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IDEO : Les Domaines Oubliés

121 Joueurs sur Ideo (4364 inscrits) : 68 humains (2253), 26 elfes (1369), 27 orcs (742) | 4 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Telle peste, telle compagnie

Quand la main funeste s'abat sur les rats.
Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

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Lyria Théozyn

le Mirion 23 Dilannel du 1561ème cycle à 08h01

La nuit, porteuse de tant de révélations, avait lâché la bride sur les secrets des cieux. Les plus belles étoiles et les constellations étaient ainsi visible ce soir-ci, ainsi que le croissant de la lune orbitant ce monde. Celui-ci produisait une légère lumière sur les bas-fonds, les éclairant d'un ton bleuté. A cette heure-ci nombreux étaient ceux qui étaient rentré dans leurs foyers. Et pour ceux des bas-fonds qui n'en avaient tout simplement pas, ils étaient partis s'accroupir sous les ponts et sur les dalles.

Parmi les rares éveillés de la populace, erraient encore les gens de la milice, qui n'étaient pour ainsi dire pas tout à fait chez eux ici. Quelques poivrots étaient encore ci et là, mais le Trou avait fermé pour la nuité. Mais parmi le bon peuple, errait quelqu'un qui l'avait rejoint et qui durant quelques années en avait fait son repère. Une ancienne mercenaire, exécutant aujourd'hui un nouveau contrat. Un au goût plutôt particulier.

Vêtue d'une cape discrète, elle avait resserré autour des ses seins un bandage et fait passer ses cheveux sous un épais chapeau. Pas de maquillage et sa démache tâchait d'être la moins féminine possible. Fort heureusement, sa voix était tout sauf fluette ,grâce à la courtoisie des émoluments de Dame Fumée et son penchant pour le narguilé. Peut-être était-ce aussi une conséquence d'années de galère et de nuitées perturbées par la nécessité ?

Sous son étoffe de toile sombre et pas tout à fait visible, un uniforme de milicien, auquel elle avait retiré l'insigne de préfet, mais pas les barrettes. Pas la peine d'annoncer qu'un ancien préfet de Delnam se promenait le sourire aux lèvres. Ce soir là, un nom lui avait été donné, ainsi qu'une description. Il s'agissait en s'aventurant dans les bas-fonds de trouver Eithala Finuviel. Elle s'avait qu'il s'agissait d'une elfe patrouillant dans ce secteur-ci. Foulard rouge, armure de cuir, petite lame à la ceinture.

Avant de lui cuisiner l'extrême onction, l'ancienne préfette voulait savoir quel était son crime et à quel point sa corruption l'avait détourné du chemin de la justice. En plus d'accepter ce boulot pour la valeur pécunière, il y avait une certaine part d'idéalisme encore en elle.


Honnis soient les corrompus
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PJ
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MJ 43

le Mirion 6 Joriamel du 1561ème cycle à 15h42

A quelques rues de là, un poivrot était en bien mauvaise posture. Il finissait de s'écrouler au sol, après avoir reçu un coup de poing au plexus, et son visage s'étala dans une flaque de vomi bileux.
Autour de lui, quatre miliciens de la capitale, le visage hilare, l'avait encerclé, l'empêchant de fuir. Le plus costaud du groupe s'agenouilla vers l'homme allongé dans la boue et lui murmura à l'oreille :


- Visiblement mon p'tit gars, t'as pas compris comment ça fonctionne ici. Tu récupères l'argent qu'te donnent les bourgeois, et l'soir on passe récupérer notre part. Ça s'passe comme ça, sinon couic, tu meurs. On entourloupe pas la milice.

Dans un accès de sadisme, le milicien saisi la tête de l'homme et l'écrasa dans la mare de vomi. Les autres miliciens éclatèrent de rire.

- Dit-donc Eithala, montre à monsieur c'qui s'passe pour ceux qui jouent pas franc-jeu ? Mais l'abîme pas trop, juste c'qui faut pour qu'il comprenne la prochaine fois.

La nis arborant les couleurs de la garde dominienne sourit de toutes ses dents et dégaina un poignard accroché à sa ceinture...


... les hurlements se firent entendre à des pâtés de maison à la ronde. Personne ne s'en inquiéta, car ici, c'était toutes les nuits qu'un homme ou une femme perdait la vie ou finissait mutilé. Ces cris faisaient partie du quotidien.
Le mendiant s'en tira à bon compte. Il n'avait perdu « que » sa main gauche et avait une chance de survivre si la gangrène ne le gagnait pas. Les quatres miliciens, eux, repartirent dans l'autre direction en bavardant bruyamment, avec quelques ékus supplémentaires dans la poche.
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Lyria Théozyn

le Dolink 10 Joriamel du 1561ème cycle à 17h35

Les rues de dominia ne correspondaient guère à la définition d'un petit hameau paisible et sans histoires. Pour avoir vu les contes des bas-fonds se réaliser à multiples reprises devant ses yeux, Lyria avait perdu bien vite son innocence, mais non ses idées. Le crime abhorait cette dernière, mais l'idée d'une justice corrompue était une cause principale de sa rage. Cette même rage qui lui fit alors quitter l'empire avec une milice entière. L'histoire de la Préfète Noireaude n'était pas inconnue. Mais elle était à Dominia et non à Delnam.

- Eh bien mes chers amis, je vois que la récolte a été bonne. Difficile de récolter ces amendes de stationnement. Justice et peur, hé hé hé ...

Difficile de contenir la haine qui bouillait en elle, mais une servante de la Dame était plus que capable de masquer ses émotions. Il lui fallait un déguisement ressemblant aux êtres venant d'accomplir une petite maraude. Quelque chose qui leur ressemblait. Un sourire carnassier et un regard avide. S'avançant alors vers eux, elle adopta une démarche de prédateur, pavoisant avec ses barrettes de commandement.

- Eithalia, tu n'oublies pas la part des officiers ? La commandante a repéré un couineur à deux rues d'ici. Paraît qu'il vous a vu ...

Levant la main, elle plongeant son regard dans chacun des miliciens, souriant avec un léger sadisme, évoquant gaiement une nouvelle source de revenu. Elle tâchait de n'en rien montrer, mais elle était prête à bénir tout ce petit groupe au nom de la sombre reine.
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PJ
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MJ 43

le Mirion 13 Joriamel du 1561ème cycle à 14h10

Le plus costaud des miliciens avança vers la femme, l'air goguenard.

- T'es qui toi ? J'te connais pas, t'as pas l'air d'la Milice d'Dominia. Ou bien t'es une de ces campagnardes montée à la capitale pour gagner des galons. T'as fait tes armes où ? Danor, Delnam ?

Il se retourna vers les trois autres miliciens et les quatre se mirent à rire.

- En tout cas ma belle, faut pas rêver. On t'connaît pas d'un pouce, tu toucheras pas un centime. Mais merci pour l'info, p'têt que si on s'recroise on t'filera une petite part.

L'homme fit signe à ses collègues de lui emboîter le pas. Il était malgré tout nerveux : il n'avait pas l'habitude de voir des officiers dans les bas-fonds de la capitale. En général, ils restaient au quartier général de la Milice, attendant sagement que les grouillots de base reviennent de leur patrouille pour leur reverser leur part du butin. Hors de question pour eux d'aller se salir les bottes dans les ruelles boueuses de ce coin là de la ville.
Est-ce qu'un parvenu un peu trop zélé l'avait envoyé pour les surveiller, afin d'être certain qu'ils ne les entourloupent pas ? Ou bien un quelconque magistrat un peu trop "honnête" avait eu vent de leurs manigances et voulait y mettre fin ? Au retour, il devrait en parler afin de savoir d'où elle venait.
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Lyria Théozyn

le Joriol 21 Joriamel du 1561ème cycle à 08h06

Difficile de garder sa contenance pour une noble quand on était halpagué de si rude manière. Mais si elle en avait les origines, Lyria en avait perdu les manières depuis bien longtemps. Courtoisie de la Funeste, on perdait bien vite toute envie de "lèse-majesté" et la notion même d'orgueil et de prétention. Chacun y était à sa place, et aucun supérieur n'était suffisamment perché sur ses séides pour se sentir pousser des ailes. Le crachat du noireaud, disait-on, volait bien haut.

- Delnam. J'ai fait mes classes auprès de la Préfète Noire ... Tu sais, celle qui s'est barrée avec l'ensemble de la milice pour la Funeste avec dans son groupe une sorcière?

Petit sourire carnassier en prime, elle s'avança d'un air faussement joyeux vers les miliciens, saluant d'un revers de la main du groupe, l'air de s'éloigner. Mais seulement l'air. Il ne lui fallut guère de temps pour évaluer des situations : il n'étaient pas encore par rejoint par le gros du groupe. Quelques mots furent prononcés et les gestes sacrés invoqués pour un sortilège de troisième arcane de la négation

- Désolé cocotte, mais tu pars avec moi. J'ai dit que la commandante Tendrya voulait te voir et elle n'a pas l'habitude qu'on la fasse attendre.

Et une petite entrave des familles, ça donnait la pêche, avait dit un grand criminel. Mais Lyria était bien incapable de dire son nom. Si son entrave avait fonctionné, il lui fallait s'occuper des trois autres. S'ils montraient des intentions hostiles ou appellaient des renforts ...

- Je suis officière, et j'aime avoir ma part du butin.

Son butin ? L'éternelle et implacable justice. Celle qui ne s'arrête jamais.
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