Fermer
 
Encore 0 msg
 
 
     

IDEO : Les Domaines Oubliés

131 Joueurs sur Ideo (4383 inscrits) : 74 humains (2265), 32 elfes (1374), 25 orcs (744) | 14 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Devant Elrohir

Les contrées d'Ideo : Parcourez les contrées d'Ideo, découvrez et contez ce qu'il se passe aux quatres coins de ces domaines oubliés...

Page [1] [2] [3] [4]


Actualiser Retour à la liste des sujets
Information détaillées
Anwë Felagund
Directeur de la Tempête, Elu de la Tempête
Peuple Elfe

le Joriol 30 Logalios du 1563ème cycle à 23h19


Je faisais face a la cité perdue depuis des lunes.

Les slaads verts étaient déjà ici en sentinelle. Des kobolds avaient créé des tribus sans aucun contrôle et je les observais de loin, ayant choisi le lopin de Taurë le plus en retrait de leurs activités et de celles des slaads verts.

Je m’étais installé aux abords de la cité au sud ouest attendant Altarielle et les alliés contre la Non Vie qui essaieraient a nos cotés de comprendre ce qu'il se déroulait en ces terres elfiques ou les cités disparaissaient au profit des slaads, ici verts.

Je pensais a Meyclenweathor, je savais qu'il m'entendait, mon ami guerrier, nous avions ensemble combattu et nos âmes reptiliennes s’étaient alliées.

Je ne comprenais pas ce qu'il s’était passé ici. Jamais je n'aurai attendu trahison des slaads verts, Meyclenweathor devait m'expliquer. Et j’étais ici pour cela.

Ils allaient arriver, de partout, de Khor, d'Havrebois peut être même du Saint Royaume de Keldar ou d'Artenie.

Je les attendais.

Les Frères du Temples et les cinquante membres de l'Hossë que je dirigeais tel le chef des armées d'Eldalië avaient organisé les tentes, le campement, les éclaireurs étaient déployés et veillaient a notre sécurité.

Nos hôtes auraient leurs campements et dans une organisation elfique très ordonnée ils pourraient accéder aux espaces qui leur étaient réservés.

Et soudain dans quelques lunes nous pourrions nous regrouper pour décider de notre action.

A ce stade, ils étaient attendus et devraient s’insérer dans la Taurë, non sans difficulté, car malgré les dérogations, l'Esprit de la Taurë ne protégerait que les nis et ner appartenant a Eldalië.


Information détaillées
Fulgrim Kass'Bid'
Tharkûn du Cerkl', Shaman du Cerkl'
Union de Hâvrebois

le Solior 1 Danurmos du 1563ème cycle à 15h09

Fulgrim parcourait la Forêt Elfe avec l'émerveillement d'un enfant lors de sa première sortie dehors. C'était un lieu sauvage, puissant, pur. Une vraie bénédiction pour le Colosse. Il parcourait les bois avec une difficulté relative. Certes, il se prenait quelques branches et des fois trébuchait sur des racines, mais c'était logique. Le Peuple Elfe avait fait un rituel d'importance afin de réveiller ce puissant Esprit. Et ce dernier agissaient encore, même si ces étrangers venaient en aide aux Elfes. Les Esprits ne faisaient jamais dans la demi-mesure.

Son armure, faîte sur mesure, couvrait la majeure partie de son corps. Elle était composée d'une matière incroyable, l'adamantine, qui était sans doute la matière la plus résistante d'Idéo, trouvable uniquement dans les Montagnes du Sud de Gor'Kaggar. Contrairement aux autres armures des guerriers, la sienne était recouverte de symboles oniriques et shamaniques. Il ne portait pas de casque, mais son visage était recouvert d'une peinture tribale, en l'honneur de son Dieu Tutélaire, le Sanglant. Il avait également un bouclier ancien, mais entretenu, une rondache rouge recouverte d'épine. Il avait également deux armes, une hache à deux mains et une autre à une main. Il était paré pour la guerre et semblait capable de la faire. Mais ce qui dénotait le plus, c'était surtout sa cape en peau de loup, recouvert de peintures shamaniques, la tête de la bête servant de capuche. C'était un Shaman, sans aucun doute d'un Culte guerrier au sein du Peuple de la Force.

Il voyait enfin des montagnes, recouvert d'une végétation luxuriante. Il était proche de la ville d'Elrohir, sa destination. Espérons qu'Okkoto, son Esprit-Totem, soit enclin à l'aider pour cette mission.


Sang et Honneur !
Information détaillées
Altarielle
Investigatrice de la non-vie, Esthète de la Tempête
Peuple Elfe

le Dolink 2 Danurmos du 1563ème cycle à 18h54

Suite de : Les grandes Plaines de HâvreBois - En route pour la Taurë



*** En approche du fleuve gelé, à deux ou trois jours d'Elrohir.
Le sol et les buissons sont recouvert d'une épaisse couche de neige, rendant la progression difficile.
Sans parler des facéties de l'Esprit envers les invités... ***


Deux jours plus tôt, nous avions laissés partir les chevaux et laissé les otages repartir vers Orodreth.
Conformément aux indication de Zvezda, des prêtres de Shadaliel m'attendaient et prendraient soin de diagnostiquer la famille de Laurelian.
Leur sort n'était plus entre mes mains à présent.

Nous reprenions la route en rang plus serrés.
Chacun y alla de son hommage pour favoriser l'acceptation de l'Esprit de la Forêt à notre égard.
Autant le dire tout de suite : ce ne fut pas très concluant.

Malgré ces déboires, j'espérais trouver à Elrohir un camp discret, bien préparé et suffisamment camouflé pour ne pas que notre venue soit mal interprétée par les Slaads verts. A dire vrai, je ne savais pas quoi penser d'Anwë. Un ancien adepte de la Rouge repenti. Ce serait l'occasion d'une première collaboration, idéal pour se faire un avis.


[HRP : Je laisse à chacun le soin de décrire son arrivée dans la Taurë, notamment s'il y a des rituels :).]
Information détaillées
Éléa
Kohrienne, Traqueuse Impériale
Empire de Kohr

le Dolink 2 Danurmos du 1563ème cycle à 22h00

*** Après plusieurs jours de marche, malgré la neige qui ralentissait leur avancée, voilà qu’ils arrivèrent enfin à l’orée de la forêt elfique. Ayant apprit par Altarielle que la forêt disposait d’un Esprit, et que ce dernier s’avérait assez virulent pour les étrangers, Éléa tenta à sa façon de rassurer ce fameux Esprit.
Bien que peu croyante, la traqueuse fit comme elle avait tant vue de gens le faire : prier. En ayant grandit dans la rue on ne se souciait guère des divinités, ce n’étaient pas eux qui allaient vous remplir l’estomac ni vous protéger des violeurs et coupe-jarrets des bas fonds. Fermant les yeux, Éléa récita alors quelques paroles. ***


Mmmmh… Esprit de la forêt, on vient ici en paix. Et, heu… On ne vient pas te faire de mal, on est tes amis. Faut nous croire.

*** Rouvrant un œil, puis l’autre, la jeune fille regarda autour d’elle et se questionna à voix haute. ***


C’est bon comme ça ?
Information détaillées
Iris Selaginella
Etudiante de la Faculté, Aspirante Traqueuse
Empire de Kohr

le Lüdik 3 Danurmos du 1563ème cycle à 12h31

La forêt était étrange. Plus étrange que ce que Aïlinel ou Altarielle ne l'expliquait. L'atmosphère était pesante et parfois même glauque.
On se sentait en permanence observé et les éléments aperçus pouvaient changer au moindre battement de cil.

Iris, suivant le reste de l'escouade, eut un moment d’inattention. Persuadée d'être encore aux côtés des siens, la jeune fille ne remarqua qu'elle s'écartait du reste de la troupe. Pas de beaucoup mais suffisamment pour l'isoler. Les lianes et arbustes créant une parois la déviant des siens, elle arriva à une minuscule clairière si calme et paisible. Un véritable puits de lumière dans cette sombre Taurë.

En bonne artiste qu'elle était, Iris sorti immédiatement un parchemin et une mine de crayon. Un paysage aussi beau se devait d'être immortalisé.
Mais la réalité était tout autre et la jeune fille ne vit pas le piège dans lequel elle s'était glissée.
Derrière elle, un troll attendait tranquillement qu'elle baisse sa garde.

Le long bras de la créature frappa immédiatement la jeune fille à la tête. Sonnée et surprise par l'attaque, Iris s'écroula au sol arrivant de juste à se recroqueviller.
Mais l'assaut du Troll ne s'arrêtait pas là. Il se jeta immédiatement sur l'aspirante et la rua de coup et de griffures, occasionnant un grand nombre de plaie et de bleus.

L'attaque semblait durée une éternité pour Iris. Seul résonnait le bruit des coups dans sa tête alors qu'elle s'efforçait d'hurler entre ses sanglots.
Et puis plus rien...

Altarielle était arrivée. En découla une scène traumatisante pour la jeune fille. qui sera expliquée plus tard.

Aussitôt qu'elle avait rejoint le reste de la troupe, elle lança un regard noir à Éléa qui devait bien se marrer et marcha tout droit ne désirait plus parler.
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Lüdik 3 Danurmos du 1563ème cycle à 13h31


La Commandante avait suivi les directives d’Altarielle durant le voyage.

Elle était restée à l’arrière en journée et ne rejoignait les autres que pour les soirées. Iris et Eléa semblaient très impressionnées par Altarielle et très intéressées par Ushkaangha. Quant à Irielle, la nis était la douceur même et les filles l’avaient de suite adoptée. Une réussite d’intégration qui faisait plaisir à la Commandante mais donnait à Tabatha un léger sentiment de jalousie. Elle avait pourtant laissé les filles libres durant leurs longues journées.

La dernière, Tabatha s’enfonça dans la forêt…

Sa mère l'avait traversée. Une promenade lui avait-elle dit. Le sujet avait été évoqué et Tabatha avait écouté les nis du camp et la shamane. Ils étaient plus que des alliés pour le peuple elfique. Ils venaient pour tenter de les sauver d’un désastre. Et le puissant et omnipotent Esprit de la Taurë, s'il ne se montrerait pas bienveillant, ne devrait pas se comporter en ennemi. Il faudrait cependant rester prudente.

La première manifestation de l’Esprit de la forêt, fut pour Tabatha, une simple interrogation.

Tabatha s'était jetée de côté et avait réussi à s’engouffrer dans un petit tunnel végétal. Le chef de guerre Troll en avait hurlé de rage. Elle avait évité l’attaque de la terrible créature d’un bond souple, au tout dernier instant.

J’ai bien fait de rééduquer ma carcasse pendant le voyage… Ou alors…

Ou alors… L’Esprit était bien présent et veillerait sur elle…

Tabatha était incapable de savoir s’il faisait jour ou nuit. Elle baignait dans une sorte de clair obscur indéfinissable. Une lumière pâle et diffuse éclairait à peine son chemin. Chemin ? Quel chemin ?

Lianes, troncs, feuilles, toute végétation était un danger. La Commandante ne comptait plus ses plaies ni ses bosses. Elle était irrémédiablement perdue. Et irrémédiablement inquiète pour ses filles. Et surtout morte d’inquiétude pour Iris.

Et toi ça doit te faire marrer non ? Ce n’est pas comme ça que tu réussiras à me faire prier…

Tabatha s’était retenue au tout dernier instant, proche d’insulter sa déesse.

Si la végétation était dangereuse, la faune elle…

Etait d’un naturel amical. Très amical ! Les créatures forestières, ne connaissaient que peu de visites et donc, se montraient soucieuses de profiter des contacts physiques. Tabatha avait évité un nombre inconcevable d’attaques en tout genre. Trolls, maraudeurs sylvestres, araignées géantes… Une abeille deux fois plus grosse que la jeune femme, avait voulu lier connaissance avec Tabatha. Ou désirait lui parler des vertus de son miel.

La Commandante ne s'était jamais défendue. Quelque chose retenait son bras. Une force, une idée, l'empêchait de se défendre.

Malheureusement, certaines des attaques de la faune ennemie portaient. L’armure shrinn de Tabatha lui sauvait la vie mais était en lambeaux…

La jeune femme ne priait jamais Délémia. Elle lui parlait. Sa mère, une fidèle croyante en Aldménir, priait son Dieu avec ferveur, Tabatha pratiquait une approche très différente avec Délémia. Elle ne priait pas. Tout au plus, elle demandait une aide. Elle quémandait une faveur. En plein combat, elle hurlait à pleins poumons, ou murmurait simplement, pour s’adresser à sa déesse, sans qui toute source magique restait tarie. Ses paroles adressées à la dame, pouvaient aller d’une demande d’aide, à des réprimandes, si tout n’allait pas comme Tabatha le souhaitait. Cette échange, certes étrange, portait pourtant ses fruits. Délémia semblait avoir une grande patience avec sa fidèle. Ou un grand sens de l'humour. La jeune femme croyait en la puissance de la dame noire. Mais elle n’était pas persuadée de la déité de Délémia. Une bienfaitrice, une protectrice, une présence, une confidente… Mais une toute puissante déesse ? Pourquoi une déesse se serait-elle penchée sur elle ? Pour de simples prières en retour ? Il en allait de même pour tout le panthéon. Tabatha avait sa propre façon de voir les choses. Il y avait magie et Tabatha savait que son pouvoir provenait de sa croyance en l'existence de la dame. Délémia n'était peut-être pas une déesse pour autant...

Tu es une tordue Délémia… Nous le savons toutes les deux… Mais la prochaine… Aïlinel, Enola, Irielle ou Altarielle ou je ne sais qui… La prochaine nis qui me parle de son Esprit…

Ensuite, la Commandante répèterait pour la énième fois que la prochaine bestiole qui s’en prendrait à elle…

Tabatha avait dû perdre beaucoup de temps et d’énergie à remettre en état son armure shrinn. Sans elle, elle serait morte et mourrait certainement. Elle avait dû user de sa magie sur elle, rageant de ne pas retrouver Iris et Eléa. Son propre état devenait préoccupant mais elle attendrait.

La Commandante n’y voyait pas à deux pas. Elle avait croisé Ushtaangha avant de la perdre un peu plus tard.

Tabatha ne pensait plus qu’à ses filles. Eléa se débrouillerait c’était certain. Mais Iris n’avait que les bandages bénis qu’elle lui avait donnés. Personne ne s’était inquiété de la forêt. Ils étaient des alliés…

Putain d'esprit de merde… Si tu crois que je vais me balader à poil avec un os dans le nez... Saloperie !

C’était la toute première fois que Tabatha jurait de la sorte et elle ne s'en rendit même pas compte.

La Commandante était angoissée, bien plus qu'inquiète et au bord de la crise nerveuse…


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie
Information détaillées
Ushkaangha
Shaman, Grande Shamane du Cerkl'
Union de Hâvrebois

le Lüdik 3 Danurmos du 1563ème cycle à 15h48

*** Du côté d'Ushkaangha, si l'entrée dans la forêt vivante fut certes tout aussi sauvage que pour ses comparses, cette épreuve semblait lui plaire plus que de raison, car pas après pas elle conservait une mine radieuse, le port droit et une cadence résolue.

Il fallait dire qu'elle avait tout fait pour plaire à l'Esprit de la Taurë...


Alors que les autres appréhendaient et tentaient d'amadouer la nature des elfes, l'orcresse s'était agenouillée sur ce qui constituait la fronière, cette zone flou qui n'était plus les plaines mais pas encore tout à fait la forêt. Là, elle avait prié ses dieux et ses esprits de lui insuffler force et courage pour s'éloigner de son pays sans crainte. Elle les avait prié de la protéger mais aussi et surtout de protéger les siens, sa famille comme tous ceux qu'elle laissait derrière, ainsi que ceux de l'autre escouade. Elle pria aussi pour Irielle, sa compatriote, ainsi que pour les deux gamines qui étaient dans leur groupe.

Puis, elle se leva sans bruit et avança jusqu'au premier gros arbre qui se trouvait devant elle, et elle y apposa ses deux mains, bien à plat sur l'écorce, et se concentra. Avec l'hiver, la sève s'était mise en sommeil, mais pour une shamane capable de voir l'invisible, la vie qui se trouvait en l'arbre était bien présente. Comme une sorte de battement très lent et très sourd, auquel elle s'accrocha tout en venant poser aussi son front contre la surface rugueuse.

Là, l'orcresse tenta de communiquer avec le grand esprit qui habitait la forêt. Elle ne chercha pas à la voir, à le sentir précisément, et elle n'espérait aucunement qu'il lui répondre. Mais elle avait un message à faire passer.

Cette fois, elle venait en toute connaissance de cause, cette fois elle savait. Aussi présenta-t-elle ses excuses pour avoir mal fait les choses la fois précédente, et expliqua le but de leur présente visite. Elle parla avec des images, transmettant la vision qu'elle avait eu, ce qu'elle avait reçu comme informations, ce qu'elle croyait avoir compris, ce qu'elle imaginait.
La jeune shamane demanda ensuite à la Taurë de bien vouloir faire preuve de clémence à leur égard, de ne pas trop leur en vouloir de fouler son domaine alors que la majorité du groupe ne la connaissait pas et ne la comprenait pas. Elle ne demandait pas que rien ne leur soit fait, car elle avait bien intégré le fait que les étrangers étaient vu comme une maladie contre laquelle la forêt se battait, mais elle souhaitait simplement que cela ne soit pas trop rude pour que leur énergie soit suffisante pour mener à bien leur mission.


Une fois cela fait, l'orcresse prononça le mot "merci" en langue elfe, avec le plus grand respect dont elle pouvait faire preuve, puis se mit en marche, rattrapant vite les autres grâce à ses grandes foulées. Elle en profita même pour tester le sort d'invisibilité qu'elle avait appris mais jamais éprouvé. Pour ne pas déranger la faune.


Comme les autres, elle trébucha sur les racines, se fit griffer par les branches basses, et cru plusieurs fois avoir perdu la troupe. Mais elle n'avait pas peur, car elle savait que toutes se retrouveraient au point de rendez-vous convenu.

Quelques fois elle se trouva proche d'Iris et l'attrapa au col pour la relever si celle-ci c'était retrouvée au sol. D'autres fois, elle protégea une de ses camarades de hautes branches en les prenant pour elle et les bloquant le temps que l'elfe passe... Et lorsque son chemin coupait celui d'une créature de la Taurë, alors elle s'écartait, ou se stoppait même. Parfois, elle du se mettre à couvert et supporte quelques caractères plus belliqueux mais jamais sa vie ne fut en danger.

Et toujours elle gardait le sourire et avait à l'esprit la forêt vivante.
Et toujours elle gardait son bâton droit servant uniquement à la stabiliser, et sa main libre paume en avant comme signe de paix.


La peau des orcs était dure, et ce n'était pas quelques bleus et égratignures qui terniraient sa foi et sa motivation... ***
Information détaillées
Irielle
Ambassad'rice, Sphèr’ du Cerkl’, Ambassadhrice pour la non vie
Union de Hâvrebois

le Malina 4 Danurmos du 1563ème cycle à 12h47

*** Irielle avait prit du retard, le groupe était devant elle et elle devait trouver un moyen de les rattraper.
Elle sortit sa carte et l'étudia. La forêt elfique était face à elle mais si elle la longeait vers l'est elle pourrait peut être couper. Elle garderait sa magie pour se lancer des sorts de vitesse, et utiliserai plus tard son sort ami de la forêt. Ainsi, elle marcherai plus vite et cela devrait lui permettre de retrouver le groupe rapidement. Elle espérait que l'eau aurait, grâce à l'hivers, formée une couche de glace pour qu'elle puisse traverser la rivière. Elle verrait le moment venu, dans une bonne journée de marche tout au plus.

Elle rangea sa carte et se mit en marche forcée. Elle croisa Dronk aux bords de la forêt, et elle le salua. Il lui répondit sur le même ton en lui souhaitant de bien s'amuser en Ktor. Il était en train de nettoyer la zone, et il faut avouer que les monstres, bêtes en tout genre étaient vraiment nombreux par ici. le sort de plénitude venait de se terminer mais dans sa vision il y en avait pas moins d'une dizaine.

Cela ne dérangea pas Irielle, qui se glissait très agilement dans le sous bois qui bordait la forêt. Elle passait parfois à côté d'eux mais il ne la voyait pas grâce à son armure et ne l'entendaient pas grâce à son aisance dans la forêt.

Elle réfléchissait tout en marchant, se remémorant les rapports sur les slaads. Essayant de visualiser les priorités de leur mission à Elrohir. Puis quand elle fermait les yeux elle rejoignait Arkhon en rêve. ***
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Malina 4 Danurmos du 1563ème cycle à 13h32


Tabatha n’avait pas peur pour elle mais tremblait pour ses filles. Tout comme elle n’était pas rassurée pour les autres membres de l’Escouade.

Elle n’avait aucune nouvelle du shaman Fulgrim et franchement, si elle ne lui voulait pas de mal, elle s'en désintéressait. Il voulait jouer seul. Qu'il joue donc ! Aucune nouvelle non plus des arténiens. Heilm devait être apte à se tirer d’affaire mais Fiz serait-elle de taille à affronter cette traversée ? Ushkaangha ne risquait que peu de choses. Elle dégusterait marrons et châtaignes comme elle-même le faisait. Irielle devrait faire attention mais restait une nis. Altarielle elle, devait gambader tranquillement dans la flore, guillerette et sans souci, faisant partie intégrante du décor. Mais si Eléa savait se rendre discrète et était bien équipée, Iris elle, était une proie facile et peu expérimentée.

Quel bordel ! Non mais quel bordel… Mais je sais qu’Altarielle les protègera. Bien sûr qu’elle les protègera…

Tabatha souffla et laissa tomber le sac de voyage, qu’elle portait à l’épaule. Son humeur exécrable ne lui laissait plus de répit.

La Commandante fixa la rivière qui devait être gelée.

Qui devait être gelée...

La mauvaise humeur de la Traqueuse grimpa d'un cran.

Et qu’en sais-je d’ailleurs ? Je n’ai jamais mis les pieds dans un bordel. Ce genre d’endroit est peut-être parfaitement ordonné et bien agencé… Foutoir ! Oui le mot convient mieux ! Là où on range les choses inutiles et n’importe comment…

Personne n’avait jamais dû expliquer à la jeune femme l’étymologie du mot « Foutre ». Et ce n’était pas plus mal.

Une fois nue et ses affaires rangées dans son sac, Tabatha s’avança dans l’eau.

Délémia… Si tu protèges les filles j’irai au temple…

La Commandante claquait des dents. Elle nageait en se contentant de brasser l’eau d’un seul bras, prenant soin de garder son sac bien au sec sur sa tête. Le ridicule ne tuait pas.

Quel temple… Quel temple… Le tiens de temple ! Il doit bien y avoir un temple dédié à ta glorieuse majesté non !

Tabatha ne sentait plus son corps, ankylosé par le froid mordant, mais continuait à nager lentement vers l’autre rive. Une fois sortie de l'eau, elle devrait se sécher très vite et se rhabiller, ou elle attraperait la mort.

J’irai au temple de l’Esprit de la forêt d’abord… Ne sois pas jalouse la dame. Il doit bien y avoir un temple pour ce tordu non ? Et là… Là…

De l’autre côté de la rivière, ses cartes indiquaient une route. Ou un chemin. Elle devrait monter au Nord…

Je foutrai le feu au temple de ce tordu… Et s’il a le courage de pointer son nez…


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie
Information détaillées
Éléa
Kohrienne, Traqueuse Impériale
Empire de Kohr

le Malina 4 Danurmos du 1563ème cycle à 20h08

*** Sans plus de cérémonie, la jeune fille s’aventura alors au sein de la forêt elfique, tout comme ses camarades. Le comité d’accueil fit aussitôt son appariation, caché parmi la densité des bois, à coup de gnolls et de trolls tous aussi belliqueux les uns que les autres. Fort heureusement, ils n’étaient guère dangereux, seul leur nombre posait un réel problème. Se faisant alors le plus discret possible, Éléa commença à slalomer entre les diverses créatures de la forêt qu’elle apercevait sur son chemin, évitant d’attirer l’attention de ces dernières. Fort heureusement, elles se firent de moins en moins nombreuses au fur et à mesure que la traqueuse s’enfonçait dans les bois elfique.
Hélas, même si la faune semblait être un lointain soucis, ce n’était pas le cas de la flore qui semblait s’évertuer à ralentir l’avancée de la jeune fille. Des branches venant soudainement lui gifler le visage, des racines qui lui firent perdre l’équilibre sans qu’elle ne les aient remarquées auparavant, ainsi que des lianes venait s’enrouler mystérieusement autour de ses jambes. Jurant à chaque accrochage de ce genre, Éléa finit par comprendre les propos d’Altarielle en disant que la forêt était vivante. Cependant, elle ne l’imaginait pas autant. ***


*** Continuant malgré les nombreuses bosses et égratignures accumulées en chemin et qui ne faisaient que se multiplier, la jeune traqueuse finit par atteindre la rivière gelée. D’après la carte, elle était à la moitié du chemin avant d’atteindre Elrohir. C’était aussi le bon moment pour se poser un instant et reprendre des forces. ***


*** Patientant tranquillement aux abord de la rivière, Altarielle apparut alors aux côtés d’Éléa. Elle était sur la bonne route apparemment, ce malgré toutes les difficultés rencontrées en chemin. Par ailleurs, la jeune fille s’en sortait plutôt bien comparé à sa peste de collègue. Celle-ci s’était faite attaquée par un troll prêt à en découdre avec l’humaine. Fort heureusement, l’intervention de la Nis et les potions venaient d’éviter le pire pour Iris. Intérieurement, Éléa souffla de soulagement, même si l’aspirante était une peste à n’en plus finir, la jeune fille ne voulait pas qu’il lui arrive malheur. D’ailleurs, la traqueuse vint s’enquérir de son état, mais l’intéressée ne lui adressa même pas la parole. Ne voulant pas insister, Éléa la laissa tranquille, comprenant ce qu’elle pouvait ressentir. Ce faire agresser, que ce soit par une bête ou un homme, ce n’était jamais très réjouissant. On se sentait totalement faible et impuissant, livré à soit dans une nature impitoyable en faisant face à un danger de mort imminent. Éléa lui jeta un regard compatissant. Si Iris avait survécue à la vie dans les bas-fond elle allait facilement se remettre de cette mauvaise expérience. Elle n’en menait pas large non plus lorsqu’elle avait combattue ses premiers squelettes.
Laissant alors la jeune fille à son silence, la traqueuse reprit la route en direction de leur objectif.
***
Information détaillées
Irielle
Ambassad'rice, Sphèr’ du Cerkl’, Ambassadhrice pour la non vie
Union de Hâvrebois

le Mirion 5 Danurmos du 1563ème cycle à 10h08

*** Cette fois Irielle entra dans la forêt elfique, la rivière était en face d'elle. L'eau semblait froide. Elle fit un feu pour se réchauffer et surtout prendre le temps de réfléchir aux solutions qui s'offraient à elle.

Soit elle traversait dans cette eau froide, soit elle remontait le long de la rivière...Elle hésitait...

Elle s'entoura d'un sort qui lui permettait de faire corps avec la forêt, ainsi de ce côté elle était tranquille pour quelques jours. Et réfléchit encore, sortant de son sac un gâteau.

Elle décida de se reposer et de se préparer à la traversé de la rivière. Il lui faudrait tenir son sac en dehors de l'eau, refaire un feu et se remettre au sec dès son arrivée sur l'autre rive.

Elle se dit, qu'elle était vraiment, totalement déraisonnable. Si Arkhon savait cela... Il n'aimerait pas qu'elle prenne des risques pour rien. Mais il n'était pas là et Irielle avait toujours eu un côté sauvage.

Était-ce le fait de se retrouver en Taurë qui la prenait par les tripes et la forçait à faire corps avec cette dernière? Aller dans l'eau gelée comme pénitence pour tous les cycles où elle ne l'avait pas foulée... Que de questions sans réponses, et personne à qui parler...Elle était seule face à son passé, face à ses racines.... Et elle avait du mal à réfléchir. Altarielle aurait-elle pu l'aider? Elle pria Sarokha, sa mère pour que cette dernière l'aide et éclaire ses choix. ***
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Mirion 5 Danurmos du 1563ème cycle à 12h05


Tabatha avait traversé la rivière en grelottant de froid mais sans se décourager.

Sur l’autre berge, elle s’était séchée avec sa chemise dont les manches étaient en lambeaux. Puis, elle s’était changée. Ses pantalons ne valaient pas mieux que la chemise.

Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d'une route solitaire de campagne, alors qu'il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva...

C’était le tout début d’une histoire que lui contait sa mère. L’histoire d’un simple maçon kohrien, qui découvrait que des créatures dangereuses, venant d’un autre monde, cherchaient à conquérir Idéo. La seule façon de les reconnaitre était d’observer leurs auriculaires. Leurs doigts étaient raides et ces envahisseurs ne pouvaient pas les replier.

Eh bien heureusement que je ne suis pas l’héroïne de ce conte… Le kohrien a fini par trouver son chemin lui… Tu dois bien te marrer la dame…

Pas de chemin ! Et encore moins de route…

La jeune femme avait décidé de faire halte avec la ferme intention de réfléchir à la situation. Elle devait faire le point. Elle devait également se reposer et reprendre quelques forces.

Il n’était rien arrivé à personne. Et surtout, les filles allaient bien ! Si drame ou mauvaise nouvelle il y avait eu, elle l’aurait su. Les pioms n’étaient pas là pour faire tapisserie.

Tu vas cesser de t’inquiéter ! Tu vas cesser de culpabiliser ! Les filles en ont certainement bavé mais elles vont bien. Ce n’est aucunement ta faute si vous êtes séparées ! Tout va bien ma grande…

La Commandante avait repris sa route. Personne ne pouvait profiter de sa magie à part elle, alors la jeune femme s’était résolue à se donner toutes les chances de bien se remettre. La régénération l’aiderait mais Tabatha grommela en constatant que la vision ultime ne servait pas à grand-chose.

Tout en marchant, la Commandante réfléchissait. Elle n’avait pas croisé une seule créature et en avait même remercié Délémia. Mais aucun chemin ne se profilait dans son trop court horizon. Elle avançait au jugé. La direction était la bonne mais elle ne sortait pas de la forêt.

Tabatha, tout en progressant, enchantait son arc de l’Aigle. Elle devait en faire une arme plus efficace qu’elle ne l’était. Sa maîtrise des enchantements frisait la perfection. Peut-être même, atteindrait-elle cette perfection après en avoir terminé avec son arme. Eléa pourrait avoir son arc court.

Le petit feu crépitait presque joyeusement et la Commandante s’amusait à regarder les efforts de prudence, déployés par un mignon écureuil roux, qui combattait sa peur pour atteindre le bout de pain qu’elle avait déposé à deux pas de son feu. Qui gagnerait ? La frayeur ou la faim ? Le petit animal approchait par petits bonds gracieux, ses petits yeux marrons fixés sur Tabatha.

Mignon petit bout… Approche… N’aie pas peur… Viens manger allez… Approche…

Le petit animal s’était posé près du pain mais se contentait de regardait Tabatha sans daigner prendre la nourriture.

Attends mon mignon tout beau…

Avec des gestes lents, Tabatha arracha un autre morceau de pain et tendit sa main vers son charmant visiteur. Une longue plainte suraiguë surprit Tabatha, et elle n’eut que le temps de se pencher de côté afin éviter l’attaque. Debout, elle avait longtemps fouillé du regard, les taillis où l’animal s’était réfugié.

Un monde de folie ! Je suis chez les foldingots ! Délémia…

L’écureuil l’avait sciemment attaqué ! Au tout dernier instant, Tabatha avait descellé une flamme de sauvagerie inouïe dans les petits yeux marrons.

Je suis une héroïne en fait… Plus vive qu’un écureuil ! Je regrette que les filles n’aient pas vu ça…


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie
Information détaillées
Altarielle
Investigatrice de la non-vie, Esthète de la Tempête
Peuple Elfe

le Joriol 6 Danurmos du 1563ème cycle à 16h49

*** Près du Lac gelé, à deux d'Elrohir. ***

Le Temps filait autrement sous les frondaisons luxuriantes de la Taurë. Les journées paraissaient s'étendre et les nuits se raccourcir.
Ou peut-être était-ce l'inverse.
Les discussions légères lors du trajet dans les plaines d'Havrebois avaient cédé leur place à un silence religieux. La découverte de ce nouveau territoire sauvage poussa chaque membre de l'Escouade à rester sur leurs gardes.

De mon côté, j'avançais à un rythme moins soutenu qu'à mon habitude, conservant un regard sur chaque membre de l'équipe. Les dangers en Taurë pour les étrangers étaient nombreux. Il aurait été fâcheux que l'un d'eux soit sévèrement blessé avant notre arrivée à Elrohir...
En ce qui concernait Calanor, elle semblait satisfaite de retrouver ses marques à en entendre ses hurlements frénétiques.

Alors que nous approchions du fleuve gelé, je notais que l'une des adolescentes manquait à l’appel. La petite Iris, plus tête en l’air que sa consœur Traqueuse. D’un sifflement, j’ordonnais au faucon de traquer la gamine. Dans le cas où elle se serait égarée dans l’une des multiples clairières enchanteresses de la Taurë, le rapace saurait la repérer. Le cas échéant, je retrouverais sa trace. Je signalais à la Shaman Ushkaangha de ma ronde en périphérie de notre cortège puis m’éclipsais dans un sentier peu praticable en apparence.

Nos efforts combinés ne tardèrent pas à situer la Traqueuse. Le cri de Calanor me fit lever la tête. Au travers des épais feuillages, j’aperçus l’oiseau voler en cercles concentriques. Elle hurla une nouvelle fois.
Danger.
Sans réfléchir, mes jambes fléchirent avec une plus grande intensité, allongeant ma foulée et doublant ma vitesse de course. Les branchages battaient contre mes joues et mon corps. En une trentaine de secondes, j’atteignis la petite clairière.
Un troll. La gamine ruée de coups.
Je serrais les dents.

Sans crier gare, je m’élançais en direction de la créature. D’ordinaire, ce type de créatures était sans danger pour des patrouilleurs. Pour l’humaine, il en était autrement. Elle avait relâché son attention, s’était laissée charmée par la beauté de notre territoire. Puis le troll avait frappé. Encore et encore.
Mes mains vinrent chercher naturellement les deux dagues flanquées dans mon dos.
En un instant, les deux lames vinrent trancher les tendons des chevilles de la créature. Cette dernière beugla. Un chant de douleur déchirant.
Il fallait faire vite. Abréger ses souffrances.
D’un mouvement félin, je roulais en avant et me propulsais d’un bon mètre de hauteur. La gorge de l’animal m’était offerte, sa bouche béante.
Les lames fendirent à nouveau l’air.
Shlack !
Alors que je retombais sur mes pieds face à Iris, une gerbe de sang rouge pâle giclait depuis les artères sectionnées de la créature, éclaboussant mon visage et l’humaine à mes côtés.
Après un dernier râle, l’animal s’effondra lourdement sur le sol.

Sans tenir compte de l’humaine, je m’approchais avec respect du corps sans vie du Troll. Ma dague empoisonnée fut rangée dans son fourreau tandis que je tenais toujours la seconde fermement. Ma main livre vint se poser sur le buste de l’animal. Mes yeux se fermèrent. Un soupir de tristesse s’échappa.


Gkmzzmby-jpkz eb ghwlpxxbw.

L’instant d’après, ma dague se planta là où se situait le cœur du troll. La découpe n’était pas aisée. L’organe était imposant, lourd. Après deux bonnes minutes, j’extrayais de mes mains ensanglantées le cœur encore chaud de la créature. Ma dague à présent rangée, je me retournais vers la gamine et déposais le cœur devant elle. De ma besace, je tirais deux potions.

Voilà pour toi.
La Vie doit à présent être honorée.
Mange.


En guise d’exemple, je saisis le cœur et y plantais mes dents. Le sang dégoulina le long de mes joues jusqu’à mon cou. Le goût n’était pas fameux, mais tel était le châtiment. Le don de Galmaniel. Enfin, je tendis l’organe à Iris.

Il est à toi, montre t’en digne.

Je retournais une dernière fois vers le corps lacéré du troll. Les loups ne tarderaient pas à se nourrir à leur tour, clôturant le cycle. Enfin, j’indiquais à l’humaine de reprendre la direction du convoi. Désormais, elle n’échapperait plus à ma vigilance.

*** Deux jours plus tard, près d'Elrohir. ***

Nous avions traversé avec succès le fleuve gelé. Après la frayeur du troll, Iris s’était visiblement accordée à suivre l’itinéraire fixé.
Cette dizaine de jours de marche s’acheva en apercevant au loin, au travers des montagnes naissantes la Cité oubliée d’Elrohir. Calanor signala la présence du Shaman Fulgrim. Je me tournais alors vers l’escouade réduite.


Nous voilà arrivés.
L’Élu de la Tempête Anwë a dû préparer le campement à l’extérieur de la Cité.
N’oubliez pas ce dont je vous ai fait part sur les slaads. Notre mission débute véritablement maintenant…


Un rugissement retentit en provenance du Shaman Fulgrim.
Je fis signe aux deux archères, Eléa et Iris, de m’emboîter le pas. A une centaine de mètres de là, nous vîmes l'yrch se confronter à un troll géant.
Trop proche de la Cité. Trop menaçant en cas de retraite vers l'ouest.
Silencieuse, j'encochais une première flèches puis en plantais deux autres dans le sol meuble, prête à décocher la volée.
D'un sifflement, je signalais aux deux adolescentes de déclencher leurs attaques.
Nos trois flèches filèrent vers la créature.
Une fraction de seconde plus tard, mon deuxième trait partait directement, laissant la créature mourante.
Enfin, d'un ultime trait, je concluais la vie de la créature.
Comme si de rien était, je fis signe de repartir en direction du campement.

Une dizaine de minutes plus tard, nous arrivions en vue du campement…
Et quel campement !
En lieu et place d’un espace discret et à notre échelle se tenait une multitude de tentes où étaient postés plus d’une cinquantaine de soldats. Tous de la Tempête.
Bordel. De. Merde.
Je peinais à masquer mon énervement.
Le Maître des Ombres avait-il changé ses ordres sans m’en faire part ?
Repérant la zone d’état-major, j’avançais d’un pas décidé en direction du nër aux cheveux pourpres non sans indiquer au reste de l'Escouade de me suivre.


Aiya Élu Anwë Felagund, fis-je la mâchoire serrée, Altarielle, je dirige l’Escouade pour l’Alliance.
Pouvez-vous m’expliquer tout…ceci ?
Ajoutais-je en balayant de la main les tentes trop nombreuses pour une opération alliant diplomatie et discrétion.
Information détaillées
Éléa
Kohrienne, Traqueuse Impériale
Empire de Kohr

le Joriol 6 Danurmos du 1563ème cycle à 22h02

*** Reprenant la route, la jeune traqueuse venait de traverser la rivière gelée et après quelques mètres elle retrouva un semblant route. Regardant sa carte pour la énième, Éléa vit qu’elle n’avait plus qu’à suivre ce chemin afin de trouver Elrohir, leur destination finale.
Étonnement, la suite du parcours fut bien moins pénible, d’autant que l’Esprit de la forêt avait l’air de s’être calmé sur ses mauvais tours. Peut-être avait-il compris que cette escouade, quoique très hétérogène, n’était pas là pour lui nuire, au contraire. ***


*** Finalement, la jeune fille réussit à atteindre le campement mentionné par Altarielle durant le briefing par missives. À son arrivée, un elfe lui proposa ses soins, chose qu’elle ne pouvait pas refuser. Le sort lancé, les bosses et égratignures d’Éléa se résorbèrent miraculeusement. La magie c’était quand même quelque chose d’incroyable en y pensant, dommage que la traqueuse n’y connaissait rien, elle laissa cela à sa Commandante. Remerciant son bienfaiteur, le cri d’un Orc retentit alors au loin, celui-ci mentionnant la présence d’un troll géant dans les parages. Curieuse, et désireuse de donner un coup de main, Éléa s’avança dans cette direction jusqu’à apercevoir la dite créature. Impressionnante, cela était indéniable, mais L’Orc l’était tout autant. D’ailleurs la traqueuse se souvint de ce dernier, le même qui lui avait gueulé dessus pour avoir grimper les remparts de Drogmar. Un Orc très sympathique à n’en pas douter, comme beaucoup d’entre eux. Par ailleurs, plus elle se tenait loin de ces derniers et mieux elle se portait. Coup de chance, car la jeune fille n’allait pas avoir besoin de venir au contact du troll en compagnie de l’Havreboisien, elle devait encore peaufiner ses techniques à l’arc. Sortant ce dernier, elle se mit aussitôt à le bander tout en ajustant son tir. Inspirant un grand coup, elle expira ensuite et lâcha la corde, laissant la flèche partir en direction du troll géant.
***
Information détaillées
Iris Selaginella
Etudiante de la Faculté, Aspirante Traqueuse
Empire de Kohr

le Joriol 6 Danurmos du 1563ème cycle à 22h43

*** Entre la mort du troll et l'arrivée auprès d'Éléa. ***


Le visage en partie couvert par le sang du Troll, Iris observa Altarielle, ses larmes se mélangeant au liquide rouge foncé. La nis avait tuée la créature si vite et si proprement, laissant la jeune aspirante bouche bée.

Sans réaction, sous le choc, Iris reçut le cœur encore chaud dans la paume de sa main. La peur la tétanisait, celle du troll qui avait failli la tuer ainsi que celle de l'Esthète qui semblait aussi meurtrière que belle dans sa danse macabre.

Lors du dernier feu de camp convivial avant d'entrer dans la Taurë, Iris avait exprimée son point de vue sur la vie des créatures et l'utilisation de la chaire des dépouilles. La voilà désormais couverte de sang, avec pour instruction de déguster l'organe sanguinolent de son assaillant.
Ses convictions semblaient vaciller, d'un côté ce n'était pas elle qui avait tuée le troll mais son imprudence avait provoquée sa mort. D'un autre côté, elle s'était sentie si faible et vulnérable lors de l'attaque. Comment pouvait-elle protéger Aïlinel ou Tabatha si elle était si vulnérable.

D'un geste hésitant, elle croqua une première fois le cœur. Le goût amer manqua de la faire régurgiter. Son acte la répugnait.
Elle regarda à nouveau Altarielle et croqua une deuxième fois dans l'organe, cette fois-ci de manière plus franche.
Si elle voulait devenir plus forte pour protéger sa nouvelle famille qu'elle s'était construite alors elle devrait apprendre de l'Esthète et suivre ses directives.

Le sang coulait le long de ses joues et elle se surprit à sortir une fiole en verre qu'elle avait souffler à Sardan afin de récolter du sang de troll en pressant la moitié de coeur restant. Elle ne savait pas trop pourquoi mais elle sentait qu'elle devait le faire.
Après quelques minutes et quelques remontées, Iris termina de dévorer le coeur.

La rage envahissait son esprit et son visage se ferma, elle frotta le sang présent avant de rejoindre le groupe et de croiser Éléa.



*** Retour au présent. ***


Sans jamais quitter Altarielle, Iris arriva au campement d'Elrohir. Pendant le trajet, elle avait pris soin de tresser un bracelet à deux lanière et d'y insérer la fiole de sang scellée. Toujours aussi fermée et silencieuse, la jeune aspirante s'isola le plus rapidement possible afin de méditer et de prier plusieurs divinités et esprits.
Son entrainement commençait maintenant.
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Valkin 7 Danurmos du 1563ème cycle à 10h00


La dernière missive reçue par Tabatha, avait balayé tout espoir de la faire retrouver une humeur acceptable.

Maintenant, elle en était bien certaine, cette tentative d’Alliance échouerait. Et ce, tant que les nations se sentiraient concernées. Ou tant que l’Alliance, agirait sous couvert de ces nations.

La réponse d’Alantas l’avait déçue et vexée. Sa mère le lui avait dit et répété, mais si Tabatha savait qu’elle était souvent trop impulsive, elle avait le plus grand mal à contenir certaines réactions hâtives.

Une chose était sûre, sa patience envers l’Empire s’était lentement émoussée au fil du temps, et aujourd’hui, s’était largement ébréchée. Les instances, qu’elles soient kohriennes, arténiennes ou elfiques, étaient engluées depuis des lustres, dans un immobilisme imbécile. Seuls, les klans d’Hâvrebois semblaient crédibles. Un comble quand on savait que les sociétés claniques étaient certainement les plus difficiles à gérer.

Tabatha avait répondu à Alantas et ne se ferait pas que des amis. Sa fonction de Commandante lui convenait parfaitement jusqu’ici. Elle n’avait d’ailleurs confiance qu’en Galiad. Tabatha estimait le corps des Traqueurs et se sentait bien dans ses fonctions. Pourtant, ce n'était plus suffisant pour la convaincre qu'elle avait un rôle a jouer dans l'Empire. Rester au service de l’Empire serait apporter ses services, à la médiocrité.

L’idée de ne pas abandonner les filles l’avait finalement retenue. Elle ne les laisserait pas. C’était la seule raison qui l’avait empêchée de remettre sa démission à Galiad. Les filles et l’Alliance devenaient ses seules préoccupations. La jeune femme était pourtant proche, d’abandonner l’Empire.

Tabatha avait une nouvelle fois croisé Ushkaangha et elles avaient parlé un peu en marchant.

Quelques temps après, la forêt laissait place à de la rocaille...


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie
Information détaillées
Cenedrill Gallor
Quendë, Zénith
Peuple Elfe

le Valkin 7 Danurmos du 1563ème cycle à 10h33

Cénédrill avec Luinil étaient dans les montagnes. Ils chassaient le Kobold. Enfin surtout Luinil, car Cenedrill ne touchait à aucun être vivant.
Une fois dans les montagnes, ils croisèrent pas mal de monde ... trop de monde. Elfes, Humain, Yrch , une mégalopole dans les montagnes. Cela dérangeait Cenedrill.
Autant les Yrch avaient leur place ici lorsqu'ils traversaient la Taurë pour rejoindre leurs territoires du nord, fut une époque, autant la ... trop de monde.
Il croisa même un combattant Yrch en train d'en découdre avec un troll géant. Cenedrill fut étonné qu'il survive à ce combat. L'Yrch était tout de même en mauvais état ...

Discrètement Cenedrill s'approcha du combat et soigna l'Yrch. Ce n’était pas la premier fois qu'il en soignait un, mais ce n’était pas dans ses habitudes ... Mais il était un être vivant.
La paix existe dans toutes les langues.
Information détaillées
Fiz
Arténienne, Etudiante de la Destruction, Etudiante de la Négation
Confédération Arténienne

le Solior 8 Danurmos du 1563ème cycle à 13h31

***
Pendant ce temps, Chronique des Arténiens en vadrouille

Tout en délicatesse.
En finesse.
Subtilité.

Les deux silhouettes dansaient.
Avec les arbustes. Les défauts du terrain. Les monticules de neige.
Le pas léger, furtif, juste des ombres franchissant l'air en laissant derrière à peine un sifflement. Et des murmures.

Depuis la campagne de Patanjali, jusqu'aux plaines aux abords de Drogmar.
Désormais près de traverser l'Ilewan.
Elles dansaient encore.
Et encore.

Entre des maraudeurs beuglant, des loups affamés, des camps de bandits endormis, des bandes de trolls se chahutant leur proie, même ces renifleurs de singes géants et de grognards qui traquaient jusqu'à l'herbe la moindre trace ou odeur de gibier. Heureusement, les basilics se faisaient plus rares. Mais la faune formait une foule assez dense. Un véritable parcours de combat.
Ah! Quelle magnifique forêt! Si gracieuse, si pleine de vie!
Alors oui, il fallait danser.
Et elles dansaient.

Ces silhouettes encapuchonnées venues d'Arténie se distinguaient si peu dans ces sous-bois qu'elles semblaient n'être que des illusions. Des volutes couleurs cyan se lisaient parfois, laissant entrevoir une trajectoire, un passage. Un signe de leur présence. Parfois celle-ci était virevoltante, contournant les obstacles par des mouvements croisés, des épaulés vrillés frôlant l'écorce, des pas de bourrés esquivant le regard d'un gnoll enragé.
Et ce pendant des heures.
Des jours maintenant.

Ainsi va la magie.
Elle ne s’appesantit pas de la réalité.
Et la traverse sans sourciller.
Sans discrimination.

Même la chose la plus modeste -un voyage dans les bois?- méritait un moment d'étonnement.
***
Information détaillées
Anwë Felagund
Quendë, Chef du Clan de la Tempête, Elu de la Tempête
Peuple Elfe

le Solior 8 Danurmos du 1563ème cycle à 15h48


L'on m'avait annoncé de nombreuses arrivées de très différentes origines, venues pour combattre le non vie.

Ils avaient tous été orientés vers leurs tentes respectives en attendant l'arrivée d'Altarielle, en charge de ce combat contre la non vie.

Ses invitations avaient été nombreuses, et jetais relativement étonné par l'engouement des atani, yrchs et ners venus en masse nous soutenir.

C’était un bon signe.

Soudain, je vis apparaître Heri Altarielle dans ma tente, le visage vraisemblablement crispé et écoutais son propos.

Je reprenais, calmement.


Heri, vous pourrez en référer au chef du clan de l'Ombre.

J'assume cette responsabilité.

Nous accueillons de nombreux alliés, certes, mais il me semble a minima nécessaire d’être présents avec une force elfique d'une intensité au moins égale.

Nous ne serons pas, quendi, minoritaires dans une opération qui touche a la sécurité d'Eldalië.

J'attends de votre part, maintenant que vous êtes arrivée, que nous organisions une réunion avec ces alliés afin de déterminer notre prochain plan de déploiement envers les slaads verts. Sachez que j'aimerais engager rapidement une discussion pour ma part avec Meyclenweathor, leur Prince. Nous devons aussi remercier ces alliés, tous aussi étonnants les uns que les autres, mais de bonne volonté. J'ai d'ailleurs déja pu échanger quelques paroles avec Fulgrim Kass'Bid, le Tarkhûn et Shaman du Cerckl'


Je lançais un regard entendu a la nis.

De plus, j'ai une nouvelle a vous annoncer, si vous n'avez pas eu le temps de lire le Récit de la Tempête.

Notre Quendëtar m'a nommé Chef de la Tempête a ce jour, par le choix des Valar.

Essayons de garder une unité, a présent.

Information détaillées
Fulgrim Kass'Bid'
Tharkûn du Cerkl', Shaman du Cerkl'
Union de Hâvrebois

le Solior 8 Danurmos du 1563ème cycle à 19h31

Cela faisait quelques jours que le Colosse de Drogmar était devant la cité elfique, échangeant des politesses avec les Elfes présents. Rien de très constructif, mais toujours de bon ton avec les akkadiens de jadis. Il allait se diriger gentiment vers sa tente que les Elfes lui avaient attribué. Une gentille attention, même s'il aurait pu dormir adosser à un arbre. Ou emmitouflé dans sa cape en peaux. Mais peu importe, il obéirait aux ordres de l'armée elfique, ne serait-ce que par respect envers eux. Mais il entendit un bruit de flèche et un petit glapissement. Déposant son sac là où il devait dormir, il se dirigea vers la source de ce qui lui semblait être un combat. Un Kobold était pris à parti par l'un des membres du peuple sylvain. Ni une, ni deux, le Guerrier-Shaman chargea la créature et lui explosa le crâne d'un habile mouvement de sa hache. Il n'allait certainement pas utiliser le tranchant de son arme sur une créature aussi insignifiante.

Lorsqu'il acheva la créature mourante, un bruit sourd, celui d'un pas d'une créature gigantesque se fit entendre. Et sans comprendre, le guerrier Drogmarien reçut un coup qui aurait brisé quelqu'un de plus faible constitution. Un Troll géant était là, devant lui. Et il était seul. Enfin un combat intéressant ! Le Rasgorien répliqua à l'attaque de la bête, lui taillant le gras comme un boucher à l'abattoir. Ses coups, d'une précision redoutable, faisait saigner la créature abondamment. Sa hache allait l'achever lorsque qu'une liane s'empêtra et bloqua sa hache. Il était à la merci du Troll quand soudain, plusieurs flèches abattirent l'infâme bestiole, qui s'effondra bruyamment au sol, dans un dernier râle de vie. Sans chercher à savoir, le Colosse dégagea son arme et trancha la tête du Troll agonisant. Un beau trophée pour celui qui l'avait tuer ! Puis, il commença à dépecer la bête et récupérer sa viande ainsi que tout ce qui était consommable sur le Troll. Il n'allait certainement pas gâcher autant de nourriture.

Il se dirigea de nouveau vers le camp et rejoignis Anwë et il croisa Altarielle, qui semblait furibonde. Encore recouvert du sang de la bête, il ressemblait sans nul doute aux orcs qui envahissaient la Forêt il y a encore quelques années. Il déposa négligemment la tête du Troll au pied des deux guerriers elfes et ne pût s'empêcher de rire.


Par les Dieux, votr' komité d'akkeuil est sportif ! J'regrett' pas d'avoir pris mon armure avec moi. Et j'ai ramener d'koi beckter pour nous tous. Un bon repas entre guerriers, rien d'tel pour forger d'bons liens entr' nous tous !

Sang et Honneur !
Information détaillées
Altarielle
Investigatrice de la non-vie, Esthète de la Tempête
Peuple Elfe

le Dolink 9 Danurmos du 1563ème cycle à 13h43

*** Campement de la Tempête, tente d'Etat-Major, près d'Elrohir. ***


Le nër affichait une maîtrise exemplaire, le parfait soldat Eldunielithe. Droit, fier, le regard acier. Je connaissais une partie de son parcours. Extrême.
Il n'avait pas fait l'Hossë mais était plutôt issu d'une branche de fanatiques de la Chasseresse. En d'autres temps, son nom m'était déjà parvenu. Notamment au sein de la Guilde... Lointaine histoire.

Je le fixais sans ciller.
Il faudrait passer outre. Nous n'avions pas le temps pour ces sottises.
Lorsqu'il présenta son nouveau titre, j'inclinais la tête durant quelques secondes avant de replanter mon regard dans le sien.


Félicitation, de vive voix cette fois-ci.

J'écartais le protocole en un temps record.

Si le Quendëtar vous a nommé, c'est qu'il est finalement sorti de sa transe au sein du cocon ?

L'information aurait été intéressante, rafraîchissante. D'autant plus que Lessien Melwasúl détenait à mon sens une bonne partie des réponses à mes interrogations.
C'est à ce moment-là que le shaman Fulgrim fit son apparition dans l'âtre de la tente, ensanglanté, une tête de troll jetée négligemment à nos pieds. Je reconnus la créature. J'adressais un sourire au colosse. La pression redescendais d'un cran.


Ah, vous voilà.
J'espère que vous ne m'en voulez pas d'avoir achevé ce troll pour vous.
Déposez la viande auprès des soldats, nul doute qu'ils seront la débiter et nous laisser l'occasion ce soir d'honorer ce don de Galmaniel de ce fameux repas de guerriers.


Le shaman du Sanglier Blanc Okkoto avait ce je ne sais quoi de franc et agréable. Il était de cette race de guerriers, fiers et brutaux, sauvages mais respectueux. Une vision alternative du respect de la Nature et de l’Équilibre. Une vision qui n'était pas pour me déplaire.
Me retournant vers Anwë.


Les membres de mon Escouade ne sont pas tous arrivés.
Nous attendons encore l'Ambassadrice Irielle ainsi que les deux mages Arténiens. Il serait prématuré d'engager les discussions sur l'approche à tenir à Elrohir en l'absence d'un tiers de l'Escouade.
Je vous propose donc que nous profitions de cette soirée pour nous reposer et dîner convenablement. Le voyage n'a pas été de tout repos depuis Drogmar.


Malgré mon endurance, cette dizaine de jours de traversée dans la neige m'avait aussi éprouvé.
Sans compter le sang séché du troll dans mes cheveux et l'odeur nauséabonde de l'intérieur de l'animal.
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Lüdik 10 Danurmos du 1563ème cycle à 11h59


Tabatha était entrée en ville sans même jeter un regard à l’environnement, qu’elle traversait à grands pas.

Sa colère s’était encore enflée. Cette fois, c’était les elfes qui s’en donnaient à cœur joie. Et Altarielle avait certainement du batailler pour rétablir la situation.

Et forcément, les arténiens vont y aller de leur grain de sel… Forcément… Quel bordel…

La Commandante grommelait quand elle entendit un cri derrière elle !

BOUH !

Eléa camouflée s'amusait à lui faire peur et non loin d’elle, Iris semblait occupée à regarder de droite et de gauche. Sa passion d'artiste certainement. Des croquis à venir.

Tabatha se précipita vers les filles, colère et fatigue envolées. Au tout dernier instant, la Commandante s’empêcha de se jeter sur ses filles pour les prendre dans ses bras, se contentant de poser ses mains sur leurs épaules.

Je suis contente de vous voir les filles…

Tabatha aurait voulu dire bien d’autres choses. Iris et Eléa avaient dû se débrouiller sans elle. Elles avaient dû souffrir et avoir peur. La Commandante se contenta de peu de mots, les félicitant de leur courage.

Quand Iris lui apprit qu’Altarielle lui avait sauvé la vie, Tabatha sentit sa gorge se nouer. Ainsi le danger aurait pu être mortel pour Iris ? Contenant ses sentiments, la Commandante ne prononça pas un mot et entraina les filles vers un rocher où elle déposa son sac de voyage.

J’espère que tu as remercié Altarielle Iris…

Rien d’autre à dire. La peur rétrospective qu’éprouvait Tabatha la bloquait. La colère également. L’Alliance était l’Alliance. Mais Tabatha ne risquerait plus la vie des filles pour un Empire incapable.

Tu dois t’équiper Iris ! Il te faut une armure ! La mienne est trop puissante pour toi, sinon je te l’échangeais contre les bandages bénis en attendant. Altarielle devrait savoir où te trouver une armure…

La Commandante avait sorti son arc court et un carquois de flèches de son sac et tendit le tout à Eléa.

Mon arc est à toi… Prends en soin Choléra !

Tabatha avait souri en prononçant le surnom d’Eléa.

Nous devons nous reposer et nous organiser pour la suite. Je vais voir si je trouve Altarielle. Ne vous éloignez pas les filles…


*** Tente d’état-major ***


Les filles savaient où se trouvait Altarielle et la Commandante soupira.

Il lui fallait ressortir de la ville...

Tabatha reconnut l’orc immense pour l’avoir plusieurs soigné, face à ce fou furieux d’Igor. Elle fut surprise de l’entendre s’exprimer en langue elfique. Le nêr présent aux côtés de l’Esthète devait être Anwë Felagund.

Si la colère était passée, la mauvaise humeur de Tabatha restait présente. Elle n’avait aucune envie de se plier à des rites de politesse pesants. Qu’ils soient elfiques ou arténiens. Au moins, les orcs n’étaient pas aussi regardant avec ces idioties. Elle ferait les choses à sa manière et dans l’ordre de ses priorités.

Tabatha s’était approchée de la nis et posa sa main sur l’épaule d’Altarielle.

Iris m’a dit que tu lui as sauvé la vie... Merci Altarielle ! Si un jour je peux faire quoi que ce soit pour toi…

Tabatha savait que pour Altarielle, ses remerciements n’étaient pas nécessaires. Elle avait pourtant tenu à la remercier.

La Commandante salua le shaman d’un signe de tête et regarda le nêr inconnu.

Le bonjour messire... Je suis Tabatha Defrancie. Commandante des Traqueurs Impériaux. C’est un plaisir d’être à vos côtés. J’espère pouvoir me montrer utile.

Si Altarielle n’était pas restée chef d’Escouade, la Commandante aurait été moins chaleureuse.

Tabatha aurait maintenant plus de mal à accorder sa confiance. Sa naïveté, sa confiance naturelle en ses pairs et sa large ouverture d’esprit, avaient pris une claque magistrale. Iris avait failli être tuée alors que des gens s’occupaient de leurs petites affaires personnelles. Qu’ils soient de l’Empire où d’ailleurs.

Dorénavant, elle serait plus vigilante avec ses relations. Mieux valait quelques amis sincères qu’une cour de courtisans préoccupés par leurs devenirs.


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie
Information détaillées
Irielle
Ambassad'rice, Sphèr’ du Cerkl’, Ambassadhrice pour la non vie
Union de Hâvrebois

le Lüdik 10 Danurmos du 1563ème cycle à 17h53

Irielle rejoignit enfin le campement proche d'Elrohir. Elle retrouva sur place Atarielle, Fulgrim et Ush ainsi que les traqueuses. Il y avait aussi un ner qu'elle ne connaissait pas.

Elle s'approcha de lui et le salua d'un signe de tête en lui disant.

Aiya Heru, Je suis Irielle Addash, Ambassadhrice pour la non vie et pour Gor'Kaggar.

Elle le détailla un instant, histoire de se faire une idée sur celui qui se tenait en face d'elle.


Puis elle se tourna vers Altarielle et ses compagnons d’escouade.

Je suis heureuse de vous voir tous, le voyage n'a pas été trop difficile?

Pour Irielle, ce n'avait pas été facile. L'esprit de la forêt l'avait entravé mais ce n'était pas ce qui la chagrinait pour le moment. Elle détourna ensuite la tête pour que ses yeux ne trahissent pas ses pensées...

Elle se trouvait confrontée à son passé, à une Eldalië qu'elle avait en souvenir et qui aujourd'hui ne semblait pas tout à fait correspondre avec ses souvenirs. Elle devait réussir à faire la paix, la paix avec sa contrée natale. Cela devrait se faire, car si elle ne dépassait pas ses tourments, elle ne pourrait pas travailler efficacement pour leur mission.

Irielle était perturbée, elle n'avait aucun doute sur sa vie actuelle, mais les blessures du passé venaient de se rouvrir. Elle avait essayé de les panser avec l'aide d'Elteor il y a longtemps,. Mais elle n'avait pas pu aller au bout de cette aventure malheureusement. Elteor l'avait laissée aux portes d'Orodreth et elle avait du repartir car ce dernier avait dû aller aider à repousser une attaque de ses frères d'aujourd'hui.

Elle regardait donc le campement elfique, en sentant monter un flots d'émotions, et elle regretta que son Arkhon ne soit pas là. Elle ne savait pas trop comment faire....


Information détaillées
Éléa
Kohrienne, Traqueuse Impériale
Empire de Kohr

le Lüdik 10 Danurmos du 1563ème cycle à 23h45

*** Les flèches de la jeune fille firent mouches en allant se planter dans la peau du troll, hélas pas assez profondément pour le faire flancher, juste assez pour le chatouiller. Lui lancer des cailloux aurait put être tout aussi efficace. Seuls les attaques d’Altarielle et de l’Orc combinées eurent un réel impact sur la cible, qui d’ailleurs rendit son dernier son dernier souffle sous les flèches de la Nis. Le danger écarté, Éléa retourna auprès campement, guettant l’arrivée des derniers retardataires. D’ailleurs, l’un d’eux se mit soudainement à pointer le bout de son nez d’un air furibond. Passant juste à côté du campement, Tabatha ne sembla même pas remarquer sa traqueuse préférée. Cette dernière décida alors d’attirer son attention à sa façon. Le cri retentît, assez fort pour faire sursauter la Commandante qui se retourna en direction de ses filles chéries. ***


*** Ce fut avec un large sourire qu’Éléa accueillit sa supérieure, bien heureuse de la revoir après cette rude traversée de la forêt elfique. S’occupant de la Peste dans un premier temps, Tabatha se tourna ensuite vers Choléra pour lui offrir l’arc qu’elle lui avait promis, ainsi que les flèches allant avec. L’arme semblait de facture similaire a celle qu’elle possédait actuellement, à l’exception des runes parcourant cette dernière. Pas de doute, ces enchantements allaient s’avérer utile pour que ses flèches puissent gagner en puissance.
Laissant alors la Commandante repartir pour discuter de la suite des opérations avec les adultes, Éléa s’amusa avec son nouveau cadeau. Testant alors la solidité du bois et la rigidité de la corde, elle arma alors une flèche factice en direction d’Iris qui se trouvait non loin de là, occupée à elle ne savait quoi encore, certainement à bouder pour ne pas changer.
***
Information détaillées
Ushkaangha
Shaman, Grande Shamane du Cerkl'
Union de Hâvrebois

le Malina 11 Danurmos du 1563ème cycle à 17h26

*** Quand elle fut en vue du fleuve gelé, l'orcresse su qu'il ne restait que peu de route, et qu'une fois le sentier trouvé il ne lui faudrait que peu de temps pour rejoindre le point de rendez-vous.

Seulement, si pour la plupart de ses compagnes la traversée serait facile, et même si elle faisait partie des orcresses légères, elle doutait fortement pouvoir éviter de se retrouver sous la glace... Ne voulant pas risquer de tremper ses précieuses affaires, elle lança de toutes ses forces sa sacoche, bien fermée, vers l'autre rive. Son paquetage atterri sans trop d'encombre presque là où elle le voulait, c'est à dire dans un large buisson qu'elle avait imaginé plus solide : le bois craque un peu, et la sacoche, au lieu de se trouver au milieu loin du sol, se retrouva pendant à quelques branchettes, à quelques centimètres du sol... Mais peu importait, il était au sec, le résultat était bon.

Puis, prudemment, l'orcresse avança sur la glace, écoutant les sons alentours avec attention, cherchant le moindre craquement sourd caractéristique. Tout se passa bien jusqu'au premier tiers de la distance, puis rapidement la glace s'exprima, de plus en plus fortement. Elle allait céder, il fallait agir vite...

L'orcresse pria ses dieux, ses esprits ainsi que celui de la forêt de la laisser continuer son chemin, tout en se figeant, attendant de savoir si elle pouvait encore faire un pas ou si le moment était venu. Elle avança son pied droit, puis l'appuya tout doucement sur la glace. Qui craqua si fortement qu'elle en eut des frissons.

C'était le moment ou jamais...

Ushkaangha se lança, bras vers l'avant, de toutes ses forces aussi loin possible devant elle. Elle heurta avec douleur la glace qui craque à nouveau sous son poids mais ne céda pas, contrairement à celle qui se trouvait sous elle précédemment. Sans se poser de questions, l'orcresse se redressa aussi vite qu'elle le put et fonça vers la rive sans demander son reste.

Ce fut ardu, mais ce fut couronné de succès : l'orcresse arriva près de sa sacoche sans avoir mis un seul pied dans l'eau. Pour autant, elle était loin d'être sèche, vu la suée qu'elle venait d'avoir...



Plus tard, une fois le sentier trouvé et le reste du chemin parcouru, elle retrouva le campement des elfes. Elle suivit le mouvement et salua Fulgrim et les autres qu'elle retrouvait enfin.

Elle salua aussi les elfes présents, mais ne dis mot. Ici, elle était minoritaire, et sans doute perçue comme intruse, ou pire, ennemie, de la part de certains... alors elle resta en retrait, paisible, à l'écoute, attentive, comme de coutume. ***
Information détaillées
Fulgrim Kass'Bid'
Tharkûn du Cerkl', Shaman du Cerkl'
Union de Hâvrebois

le Mirion 12 Danurmos du 1563ème cycle à 15h29

Altarielle acquiesça à l'idée du repas entre l'escouade et les membres de la Tempête. Si ils devaient effectué une mission ensemble, autant apprendre à se connaitre. En tant qu'Orc du nord de Gor'Kaggar, Fulgrim se disait qu'il fallait mieux montrer patte blanche. Les Elfes de la Forêt et les Orcs s'affrontaient depuis des centaines de cycles. Même si, dernièrement, les attaques sur le territoire sacré elfique se faisaient de plus en plus rare, mise à part par quelques clans nomades disparates qui ne comprenait ou ne voulais comprendre que la paix avec les Elfes avait été déclaré. Malheureusement, les vieilles habitudes de pillages de son Peuple avaient la vie dure.

Lorsqu'il apporta la viande de Troll aux guerriers elfes, il vit la méfiance dans leurs yeux. Quoi de plus logique ? En tant que guerrier, il le comprenait parfaitement. Pour avoir eu une discussion sur les Dieux Elfes avec Selesnya, il avait une idée pour amadouer ces guerriers elfes.


Euh, Ayia, komm' on dit chez vous. J'viens avec d'la viande d'Troll, tué par l'Esthète d'votre Klan, Altarielle. Nous avons affrontés la bête ensembl' et j'me suis dit ke vous auriez aimer manger d'la viande tué s'lon vos traditions, en l'honneur d'vos Valars. J'espèr' ke vous accepterez c'kadeau d'ma part et ke nous pourrons liés des liens remplis d'respect entr' guerriers.

Il déposa la viande aux guerriers, qui semblaient l'accepter. Puis, il se dirigea vers un coin tranquille. Il devait s'entraîner. Il croisa Ush', Irielle ainsi que l'humaine kohrienne. Il les salua et commença à s'entrainer.

Sang et Honneur !
Information détaillées
Iris Selaginella
Etudiante de la Faculté, Aspirante Traqueuse
Empire de Kohr

le Mirion 12 Danurmos du 1563ème cycle à 17h06

Non ! Iris n'avait pas remerciée Altarielle et venait de se rendre compte à l'instant de sa bévue. Malgré cette impolitesse, l'Elfe avait continuée à veiller sur la jeune fille. Preuve si il le fallait de la noblesse de l'Esthète.
Iris voyait peut-être en elle, une Aïlinel. Mais une Aïlinel plus brute et plus rustique. Une Aïlinel encore sauvage.
Ou bien était-ce simplement parce qu'il s'agissait de deux elfes blondes et que son esprit avait en réalité une réaction très raciste. Mais alors pourquoi ne ressent-elle pas la même chose pour Irielle, qui était plus tête en l'air et plus douce qu'Altarielle.


Iris en train de réfléchir à la question perdit le fil de la conversation avec Tabatha.

J'irai la remercier et je lui demanderai si elle peut me trouver un équipement.


La jeune fille lorsqu'elle était perdue dans ses pensées ne fit pas attention au cadeau que venait de recevoir Éléa. Fort heureusement sinon elle risquait d'être jalouse.
Observant sa commandante s'éloigner, Iris prit la décision qu'il était temps de se venger pour l'avoir forcé à s'excuser auprès d'Enola. Peu avant son entrée dans le campement, l'Aspirante avait ramassée des excréments de troll prétextant que c'était pour ses recettes d'Alchimie.
La vraie raison était bien entendu toute autre.
Se faufilant dans la tente de Tabatha, elle mélangea les quelques vêtements de rechange de la commandante avec la crotte de troll.

Elle sorti de la tente comme si de rien n'était et alla trouvé un peu d'eau pour se laver les mains.
Puis se dirigea vers la tente qu'elle partageait avec Éléa, en espérant que cette dernière ne l'avait pas surveillée sinon de nouveau gros problèmes risquaient d'arriver.
Information détaillées
Anwë Felagund
Quendë, Chef du Clan de la Tempête, Elu de la Tempête
Peuple Elfe

le Mirion 12 Danurmos du 1563ème cycle à 22h16


*** *** Campement de la Tempête, tente d'Etat-Major, près d'Elrohir. ***
***



Elle était face a moi, cette trublionne. Et j'aurais aimé rentrer dans un conflit, auparavant.

Je la regardais froid et absent.


Lessien n'est pas encore parmi nous
.
Je ne sais par quel miracle il m'a parlé. Mais c'est lui qui m'a annoncé après mon rêve ma nouvelle vocation.


Je regardais la nis, et l'yrch apparut et jetait la tète de troll. Ils aiment les trophées. Fulgrim, Tharkhûn du Cercl'k. Je le reconnaissais.

J’avançais vers lui, a distance de frappe.


Enchanté Fulgrim Kass'Bid, Tharkûn et Shaman du Cercl'k, je vous reconnais des gravures que nos éclaireurs ont constitué de vous.

Vous etes plus connu que vous l'imaginez.

Je suis heureux de recevoir un fier guerrier de la Force ici et ce troll est ici pour le constater.

A présent, détendons nous entre guerriers.


Je regardais Altarielle.

Elle dirige cette escouade, et bien que je sois chef de clan, elle sera votre Guide en Eldalië, et je serai son assistant. Je serai votre agréable hôte en toute occasion cependant.


Information détaillées
Altarielle
Investigatrice de la non-vie, Esthète de la Tempête
Peuple Elfe

le Joriol 13 Danurmos du 1563ème cycle à 09h36

*** Campement de la Tempête, tente d'Etat-Major, près d'Elrohir. ***

Je vois.

Mensonge.
En réalité, je peinais à comprendre. Le Quendëtar était supposé être enfermé dans un cocon, incapable de communiquer avec son peuple pour lui indiquer la marche à suivre. S'en était donc suivi un chaos sans précédent de ma courte vie d'elfe : sans guide, le navire n'allait jamais bien loin.

Je restais un temps silencieuse alors que les autres invités de l'Alliance arrivaient.
La transe dans laquelle avaient été placés le Quendëtar et les Grands Prêtre était-elle finalement une vaste blague destinée à la populace ?
Ou bien le Grand Conseil, élite qui dirigeait désormais ce qu'il restait d'Eldalïe d'une main mollassonne cachait-il délibérément des informations ?
Tout était à envisager vu la teneur de la révélation d'Anwë.

Mes pensées s'évanouirent lorsque Tabatha vint poser sa main sur mon épaule.
Sa sincérité transparaissait clairement de ses mots. Je la fixais une poignée de seconde, souris, puis retournais mon attention sur l'ensemble de l'assemblée.


Hanta Herunor Anwë.
Comme nous l'avions convenu au sein de l'Escouade, en territoire elfique, nous parlerons l'elfique. Un langage unique pour les informations concernant l'ensemble du groupe.


L'Escouade le savait, il n'y avait là nulle forme de nationalisme.
Il s'agissait simplement de se fondre dans la masse.


Bien que certaines d'entre nous ce soient déjà présentées, regard vers Irielle et Tabatha, je me permets un rapide tour d'horizon.

Un à un, j'indiquais à Anwë les noms sur les visages.

Il y a donc Tabatha, archère et capable de communiquer avec son Dieu. Polyvalente, instruite, percutante.
Elle est suivie par deux adolescentes atani que vous avez peut-être aperçues : Iris et Eléa. La première manque d'entrainement et la seconde démontre déjà certaines capacités intéressantes. Toutes deux tendant à manier dagues et arcs tout en excellant dans les opérations discrètes.
Ensuite, Irielle, qui comme elle s'est présentée, dispose d'une double étiquette de diplomate. Elle est l'une des principales fondatrices de cette Alliance. Son parcours peut paraître atypique, mais elle a su en tirer parti. Linguiste accomplie, elle sait également puiser dans les forces divines.
À ses côtés, deux shamans. Fulgrim, de l'Esprit-Totem du Sanglier Blanc, que vous connaissez par votre passé commun, et Ushkaangha, dont les connaissances m'ont paru nécessaires pour remplir les objectifs de notre mission.


Me tournant plus particulièrement vers Irielle.

Pour rebondir sur votre question Ambassadrice, le voyage ne fut pas de tout repos.
Après avoir laissé entre les mains des prêtres de Shadaliel les quendi à escorter, nous avons vite constaté que l'Esprit de la Taurë tolérait mal les étrangers bienveillants. S'en sont suivis quelques échanges avec les trolls et une traversée glaciale dans le fleuve qui traverse notre territoire.
Fort heureusement, personne n'a été lourdement blessé. Plus de peur que de mal dirais-je en résumé.


Un silence plana.
Dans les regards, la fatigue était palpable.


Bien.
Inutile de prendre racine. Regagnons nos tentes pour nous décrasser.
Comme l'a dit Fulgrim, ce soir nous dînerons ensemble. Les prochains jours seront probablement éprouvants : profitons de ces instants de détente.


Rompant le similicercle qui s'était créé, je me dirigeais vers Irielle.
Je posais une main sur son épaule.
L'épreuve avait déjà débuté pour elle.


Si vous ressentez le besoin d'échanger, ma tente vous est ouverte.
Courage. Vous réussirez
, fis-je à mi-voix.
Information détaillées
Tabatha Defrancie
Commandante des Traqueurs
Empire de Kohr

le Joriol 13 Danurmos du 1563ème cycle à 11h12


Le chef de la tempête n’avait pas répondu à Tabatha. Il n’avait même pas daigné la regarder.

Ushkaangha et Irielle, elles aussi avait été ignorées. Quant aux filles, on n’en parlait pas.

Ce Felagund était-il un autre personnage imbu de lui-même ? Un chef trop occupé à d’autres prérogatives ? Pourtant, le nêr avait parlé au shaman d’Hâvrebois. Peu importait d'ailleurs. Un chef incapable d’accueillir ceux qui venaient épauler ses compatriotes ne méritait pas son titre. Il ne s’agissait pas seulement de diplomatie, mais de la plus élémentaire des politesses. Bien heureusement, Altarielle restait l’autorité de l’Escouade. Sans cela…

La voix d’Altarielle retint le mouvement de la Commandante.

Voilà ce qui était digne d'un véritable chef…

Tabatha était presque certaine qu’Altarielle se forçait à garder bonne contenance. La nis faisait des efforts et prenait sur elle. En tout cas, de véritables présentations était faites. Maintenant, en savoir plus sur Felagund n’intéressait plus Tabatha. Tout comme le fait qu’il en sache plus sur elle.

Le chef de la Tempête était certainement empêtré dans un rôle comme l’étaient les kohriens et les arténiens, qui se pensaient importants. Tous occupés à sauver ce rôle, se perdant à vouloir ménager la chèvre et le chou et se préoccupant de vétilles, alors qu’un unique danger menaçait le monde.
Pour Tabatha, la diplomatie actuelle n’avait plus aucune raison d’être. Idéo ne devait plus compter que deux peuples. Les vivants et les morts. Une nouvelle diplomatie devait naitre. Permettre aux vivants d’éliminer la non-vie par tous les moyens. Un enfant le comprendrait. C’était les hâvreboisiens qui lui avaient paru les moins décevants jusqu’ici. Jusqu’ici…

Galiad n’aimait pas particulièrement les elfes et semblait détester Altarielle. La Commandante n’avait rien fait pour tenter de convaincre son supérieur mais elle, avait toute confiance en l’Esthète. Tabatha épaulerait la nis de tout son poids. Irielle, elle aussi œuvrerait pour une véritable Alliance. Ushkaangha semblait raisonnable mais Tabatha la connaissait mal. La Commandante estimait Fulgrim Kass’ Bid’ peu fiable. Il ferait passer Hâvrebois et ses Klans avant toute autre chose. Quant aux arténiens, Tabatha n’avait pas vraiment d’avis. Elle ne connaissait pas Fiz et avait simplement assisté aux cours de runes donnés par Heilm.

Ushkaangha était restée à l’écart mais paraissait en forme. La traversée de la forêt l’avait certainement fatiguée mais la shamane était solide. Irielle, elle, paraissait préoccupée. Peut-être que le fait d’être séparée d’Arkhon, à peine devenue son épouse lui pesait.

Tabatha se détourna sans un mot de plus et s’éloigna de quelques pas pour rejoindre Peste et Choléra.

Les filles ! Vous ne quittez pas le campement ! Si vous avez besoin de moi, je serai dans ma tente. J’ai quelques courriers à rédiger…

La Commandante se pencha et parla beaucoup plus bas.

Et surtout… Tenez-vous correctement ! Je crois que certains ici n’apprécient pas notre présence. Peut-être qu’ils préféreraient être esclaves des slaads…


*** Tente de Tabatha ***


La Commandante recula en murmurant le nom de sa déesse…

Son armure shrinn en main, elle ne pouvait que constater les dégâts. Son sac de voyage resté fermé avait étouffé l’odeur nauséabonde et l’armure cachait des excréments.

Un troll…

Tabatha recula encore et s’assit sur son lit de camp, déposant son armure sur le sol. La colère qui couvait depuis sa traversée de la forêt, atténuée par les retrouvailles avec le groupe, renaissait en force. La Commandante avait du mal à imaginer un elfe facétieux et il y avait peu de chance qu’un soldat même engoncé dans un traditionalisme pesant, agisse de la sorte. Il restait Iris…

Peut-être qu’elle se venge parce que je l’ai laissée seule en forêt… Ou pour l’arc d’Eléa ? Non… Elle pense que je l’ai abandonnée…

Tabatha réfléchissait…

Elle n’aurait jamais de preuve irréfutable qu’il s’agissait d’une vengeance d’Iris. Les filles deviendraient proches et les meilleures amies du monde. C’était certain même si elles ne le comprenaient pas encore. On n’en était toutefois pas encore là. Eléa n’aurait jamais aidé Iris. Et même, elle se serait empressée de l’empêcher de nuire. Pas question de punir Eléa. Et sans preuve tangible, pas question de punir Iris…

*** Campement ***


Tabatha n’avait pas été longue à retrouver les filles. Eléa lustrait son nouvel arc et Iris jouait à lancer une dague d’entrainement contre un tronc d’arbre.

Iris ! Eléa !

La Commandante déposa le ballot de linge souillé sur le sol.

Eléa… Je veux que tu montes la garde devant ma tente. Personne ne doit y entrer ! File ma belle !

Tabatha sourit à Iris et tira sur une couette brune.

Ce n’est pas dans mes habitudes de demander ce genre de chose mais j’ai besoin que tu me rendes un service. J’ai énormément de travail. Je dois parler à Altarielle… J’ai des missives à rédiger et une foule de petites tâches assommantes à accomplir…

La jeune femme désigna le linge sur le sol d’un doigt et soupira.

Ce n’est pas trop ragoûtant, je te préviens… Soit un troll a déféqué dans mon sac et sur mes affaires, pendant que je me bagarrais avec une autre bestiole… Ou nous avons un imbécile qui veut la bagarre. Tu as dû remarquer que certains gardes nous regardent d’un drôle d’air… C’est pour cela que j’ai envoyé Eléa monter la garde devant ma tente ! Tu serais gentille de laver ce linge pour moi. Il y a un ruisseau non loin et du savon noir dans le ballot… Tu me rends un grand service ma belle…

Tabatha avait passé sa main sur une joue chaude et avait laissée Iris sans attendre de réponse.

Eléa avait une mission et Iris rendait un service peu glorieux mais utile. Il n’y avait pas de punition. Si Iris était coupable, elle comprendrait certainement. Et peut-être ruminerait-elle une autre vengeance... Si elle était innocente, elle bouderait un moment et se calmerait.

Très vite pourtant, il faudrait qu’Iris finisse par trouver sa vraie place dans le groupe…


"Forge ton esprit pour mieux tremper tes lames" Aliénor Defrancie

Page [1] [2] [3] [4]


Actualiser Retour à la liste des forums Remonter en haut de page