva, un serviteur lui donna la missive, et, une fois qu’elle eut lu le parchemin, les propos qu’elle tient laissèrent la servante de Galmaniel stupéfaite.

Ça ce n’est pas possible.
Ils ne pouvaient nier à ce point qui était la voix de l’œil.
Le culte d’Ulmidiel a le bras long, mais peut-il se jouer ainsi d’une Valandur ?
Ils ne peuvent nier être ce qu’ils sont.
Ce n’est pas possible.
***

Qui êtes-vous donc pour prétendre ne pas connaître la Valandur de Galmaniel ?

*** Dit-elle, manifestement outrée par de tels propos. ***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Valkin 3 Danurmos du 1555ème cycle à 13h29

Je suis quelqu'un qui se fiche éperdument des allés et venues des "grands" de ce monde.
Je serai encore là que ta Valandur aura été rejeté par sa déesse et remplacée par une autre.


*** Elle se dirigea vers la sortie de la cellule. ***


Maintenant reste ici et sois patiente.
J'ai toujours été curieuse de savoir combien de temps un elfe pouvait rester sans rien faire, sans eau ni nourriture.

Ah si... Quelques rats passent parfois par ici, si vraiment tu as faim.


*** Et elle disparut dans un grand éclat de rire tandis que la grille se refermait derrière elle, enferma à nous Telmä. ***
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Dolink 5 Danurmos du 1555ème cycle à 00h16

***

***


***
Musique d'ambiance : ( Sophia - Untitled II )

Ses ravisseurs se retirent, et la porte se referme sur Telmä et ses questions.
Mais que pouvait donc bien être véritablement la nature de cette personne qui l’avait fait enfermer ici ?
Il était étrange et troublant de l’entendre se considérer comme intemporelle et parler comme si elle ne se considérait pas une elfe.
Qu’est ce qui peut se prétendre immortel mais n’est pas un elfe ?
Telmä ne pouvait trouver de réponse à pareille devinette, mais la probabilité qu’elle soit vraiment entre les mains des Ulmidielith diminuait, tandis que l’espoir revenait. Car après tout, qu’est ce qui était pire que le culte du très sage ?

Elle est dans une cellule exiguë et humide, aux murs poisseux, dont la seule clarté provenait des barreaux de la porte de sa cellule, donnant sur un couloir où brillait une torche.
A peine ses ravisseurs furent ils partis, qu’une femme arriva et se plaça face à Telmä, l’observant de son regard perçant, la sondant et la novice de Galmaniel en vint à se demander si celle femme pouvait vraiment lire ses pensées les plus intimes, bien qu’elle n’eut pas vraiment quoi que ce soit à cacher. Puis, la femme s’en alla en ricanant, d’un pas aérien, comme si elle flottait sur le sol, tandis que la nis, perturbée par une telle rencontre, se demande comment pouvait-elle avoir eu des pensées si ridicules.

Alors qu’à travers les barreaux, elle observait la femme partir, il lui sembla qu’une présente se tenait derrière elle. Elle se retourna, pour découvrir avec surprise un chevalier qui abaissait son arme vers le cou de la malheureuse. Quand soudain, alors que la lame allait toucher, tout disparu, ne laissant qu’une sensation désagréable sur ce que l’épée aurait dû transpercer, ainsi que - elle n’en doutait plus - un puissant mage, adepte de l’altération, avait un œil sur elle, et s’amusait à la tourmenter.

De la fumée se forma autour d’elle, la suivant dans ses mouvements, la collant, lui masquant tout ce qui est autour d’elle. Telmä entendit à côté d'elle comme des voix incompréhensibles qui parlaient de plus en plus fort, criant, sans qu'elle puisse voir à qui appartenaient-elles. De cette situation incompréhensible, l'infortunée récolta un bon mal de crane et, quand enfin tout disparut, qu’elle se précipitât à nouveau devant la grille, elle ne vit rien d’autre qu’un drôle de personnage portant le nom de Gilbert, à la silhouette comme irréelle qui ne faisait que passer, tout en se plaignant d’être de corvée de nettoyage des corps usés.
Qui est donc ce puissant mage ?
Un hurlement glacial retentit au loin, comme une réponse à cette question.

Telmä pria silencieusement les valar.
Qu’ils la protègent de toutes ces illusions désagréables et lui montrent la vérité.

Tandis que le temps passe.

Un couinement attira son attention, comme un écho aux protestations de faim de son estomac. C’était un rat qui avait décidé de visiter sa cellule et le récit elfique qui était étrangement revenu avec le médaillon du rêveur, avait attiré son attention. Telmä se mit devant la grille, bloquant la seule issue, entrepris de l’attraper et de broyer sa tête contre le mur. Ce qu’elle parvint à faire après moult essais ratés. Le rat en avait également profité pour la mordre. La prochaine fois, elle sera plus rapide et plus prudente.

Elle pria Galmaniel, s’excusant de prendre ainsi la vie d’une de ses créations, la remerciant de lui permettre de se nourrir, avant de "passer à table".
Elle regrettait qu’on lui ait pris toute ses affaire de voyage, non seulement il aurait été plus facile pour elle de dépecer ce rat, mais elle aurait peut être (car avec une telle humidités, cela n'était pas garantie que ce soit possible) pu faire du feu ce qui aurait surement rendue, une fois grillée, cette viande meilleure. Cru, ce n’était pas exceptionnel mais c’était mieux que rien.

Les os et les dents pourraient lui servir d’outil divers, le mur ferait office de pierre à aiguiser, la peau, elle n’en savait rien pour le moment et elle avait été posée a même sur le sol. Le sang, au bout de quelques gorgées en devenait écœurant, mais elle avait trouvé un autre usage possible pour ce dernier. Quant à la queue, tandis qu’elle attrapa son récit elfique et l’ouvrir, elle regardait perplexe ce qu’elle pourrait bien en faire.
Finalement, trempant le morceau de chair de celle-ci, elle s’en servirait comme d’une sorte de pinceau et se mit à écrire quelques mots de sang sur le récit. Pas plus, elle n’avait pas de quoi écrire un roman et il fallait économiser cette encre écarlate porteuse de vie.

Une réponse finit par se dessiner. Tout d’abord, la confirmation qu’elle n’était pas tombée entre les mains du culte du très sage, suivie de qui étaient vraiment ses ravisseurs. Étrangement, contrairement à n’importe quel Idean, elle recevait cette nouvelle avec soulagement. Après tout, rien n’était pire pour elle que les Ulmdieliths et son passé. Le reste semblait à côté, sans effroi, bien qu’elle ne puisse pas dire que sa situation soit si bonne, elle était tout de même prisonnière chez un ennemi assez … embêtant. En l'occurrence, les nécromants, qui - de son point de vue - ont la fâcheuse tendance à aller enquiquiner tout le monde avec leur armée de "pantins" fait de morts.

Quelques heures plus tard, d'autres couinements marquèrent l'arrivée d'un autre rat qui déjà, fouinait parmi les restes de son congénère. Celui-ci finit embroché sur un os aiguisé, puis l’Artisane s’attela à la tache ...

Bien plus tard, Il en arriva encore, plus nombreux, telle une petite armée venue venger les leurs tombés, et subirent pour la plus part le même sort. Le combat fut cependant rude et les marques de plusieurs morsures apparaissaient désormais sur le corps de l’elfe.

Plus le temps passait, plus cette nourriture devenait, en plus de ne pas être exceptionnelle, lassante.

Elle avait également tentée de dormir, ce qui s’était révélé difficile, surtout quand elle avait son médaillon autour du cou. A ce moment, à peine avait-elle fermée les yeux, que des spectres se jetaient sur elle en hurlant et lui arrachaient son médaillon de rêveuse. Le fait de s’endormir sans lui permis d’avoir quelques brèves heures de sommeil au milieux des cris, de la poisse et de la puanteur.

Quand elle se réveilla, son médaillon était revenu mais elle trouva sa cellule qu’elle avait laissée rangée en bien triste état, comme si une tornade (spectrale ?) était passée par là. Les restes de rat qui pourrissaient, s’étaient retrouvés sur ses cheveux. Les peaux de rats posées sur son corps et le peu de sang qu’elle avait gardé avait été étalé un peu partout, irrécupérable. Quant au peu d’outils qu’elle s’était fabriquée, elle les retrouva éparpillés en morceaux.

Tandis qu’elle envoyait les peaux puantes valser dans un coin, une autre idée lui venait, celle, non pas de s'en faire un habit à cause de l'odeur, mais des vélins. Ce qui n’était pas non plus gagné vu l’environnement où elle croupie.

Après avoir fait sa toilette - qui pouvait se résumer à retirer les détritus qui sont sur ses cheveux - elle se mit à prier les Valar, chose qu'elle fait quand elle a rien d'autre à faire, ce qui est souvent le cas quand les rats ne viennent pas trouver la mort chez elle.

Et le temps passes …
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Valkin 2 Goliarmos du 1555ème cycle à 07h56

*** La grille de la cellule crissa sur ses gonds à mesure qu'elle s'ouvrait. Deux serviteurs des nécromants la franchirent, attrapant l'elfe par les bras, la forçant se mettre debout.
Ils se mirent en marche, trainant plus ou moins Telmä derrière eux. Le trajet se fit long pour la nis. Lorsque les deux serviteur s'arrêtèrent, ils l'allongèrent sur une table, lui attachant les bras et les jambes.
En tournant la tête Telmä pouvait apercevoir tout un tas d'outils fabriqué uniquement pour torturer. Ils n'avaient pas d'autres utilités.
L'endroit était tout aussi salle que sa cellule bien que légèrement plus lumineux. Quelques tâches de sang séché trainaient par endroit. Sur une étagère fixé contre un mur se tenaient diverses partis de corps.
En plus de ses compagnons de voyages, deux gardes se trouvaient devant la porte. Il était totalement impensable qu'une elfe si chétive puisse en venir à bout toute seule. Ils regardaient dans le vide,, l'ignorant totalement. Avaient-ils même remarqué qu'elle était présente ?
De temps à autre des cris retentissaient. Des hurlements à vous glacer le sang. Des hurlements rompant ce silence si angoissant. Des hurlements suivit de cliquetis d'outils diverses. Probablement les mêmes présent dans la pièce.

La porte s'ouvrit dans un grincement funeste et la Liche s'introduisit dans la pièce. Elle s'approcha de la table où était fixé Telmä. ***


Il semblerait que ton peuple se fiche de ta situation. Tu n'as pas été très convaincante sur ton livre magique. Je dois dire quand même que tu m'as impressionné. Te servir des quelques rats pour y écrire dessus... Très peu de prisonniers l'ont fait avant toi.

*** Elle passa de l'autre côté de la table. ***


Bien, que vais-je faire de toi ? As tu des choses intéressantes à m'apprendre ?
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Mirion 7 Goliarmos du 1555ème cycle à 01h14

***

***


***
Musique d'ambiance : ( Sophia - Downfall)

Le bruit de la grille qui s'ouvre vint la tirer de ses prières. Aussitôt, deux zombis se jetèrent sur elle. Se saisissant chacun d’un de ses bras, implacables, ils la forcèrent à se lever pour les suivre sans aucune autre forme de procès. Tournant la tête, elle reconnut les mêmes humains en piètre état et aux mains glacées par la mort qui l’avaient emmenée ici et arraché ses affaires. Les pantins de la marionnettiste voilée.

C’est une nis affaiblie par rapport à son entrée qui sortit de cellule. Ce qui lui avait permis de se nourrir pendant ce temps n’était pas une nourriture des plus saines. Elle se força pourtant à suivre le rythme que lui imposant ses ravisseurs, son regard tentant d’apercevoir la vie ou bien un elfe à travers les barreaux de chaque cellule qu’ils traversèrent, sans pouvoir ralentir le pas car aussitôt les deux humains lui appliquaient une vive secousse pour la faire avancer.

Dans sa tentative, elle ne vit pas le spectre qui se tenait devant elle. Elle s’immobilisa. A peine. Les deux pantins la tirèrent si fort qu’elle traversa la créature éthérée. A la surprise se mêla aussitôt une sensation désagréable et glaciale qui la parcourue tandis qu’ils rejoignaient un autre corridor.

Mais elle ne vit rien que des cellules vides. Ils traversaient principalement des couloirs sombres où, parfois, une torche venait illuminer les parois sales et crasseuses. De lointains hurlements, dont elle ne saurait dire d’où provenaient-ils, rythmaient cette marche funèbre. Mais plus ils avançaient, plus il lui semblait que ces cris devenaient de plus en plus proche, tel un appel auquel les pantins s’empressaient de répondre.

Ils étaient arrivés devant une porte, parmi tant d’autres, mais, en comparaisons avec celles qui l’entouraient et d’où s’échappaient les cris horribles des suppliciés, il régnait un silence des plus inquiétant derrière cette porte qu’ils s’empressèrent de franchir. Celle-ci s’ouvrit sur une salle de torture sans le moindre raffinement. L’ensemble annonçait un usage de méthodes bien primitives en comparaison à ce que le Peuple Elfe savait faire.

Deux puissants gardes au teint livide et aux grandes blessures fièrement exposées mais dont les armures, bien qu’ayant vécues, semblaient avoir gardées leur solidités fermaient la porte. Comme résignée à ce qui l’attendait, elle ne se débâti pas tandis que les deux pantins l’attachaient sur la table, serrant ses fers.

Elle regarda autour d’elle.
Cette pièce poisseuse où l’on pouvait encore voir quelques lambeaux de chair sur certains instruments de torture, ces hurlements horribles des salles voisines dont elle pouvait deviner avec le cliquetis de ces mêmes instruments en action, et qui alternait aussitôt avec un silence pesant. Ces membres qui décoraient l’étagère. Ces traces de sang, seule témoins de la sauvagerie passée.
Tout cela aurait dû la mettre mal à l’aise. Mais elle n’en parut point. Elle restait calme bien qu’affichant un mépris certain pour la grotesque barbarie de ce lieu.

Car tout ceci n’était qu’un mauvais moment à passer après tout.
Car il y avait pire que de se faire éviscérer.

Sera-t-elle libérée de son lourd fardeau une fois morte ?

Résignée, elle regretta cependant une chose. Celle de ne pas revoir ses parents. Mais elle était sure que jamais ils ne lui pardonneraient. Et l’idée que son corps devienne un pantin ne lui plaisait guère.

Puis la marionnettiste entra, et le regard intéressé de Telmä se posa sur elle.
Sa voix était calme, le ton demeurait poli.
***

J'ai un message pour vous. Notre Valandur m’a demandé sur mon livre magique de vous dire qu’elle est disposée à venir ici. Elle sera ravie de découvrir ces lieux et honorée de rencontrer une personne aussi insensible au temps qu’un elfe. Cependant, pareil voyage ne s'organise pas sans quelques préparatifs.

*** Le ton se teinta d’une pointe d’ironie. ***

Que pourrais-je donc enseigner à quelqu’un ayant eu une si grande longévité et donc a eu le temps pour tout apprendre ? A vrais dire, je me le demande. Je suis une artisane. Verrière pour être exacte. Mais sans mon matériel et attachée comme je suis, si il existait encore quelque chose qui vous soit méconnu, il m’est impossible de vous enseigner quoi que ce soit dans ce domaine.

***
Ses yeux fixèrent Yubiwa Manus qui aurait presque pu y lire de la curiosité.
Et elle osa.
On ne change pas ses manies, aussi étranges soient elles.
***

J’aurais une faveur à vous demander, si cela est possible.
Accepteriez-vous de me raconter une histoire ?


***
La nis semblait étrangère aussi bien au lieu qu’à sa situation. Aucune animosité dans son regard, aucune peur non plus. Il était neutre et résigné, bien que les hurlements de terreurs qui retentissaient de façon anarchique, entrecoupé de ce long silence pesant, faisait se refléter en ses yeux, tel un écho, le sentiment d’une surprise désagréable.
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
Information détaillées
Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Joriol 15 Goliarmos du 1555ème cycle à 21h44

*** Une des marionnettes apportant un objet dotée d'une lame longue et rouillée qui devait trainer dans cette pièce depuis de nombreuses années. ***


As tu entendu ma question ? Il y avait le mot "intéressant".

*** Elle posa la lame sur le bras droit de la nis. Doucement elle bougea en appuyant légèrement. Un filet de sang se fit apercevoir. ***


Et c'est moi qui pose les questions. Contente toi d'y répondre.

Soit ta Valandur est stupide sois elle se moque de moi. Je serai bien tenter par le fait qu'elle soit idiote mais malheureusement pour elle moi je ne le suis pas.


*** Tandis qu'elle parlait la lame s'enfonçait plus profondément dans la chair de la nis, lui laissant une entaille allant du coude à l'épaule.

Un squelette vint détacher le bras gauche de la captive et déposa le livre magique de la nis sur son ventre. ***


Utilise ton sang pour contacter ta Valandur. Dis lui ce que tu veux. Nous attendrons sa réponse ensemble.
Information détaillées
Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Malina 20 Goliarmos du 1555ème cycle à 01h55

***

***


***
Musique d'ambiance : ( Sophia - Miserere)

Telmä avait bien entendu la question, qui lui semblait être qu'une obscure devinette dont elle serait surement morte bien avant d'en avoir devinée la réponse. Si réponse existait. Et la nécromancienne semblait bien décidée à ne pas partager quoi que ce soit.
Tant pis.

Elle ne sembla nullement inquiétée par la vieille épée qu'un des pantin vint remettre à sa marionnettiste. Pas plus quand celle ci appuya la lame émoussée sur son bras droit. Ni quand le contact du métal rouillé vint frotter dans la plaie, lui dévorant les chair et ouvrant une artère, faisant couler son sang avec abondance.
Le visage de la nis se décomposa pour devenir grimace de douleur. Mais aucun cris ne vint se mêler aux cris des autres suppliciés.

Il y avait comme de la ferveur dans les propos qu'elle tient ensuite, mais surtout, de la naïveté dont il était impossible de deviner si elle était feinte ou pas.
***

Elle a dit qu'elle viendrait, c'est qu'elle viendra.
C'est la voix de Galmaniel, et la parole de Galmaniel ne peux être remise en cause.


***
On aurait presque dit, en entendant cette dernière phrase, une wengë en train de réciter une vieille leçon apprise, connue et mainte fois répétée.

Un squelette aux os aussi blanc que neige, à qui elle n'avait pas prêté plus grande attention, l'ayant confondu avec la décoration, vint détacher son autre bras.
Étrangement, elle ne peux s'empêcher de se demander comment sont manipulés ces marionnettes. C'était la même curiosité, déplacée et malsaine, qu'elle avait ressentie lors de son voyage chez les humains.
Elle s'exécuta, se saisit de l'ouvrage magique qu'elle ouvrit. Elle le posa sous sa tête et son épaule ensanglantée et, ne lésinant pas sur la quantité d'hémoglobine utilisée, écrivit dedans.

Ironie du sort pour l'ancienne servante d'Ulmidiel, elle était en train de se vider lentement de son sang, qui allait servir à alimenter un livre ...
***


***
Les minutes s'écoulent.
Le temps passe.
Les yeux de la nis ne quittent pas son livre.
Pensive, elle attends et espère une réponse.

Celle ci finit par se dessiner, visible que par elle seule.
Au fur et à mesure qu'elle la lis, son visage devint comme embarrassé et interdit. Comme si elle avait du mal à croire ces écrits au sens inattendu, qu'elle relisait.
Puis aussitôt elle prit un air aussi navré que choquée. Le genre qui ferait penser que le monde autour d'elle venait de s'effondrer.
***

Hélas, j'ai peur que l'on ne puisse même pas se fier à la parole d'un Valandur.
Elle ne viendra pas. Voici sa réponse.


*** Elle récita d'une vois lente et monotone ***

"La Nature est ainsi faite qu'une meute doit laisser sur le chemin celui qui pèse trop lourd pour le reste du groupe.
Saches que tu seras un exemple pour les novices qui ont des difficultés à obéir.
Je prie pour toi."


*** Telle une nis perdu, elle rajouta, comme constatant sa situation. ***

Ils m'ont abandonnés.
Mais ... que vais je devenir ?


***
A vrais dire, ce qui l'embarrassait réellement, c'était d'avoir du changer de fusil d'épaule. De devoir annoncer soudainement le contraire de ce qu'elle plaidait avant, bien qu'elle n'ait aucun doute quant à son avenir en ces lieux, ni que cela change quoi que ce soit. Résignée, sa foi envers les Valar demeurait intacte. Le choix d'Eldalie qu'elle savait dés le départ, elle l'avait compris et l'avait acceptée.
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Valkin 20 Rastel du 1555ème cycle à 00h34

*** Le choc métallique de l'acier se refermant sur le bras jusqu'alors libre de la nïs résonna un instant, avant d'être noyé dans le flot d'hurlements périodiques, semblant provenir de salles alentours. Le squelette, une fois la captive à nouveau totalement entravée, recula de quelques pas afin de laisser libre champ à la liche. ***


Tu connaîtras bientôt le sort qui t'es réservé. Continue de faire preuve de cette patience qui te sied tant. Je suis cependant certaine que tu as une idée de la nature de ce que te réserve le destin...

*** La nécromante, tenant toujours en sa main l'instrument de torture rouillé par l'âge, décrivit un cercle autour de la table où Telmä était entravée sans pour autant mouvoir ses jambes : on eut dît qu'elle glissait sur le sol sans un bruit. ***


Je t'ai vue plus inventive que tu ne voudrais l'avouer. Il faut cultiver une certaine subtilité pour songer à l'utilisation de rats... ou était-ce une ultime montée d'adrénaline, prédicatrice de ton destin ?
***
Animée par des gestes précis et maîtrisés, la liche plaça le tranchant de sa lame sur le ventre dénudé de sa prisonnière, avant de marier, d'un raclement meurtrier, le sang et la rouille. Un sifflement d'amusement s'échappa de ses lèvres étrangement colorées, qui apparurent l'espace d'un instant. ***


Je t'avais prévenue de la qualité de mes réceptions. Lorsque quelqu'un pénètre en ces murs, il n'en sort jamais plus !

Quel délicieux spectacle que celui d'un flot incarnat qui s'échappe, peu à peu, des plaies d'une si innocente créature. Je ne troquerai ma position de spectatrice pour rien au monde !


*** Un claquement de langue se fit entendre, témoignant l'amusement de la tortionnaire. ***


Mais rends-toi utile : décris-moi donc ce que l'on ressent lorsque l'on se sait condamnée et abandonnée de tout espoir d'être secourue !
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Malina 24 Rastel du 1555ème cycle à 01h08

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Musique d'ambiance : ( Sophia - Strength Through Sorrow)

Comme une réponse à sa question, le squelette pantin s'était avancé vers elle et lui avait saisie son bras libre. La chaine se referma alors sur son poignet, en place de la poigne aux doigts aussi ferme que du bois, mettant ainsi fin à la moindre parcelle de liberté qu’elle eut pu avoir dans un grincement métallique. Puis, sa tache achevée, il recula et retourna ainsi à sa place.

L'Artisane ne répondit pas à la question de la liche. Pas plus qu'elle ne le fit quand l'arme émoussée vint lui ouvrir le ventre et déchiqueter ses entrailles. Son visage devint alors une grimace, seule expression de sa souffrance. Étais ce qui l’empêchait de parler ?

Les nécromanciens étaient et restaient de vulgaires bouchers. La douleur était certes désagréable, insupportable, mais ce n’était qu’un moment désagréable. Pire existe, elle le sait.

Elle ne donnerait pas le plaisir à son tortionnaire d'entendre son récit. Pas maintenant du moins. Ce n’était pas que l’envie lui manque de parler, mais elle préférait faire patienter cette marionnettiste qui se prétendait aussi éternelle qu’un elfe.

Innocente, elle ne l’était pas.
Condamnée, elle l’avait été bien avant de venir ici.
Et bientôt, les Valar l’accueilleraient, elle et son fardeau.
***

Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Solior 28 Rastel du 1555ème cycle à 12h41

Il est des blessures qui ne guérissent jamais, petite elfe. Crois moi, c'est un adage que j'ai vérifié à maintes reprises...

Sous sa capuche, le regard de la liche se promenait tout au long du corps de l'enchainée. Elle sembla s'attarder quelques instants sur la blessure abdominale de l'elfe, se délectant de la souffrance qu'elle occasionnait. Glissant ensuite, de sa démarche éthérée, jusqu'à se placer derrière Telmä, la liche empoigna la main droite de sa captive.

C'est au silence que tu souhaites donc te dédier ? C'est sot. Tu devrais parler tant que tu le peux encore... N'aie crainte, je connais bien des façons de délier les langues.

Lorsque la lame émoussée se posa sur son pouce, la malheureuse nîs ne put que comprendre ce que le sort lui réservait. Non sans au préalable avoir fait retentir son rire mauvais, Yubiwa commença sa besogne. La médiocrité de son arme rouillée ajoutait une dimension perverse à l’ignominie : elle n'entaillait la chair aussi bien qu'une épée neuve. La liche, alors qu'elle sciait le doigt, prit un plaisir manifeste à la vue des convulsions qu'elle arrachait à la malheureuse torturée. Le travail de la nécromante, s'il ne dura en vérité qu'une poignée de sanglantes minutes, parût à l'elfe comme éternel.

Hihihihihihi... Voici pour moi un petit souvenir de cette entrevue. Pas d'inquiétude cependant, elle peut durer encore longtemps. Ne penses-tu pas qu'il est grand temps de me conter quelque chose digne d'intérêt ? Je pourrais, selon ce que tu me révèles, te faire la faveur d'une mort... moins lente.
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Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Lüdik 30 Rastel du 1555ème cycle à 01h17

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Musique d'ambiance : ( Sophia - Condescension)

"Il est des blessures qui ne guérissent jamais, petite elfe. Crois moi, c'est un adage que j'ai vérifié à maintes reprises..."
En échos à ces paroles, Telmä semblait bien pensive, comme ailleurs, le visage triste. Cela ne dura qu'un instant, un battement de cœur, avant que la douleur la ramène à elle et à sa triste condition.
La marionnettiste disait vrais certes, mais elle ne devait pas parler de la même chose. Pas des mêmes blessures auxquels la nis pensait.
Autrefois, elle avait fait tant de merveilles, maintenant, elle ne le pouvait plus.
Que savait ces gens de ce genre de blessures. Rien sinon peut être auraient ils employés d'autres méthodes que ce barbarisme. Il lui apparaissait comme clair que la nécromancienne parlais seulement de blessures physique.

Elle observait jusqu'à présent son tortionnaire. Elle ne pouvait s'empêcher encore de comparer cette personne immortelle à un Elfe, tandis que cette curiosité morbide qu'elle a par moment lui suggère de se demander comment pouvait on vraiment prendre du plaisir à faire souffrir de la sorte les gens. Sans nul doute un caractère typiquement humain. Un elfe se conduisant de la sorte, si cela existait serait traité de fou et bannis de la Taure.

Soudain, les mots fusèrent, méprisant, tels une impulsion. A ce moment, ses lèvres auraient presque pu former un sourire, moqueur ou ironique, mais elles se tordaient sous la souffrance, ne devenant que grimace.
***

Que veux tu que je te racontes ? Que quand je vois ton enthousiasme, je me dis que tu aurais pu faire un bon "boucher" ? Mais j'y penses, c'était peut être ce que tu faisais avant !

***
Aussitôt, le silence retomba. Telmä s'en voulait d'avoir ainsi brisé le silence, même pour cette phrase.

Tandis que la marionnettiste sciait lentement le pouce de l'infortunée, la lame frottant contre l'os, l'éraflant doucement dans un bruissement discret mais tellement abominable, Telmä ne put s'empêcher de pleurer de douleur. Alors qu'elle tente de calmer ces sanglots qui devaient échos aux hurlements des autres cellules et aux cliquetis des instruments utilisés, elle n'en ressentie que l'impression d'avoir le cœur au bord des lèvres. Du sang s'échappa de celles ci.

La nis savait qu'elle allait finir en petit morceau et que son supplice ne faisait que commencer. Et surtout, que son idée de jouer sur la patience de son bourreau était fort mal partie.
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Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.
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Yubiwa Manus
Seigneur Nécromant
Maîtres Nécromants

le Mirion 9 Dilannel du 1555ème cycle à 00h26

Dans les marais, personne ne vous entend crier... Ou du moins, nul susceptible de vous aider.

Telmä n'aurait su dire combien de temps s'était écoulé depuis qu'on l'avait étendue sur cette abjecte table, autel de la souffrance orchestrée.
Fiévreuse, la malheureuse ne discernait que mal les alentours.
C'est ainsi qu'elle ne sût comment réagir lorsque le contact d'une poigne osseuse se fit sentir sur son bras. Elle ne gesticula pas plus lorsqu'une des marionnettes de sa tortionnaire vint apporter à celle-ci un nouvel outil.

-Regarde-toi, elfe. Si faible... Hinhinhinhin. Je gage que tu ne m'entends déjà plus qu'à moitié. N'aie crainte, je connais le moyen de te ramener à la réalité, l'espace de quelques minutes encore ! Il n'est qu'une perception qui ne trompe jamais : la douleur !

Yubiwa ne mentait pas, l'infortunée s'en rendit vite compte. Le sensation de l'outil -vraisemblablement un stylet au tranchant admirablement conçu- découpant les muscles de l'épaule ainsi que l'ineffable crissement qui en résultait redéfinit à Telmä le mot "douleur". L'amputation, lente puisque minutieuse, eut été qualifiée de propre par un chirurgien si elle n'avait été ponctuée de hurlements plaintifs. Les cascades de sang, sans cesse alimentées par la progression de la lame dans la chair, offraient à la scène un aspect pictural que nul spectateur n'aurait pu négliger... La boucherie reflétait un certain esthétisme.

Lorsque la lame toucha l'os, la liche se recula sans faire volte-face, glissant sur le sol maculé de sang. Un squelette, semblant animé par la volonté de la nécromante, prît la place de cette dernière. En ses mains était une hache. Sans perdre un instant, elle fût abattue sur l'épaule de Telmä, séparant définitivement le bras droit du reste du corps. Nul doute qu'une telle scission aurait pu avoir lieu sans la précédente intervention de Yubiwa... mais c'eut été épargner à l'elfe bien des souffrances. La marionnettiste, à l'évidence, s'y refusait.

Après quelques instants de contemplation minutieuse, Yubiwa remit son stylet au squelette qui le lui avait apporté. Deux d'entre ses sbires détachèrent les jambes ainsi que la bras gauche de l'elfe. L'autre, bien que toujours menotté, ne retenait guère plus Telmä... La liche jugea futile de bander les yeux de sa captive : elle savait que celle-ci, en proie au délire, n'était capable de voir.
La liche quitta la pièce, talonnée de près par l'un de ses serviteurs squelettes qui traînait derrière lui l'elfe, désormais unibrassiste, rependant sur son chemin, à la manière d'une limace vermillon, une trainée écarlate.

La malheureuse ne fût tirée de son inconscience que par le contact, brusque et lancinant, de l'eau stagnante : elle venait d'être déchargée, plus mort que vive et alors qu'elle se vidait des derniers litres de son sang, dans le cloaque abominable des marais.
Information détaillées
Telmä
Chroniqueuse,Aspiration Naturelle,Inspirée
Peuple Elfe

le Mirion 9 Dilannel du 1555ème cycle à 23h22

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Musique d'ambiance : ( Sophia - Aftermath)

Sournoisement, la fièvre avait fini par faire son apparition, s'installant tranquillement à l'insu de la nis qui en ignorait les conséquences.
Telmä s'est fortement sur estimée sur le temps qu'elle pourrait faire patienter ainsi son tortionnaire. Tant et si bien qu'il est trop tard pour briser ce silence. Elle emporterait avec elle la dernière leçon qu’elle eut voulue donner à l’éternelle humaine, à savoir que ce qui compte était que les Valar ne l’avaient jamais abandonnée. Peu importe au final, ce discours n’était plus utile.
Son corps courbaturé et transie tremblait légèrement et elle avait perdue conscience de ce qui se passait, ainsi que de son état. Elle ne savait plus où elle était.
Était-elle dans une chambre confinée où elle était opprimée et manquait d'air tant celui-ci empestait la pourriture ?
Où bien dehors, au milieu des plaines verdoyantes où planait une étrange ambiance oppressante ?

Elle ne vit pas qu'on lui saisit le bras. Pas plus que la nécromancienne avait délaissé sa vieille arme au profit d'une tout autre. La douleur qui en résultat la surprit, lui arrachant des hurlements plaintifs, chaque coups était porté d’une manière telle qu’elle ne pouvait plus rien prévoir. Qu'elle ne comprenait plus ce qui lui arrivait.

Elle ne put que prier que cet enfer cesse.

Un dernier coup, plus douloureux que les autres, et elle eut l'étrange sensation que son bras ne lui appartenait plus. L'impression d'être traînée quelque part fut la dernière chose qu'elle ressentie avant de perdre connaissance.

Quand elle reprit connaissance, elle était à l’extérieur. Tel un murmure lointain, le murmure de l’océan l’appela. Agonisante, elle se traîna jusqu’à lui, pourtant persuadée que rien de tout ça était réel. Qu’elle devrait se retrouver sur une prairie verdoyante.

Mais le contact glacial de l’eau salée qui brula ses blessures lui fit comprendre à quel point tout ceci était réel. Son regard se perdit sur le lointain de l’océan, comme à la recherche de quelque chose qui ne pouvait exister, et le désespoir de l’absence de ce que son esprit voulait lui montrer s’insinuait en elle. Tandis que la triste réalité et son gout amer lui fit pousser un soupir, un Seigneur de la mort s’était avancé vers elle, ricanant. Il sortit une faux et d’un coup, faucha la vie de la nis qui s’éteignit, dans un dernier sourire, étrange, adressé à la mer.
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Alors que nous avançons, nous sommes confrontés aux erreurs que nous avons fait. Larmes de remords. Silences. Anxiétés. Dire au revoir, c'est fuir.

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