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IDEO : Les Domaines Oubliés

122 Joueurs sur Ideo (4354 inscrits) : 64 humains (2247), 29 elfes (1365), 29 orcs (742) | 1 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Une cuite à la taverne du gai dragon

Nivapas, gnôle infâme, une flèche dans le gosier et Rosie
Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

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Information détaillées
Jak Buk
Kohrien
Empire de Kohr

le Mirion 30 Dilannel du 1561ème cycle à 00h10

Comment en étais-je arriver là ?

Je me rappelle d’une chaude journée, le soleil cramant ma peau comme du Kobold qu’on aurait oublié de retourner.
Je venais de fracasser le crâne de quelques bandits qui s’en était pris à quelques connaissances lointaines, qui m’avaient autrefois permis de profiter des plaisirs de la chaire à une des fêtes populaires dans lesquelles je me rendais régulièrement histoire de satisfaire certains appétits. Une dette est une dette et… Je ne vous la fait pas.

Bref, mon haut éclaboussé des morceaux de cervelle de ces avortons - qui essayaient de compenser leur bêtise (que tous semblaient partager) par un nombre toujours grandissant d’écervelés - une flèche en travers du gosier, je n’en menais pas large. Le pire ? Cette envie, tenace qui me prit par les tripes au point de détourner mon attention de toute autre chose en ce bas monde, cette soif inétanchable à moins qu’elle ne soit satisfaite par quelques substances qu’on ne trouve communément pas à l’eau de la fontaine, n’en déplaise à ce brave Jean.

Il devait être aux alentours de midi, le soleil tapé chaque seconde de plus en plus dru sur le cuir qui me servait de peau… Je marchais en boitant…

Je me posai alors la question de la signification de toute cette violence, qui m’avait amené à cette soif… Pourquoi tout avait tourné à l’aigre ? N’y avait-t-il pas de communication possible avec ces raclures consanguines ? Et cette flèche qui traversait mon corps ? Devais-je me ranger et embrasser des causes plus nobles que de régler leur compte à ces crapules sans envergure ?

Les questions ne mirent pas longtemps à disparaître, lorsqu’au loin, je reconnus le tripot du hameau… Là encore, tant de question me vinrent, pourquoi cette réjouissance à sa vision, pourquoi cette vague de réconfort à l’idée de m’assoir et de boire la gnôle infâme du tavernier ? A vrai dire ces pensées disparurent aussi vite que les précédentes et sans m’en rendre je poussai déjà la porte de ce taudis et m’écroulai au sol.
Je me réveillai torse nu, des bandages de part et d’autre de mon ventre. Rosie, la femme du tavernier, était penchée au-dessus de moi. Etant jeunes, nous nous sommes longuement fréquentés, mais agacée par mon absence totale de perspective, elle me préféra au tavernier de 20 ans son aîné…

Triste histoire… Qui me poussa dans un gouffre abyssal de baise et d’alcool à la recherche de je ne sais quoi, que jamais je ne parvins à définir, mais qui me donnait un vrai but. A l’instar de toute ma vie, Il ne s’agissait pas de suivre quelque chose de précis comme les autres, mais de nourrir l’illusion de poursuivre un but. Du moins à cet âge, où les garçons de mon âge découvrent les joies de la vie terrestre. Mais c’est une autre histoire.
Rosie penchée au-dessus de moi, son opulente poitrine et sa chevelure rousse tombant en cascade sur mon torse, je me sentais bien.

Quelques voyageurs de passage semblaient préoccuper par une invasion d’orcs dans le sud, l’occasion pour chacun d’y aller de son petit commentaire, transformé par la vision enchanteresse qui s’offrait à mes yeux en un brouhaha prétentieux et stérile.

Rosie me proposa de me servir à boire, j’acceptai sans broncher, prétextant la souffrance physique pour nourrir mon envie de contempler son fessier à mesure qu’elle s’éloignait de moi. Etais-je obligé d’être ravalé au rang de bête sauvage ?
Elle me servit une première pinte de bière… Une seconde… Leurs petites sœurs s’accumulaient et je ne vis poindre l’ivresse qu’à la quinzième… Dans un excès de de totale insouciance je criai haut et fort au tavernier de sortir son exécrable eau de vie. Voilà presque une année que je ne lui avais pas fait pareille requête. Il s’empressa alors de ramener une bouteille complète…

Cette taverne aimait les hommes saouls… Des proies faciles juste bonne à nourrir leurs appétits pécuniaires. Tout devint flou… Rosie et son bon à rien de mari me suivirent…
Je me réveillai le matin… Moite… Rosie, nue, étendue sur moi, son homme au pied du lit, nu.
Je préférai oublier le bourbier dans lequel je venais de mettre les pieds… Et me fis la promesse de me donner un but… Un vrai.

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