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IDEO : Les Domaines Oubliés

112 Joueurs sur Ideo (4371 inscrits) : 57 humains (2256), 27 elfes (1371), 28 orcs (744) | 7 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

L'Arpenteuse en Taurë

Chronique d'une paranoïaque
Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

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Information détaillées
Altarielle
Quendë, Arpenteuse d'Ombres
Peuple Elfe

le Lüdik 26 Dilannel du 1557ème cycle à 02h07

*** Perdue.

La pénombre enveloppait ce corps isolé, nu. Ses inspirations étaient lentes, profondes, comme pour se retrouver dans cette nature qui l'avait depuis toujours accompagnée.
Chaque expiration sonnait comme un soupir. Cependant, aucun remords, aucun regrets.

L'Ombre avait déposé ses effets, armes et vêtements, au pied d'un arbre. La brise légère des beaux jours venait lui caresser la peau. Par instant, elle entendait un bruissement de feuilles, une branche qui craquait. Mais la nis ne s'en alertait pas. Elle se savait en sécurité, seule.

Bien des choses s'étaient déroulées pour elles ses dix derniers cycles. Les batailles, les serments, les promesses, la tristesse, l'échec. A ses yeux pourtant, Altarielle en avait oublié l'essentiel : la lutte acharnée.
Elle avait souvent baissé les bras face à ceux qui la commandaient. Le respect du titre, la reconnaissance de la hiérarchie.
Pourtant, l'Arpenteuse avait aussi appris que tous étaient égaux devant la mort. Lorsque venait le moment du dernier râle, ils comprenaient tous, finalement, que seule la Vie compte. Le reste n'est que fioriture.

Ses convictions auraient pu se trouver ébranlées par les récents événements. La grande bibliothèque, les curieuses missions d'Herinaïsil, le désintérêt quasi général que semblait porter Eldalïe au Fléau, véritable insulte envers les Valars.
Cette fois ci, elle ne reculerait pas.

L'endroit n'avait pas été choisi au hasard. Il s'agissait d'une petite clairière.
A ses pieds, l'Ombre avait déposé une fiole au contenu opaque. Elle s’accroupit et s'en saisit. Son visage était de marbre, plus pâle qu'à l'accoutumée. La Lunaire veillait sur elle.
D'un geste mesuré, lent, elle déboucha le flacon. Le contenu restait un mystère, un mélange d'hydromel et de plantes qu'elle avait pu récolter elle même. Une douce odeur s'en échappait toutefois, de celles qui vous font tourner la tête.

Ses yeux se levèrent vers le ciel.
Il n'y avait pas besoin de mots, pas de prière. Elle devait y voir plus clair, se retrouver dans un état qui lui ferait peut-être entrevoir un chemin possible. La clarté, voilà ce qu'elle cherchait.

L'Ombre porta le goulot à ses lèvres. Ses joues rougirent. La première gorgée était toujours délicate. Les premières seconde, le liquide lui brûla la trachée pour finalement laisser place à une sensation de subite légèreté. A nouveau, elle bu. Son souffle devint plus relâché, moins contenu. Ses membres perdaient de leur raideur.
Elle bougea ses orteils, les enveloppant dans la mousse à peine humide de la clairière. Les bruits environnants devinrent une mélodie. La nis se balança puis s'allongea de tout son long à même le sol. Elle s'étirait, féline.
Ses yeux se fermèrent.

Les images passées et celles à venir défilaient dans son esprit.
Fallait-il faire encore confiance à la Vieille?
Devait-elle croire encore en Eldalïe? ***
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Altarielle
Quendë, Arpenteuse d'Ombres
Peuple Elfe

le Malina 27 Dilannel du 1557ème cycle à 00h36

*** Le Temps n'avait plus d'importance.
Minutes après minutes, Altarielle se libérait des contraintes qu'elle avait accumulées jusqu'alors.
Elle n'était qu'une âme logée dans une enveloppe physique. Chaque nouvelle lampée lui faisait un peu plus oublier son corps. L'Ombre naviguait de souvenirs en rêves. Sa bouche laissait parfois échapper des sons, hoquets de plaisirs ou frissons d'effroi.

Les questions se bousculaient malgré tout. L'Arpenteuse était consciente qu'elle n'y trouverait pas réponse seule.
Depuis déjà deux cycles, elle s'était éloignée d'Elduniel. Elle ne priait plus. La Rouge, comme la célébrait certain, avait montré son mauvais jour aux yeux de l'ancienne archère. Dès lors, elle avait reconsidéré ses positions, douté du Dogme et des enseignements qu'elle avait suivis puis prodigués tout au long de sa carrière dans l'Hossë.

C'est alors qu'avait débuté sa longue détresse. Éloignée des Valars comme jamais elle ne l'avait été, l'Ombre avait cherché le réconfort du Très Sage au travers des mots de l’Érudite. Mais là encore n'était pas sa place. Nulles certitudes, seulement des questions. Encore et toujours.
Herinaïsil avait esquissé, à sa manière, un chemin tout tracé pour Altarielle, une raison de continuer à vivre pour Eldalïe. Le doute subsistait toutefois dans les réels desseins de la Vieille.

Elle ouvrit les yeux, appréciant la lumière de la Nuit.
Sa voix sonnait comme un long soupir, altérée par le doute. ***


Zqvt xhl akqt rpqlp qpdp, ihqt x'oipu xhlwgqv ko ihvp. R'ov tqviv Pkzqlvpk, zqvbplzq kp Zhxovlp aog kpt ogxpt.
Aqvt whqw t'ptw qveghqkqv. Rp l'ov gvpl iq iplvg.
R'y ov apgzq qlp aogwvp zp xo Bhv.


*** La nis referma les yeux. ***


T'ye scpwscie ix xaiqpg edieyg, ixp qaep iy mieqwp faiw mpwqew Pgdygip d'ixp yihwp oyxeiewp.
Tp maicyehyem saoryhhwp faiw gy Qep, fwahiebpyxh sp lip Bygoyxepg ph Mcydygepg axh swiep px Edpa.
Op miem-tp hwaofiep? Pmh-sp giy oy fgysp? Ye-tp pxsawp ixp wyemax dp saxhexipw d'pvemhpw?
Biedpu oae...
Ai iy diekyih, fwpxpu oy qep me pggp x'y fgim d'exhiewiAh iy qam zpiv...


*** L'Arpenteuse était prête.
Quatre cent quatre vingt dix sept cycles passés sur ces terres. Toute chose avait une fin. L'immortalité n'était qu'une façade, un état qui empêche l'enveloppe de pourrir. L'Esprit, lui, s'envolait un jour ou l'autre.
Elle inspira profondément. Un sourire sur les lèvres.
La fin d'un voyage? ***
PJ 20
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MJ 20
Nightfall

le Malina 27 Dilannel du 1557ème cycle à 11h07

La nis n'entendrais pas de réponse à ses questions, seulement le bruissement d'une brise nocturne dans les feuillage qui venait caresser délicatement son corps nu.

Des éclats d'Isil transperçais la cimes des arbres et venais éclairer certains spectacles que la Taurë avait à offrir, comme la course lente d'un lierre en passe d'atteindre le sommet d'un chêne (d'ici quelque milliers cycles il devrait terminer sa route, en fonction de la météo), ou même une belette engagé dans une chasse frénétique et silencieuse. Chaque spectacle est une parcelle infime de l'équilibre naturel de la Forêt.

Un nuage passe devant la lune et le monde d'Altarielle retrouve une pénombre toute relative. Elle pouvait sentir le battement de son coeur dans sa cage thoracique, une chose était certaine, sa vie était encore à elle.

Mais pour ce qui est d'être guidé... Les Valar n'ont que très peu d'interêt pour le chantage.

Pas de foi, pas de chocolat!
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Altarielle
Quendë, Arpenteuse d'Ombres
Peuple Elfe

le Malina 27 Dilannel du 1557ème cycle à 19h01

*** Seule.

Les Valars avaient répondu, à leur manière. Aucun signe ne vint. Abandonnée par ceux en qui elle n'avait cessé de croire, Altarielle frémit. Ses pupilles s'humidifièrent, laissant couler deux fines larmes le long de ses joues rosées par l'alcool. ***


Sr ljt jsl dplwj spkbvrl.

*** L'Arpenteuse n'avait plus rien à présent.
Ni sœur, ni amis et ni idéaux. Tout ceci avait disparu en une dizaine de cycles à peine, emportés par la folie des uns et le tumulte du monde des vivants. Elle n'aspirait à présent qu'à rejoindre l'Autre monde, immatérielle.

Lentement, elle se releva.
Ses yeux se posèrent sur son arc puis ses dagues. Avec délicatesse, elle s’empara tout d'abord de l'arc qu'elle vint déposer au centre de la clairière, à même la mousse. Elle ôta la corde, laissant le bois se détendre. La guerre était terminée. Ensuite, l'Ombre ajouta son anneau des Harpyes, brillant sous les rayons de la Lune. Enfin, elle prit ses dagues. La lame arténienne fut plantée à même le sol tandis que la première, elfique, resta entre les mains de l'Arpenteuse.
Les larmes avaient cessé.

Altarielle s'allongea aux côtés de ses effets, tenant son poignard d'une main. Elle n'avait jamais tremblé lorsqu'elle était sur le point de prendre une vie. La sienne ne ferait pas exception. Le geste devait être précis, suffisamment ferme pour ne pas causer de souffrances.
La lame se posa contre sa gorge. Puis le coup parti, nettement. Son bras retomba sèchement sur le sol. la lame glissa de sa main inerte. Elle hoqueta légèrement alors que le sang ruisselait sur sa poitrine. Puis plus rien.

Son cœur était léger, apaisé. La nis avait prit sa décision.
Elle quittait définitivement les terres d'Ideo. ***
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Altarielle
Observatrice de la non-vie, Ordonnatrice de l'Orage
Peuple Elfe

le Joriol 4 Rastel du 1562ème cycle à 18h29

*** Plusieurs cycles plus tard, quelque part en Taurë. ***



Tim Borkert

Un éveil.
Comme un premier souffle. Violent. Rafraîchissant.

Je sentis l'air pénétrer dans mes poumons, apportant une vie dans ce corps qui n'en habitait plus depuis des cycles. Des images se succédèrent d'abord dans ma tête. Des flashs anciens et récents confondus dans un tumulte de nuances.
Malgré la pénombre et la brume, j'étais aveuglée par la pâle lueur de la lune.

Comment expliquer ce retour en Ideo?
La brise fraîche de cette fin d'hiver caressa mon corps nu. Alors que mes yeux s'habituaient à nouveau au monde des vivants, je remarquais des meurtrissures dont je n'avais aucun souvenir. Des morsures le long des bras et des jambes, des griffures sur l'abdomen. De la mousse avait recouvert une partie de mes membres. Elle se décolla dés mes premiers mouvements, lents, pénibles.

Mon équipement se trouvait exactement là ou "elle" les avait laissé.
Ou bien était-ce moi?
L'Arpenteuse. Une Ombre. Une Archère. Une Gardienne.

Face à moi, un faucon se tenait là, stoïque, m'observant avec intérêt. Son regard m'était familier. Peut-être était-ce encore l'uns de ces souvenirs, mêlé aux rêves qui avaient pu m'habiter durant ce long sommeil.


Ca...Calanor?

L'animal s'approcha d'un battement d'ailes, plantant ses serres dans ma peau. Un mince filet de sang s'échappa des blessures. Sans douleur.
D'un hochement de tête, rendu par le faucon, je su.
L'oiseau relâcha son étreinte puis s'éleva dans les airs. Certains y verraient un signe.
J'y vis une épreuve.


A nouveau, comme un ultime exercice, vous m'avez renvoyé ici.
Quelle belle comédie.


Tournée vers la Lune, je n'attendais plus de réponses.
La croisade contre la Non-Vie devait reprendre. Que les Valar nous aient abandonnés ou non, nous devions prendre notre destin en main.
Responsables ou non du Fléau, il nous incombait d'en signer la fin, ou de périr de leur main.
La Guerre aurait lieu.

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