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IDEO : Les Domaines Oubliés

120 Joueurs sur Ideo (4354 inscrits) : 63 humains (2247), 28 elfes (1365), 29 orcs (742) | 5 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Pas salés, pas humides...

Emotions (ouvert à tous)
Le Monde des Rêves : Les rêves sont un moyen d'échapper à la réalité quotidienne. On peut rencontrer d'autres rêveurs dans le monde des rêves, mais ces rencontres floues, si elles sont parfois enrichissantes n'ont jamais valeur de communication. Pas de diplomatie ni de serments ici car les rêves sont avant tout ... des rêves.

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Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Lüdik 12 Logalios du 1558ème cycle à 14h18

*** Cela faisait un moment qu'il n'avait pas mis son pendentif. Après le procès, il avait peur des rêves que cela lui procurerait. Mais il était plus que temps de passer à autre chose. Peut-être avait-il besoin de chercher quelque chose dans le monde onirique ? Peut-être voulait-il y croiser du monde ? Cela avait-il vraiment de l'importance ?
Il s'allongea sur la banquette de sa chambre qu'il utilisait pour sa dernière nuit à Gardebois et se laissa plonger dans le sommeil. ***


Ce n'était pas une grande plage ni une petite crique. Elle ne devait pas faire le tiers d'une lieue mais c'était déjà bien assez grand. Elle était délimitée par les falaises qui la dessinait et lui donnait sa forme de croissant.

Il se retourna et chercha comment il avait pu arriver ici. Puis il se souvint qu'il rêvait. Un hoquet amusé ponctua cette constatation. Il ne doutait pas pouvoir sortir de là à tout moment.

Le grondement des roulis de l'eau lui fit sourire de délectation. Il ferma les yeux, comme pour s'imprégner davantage du son. Et de l'odeur. L'air marin était tel que dans ses souvenirs : léger, vivifiant et salé. Un souffle erratique faisait voler ses cheveux qu'il n'avait toujours pas coupé depuis un moment. Il avait une sacré tignasse désormais. Et cette dernière valsait sur son visage, glissait sur ses traits, retombait pour mieux s'emmêler l'instant d'après.

Ouvrant les yeux, il revint à la mer. Toujours aussi belle, toujours aussi puissante. Si inertielle et pourtant si irrégulière. Il s'en approcha, les lèvres ouvertes en un large sourire. Sous ses pieds le sable sec devint de plus en plus humide, parsemé qu'il était de galet.

Alhaar en aperçut un qui attira son regard. Presque rond et quasiment plat et pourtant avec quelques irrégularités de-ci, de-là.

Joli, souffla-t-il après l'avoir ramassé et nettoyé d'un peu de sable.

Il continua son chemin. Un chemin parsemé de sable humide et de galets. Le sable lui collait aux bottes. Il avait ses bottes. Elles laissaient de nettes empreintes qui s'engorgeaient à mesure qu'il s'éloignait d'elles. Il ramassa de nouveaux galets.

Bientôt le ressac de l'eau vint lui tremper les pieds. Il s'arrêta, observant l'eau immergé le cuir puis repartir dans l'autre sens en creusant le sable autour de ses semelles. Il releva son regard. Le flux de l'eau le mena aux vagues et les vagues dessinèrent de nouvelles crêtes éphémères qu'il sauta une à une jusqu'à la ligne d'horizon, jusqu'à l'absolue immensité de l'océan.

Il respira profondément, les étirées, les coins relevés. Il resta un instant comme ça à apprécier la scène. Il aimait la mer. Mais celle-ci lui semblait bien vide. Pas d'oiseaux, pas de cris. Juste les pierres silencieuses, l'eau infinie dans le lointain, répétitive devant lui et le vent qui sifflait. Un savant mélange d'ordre naturel et pourtant désordonné.

Sous ses bottes le sable creusé devint gênant. Il se déplaça doucement, éparpillant des gouttes qui revinrent aussitôt à la mer. Il réunit ses galets dans la main gauche et en saisit un entre le pouce et l'index de la main droite, reposant sur le majeur. Il assura sa prise. Puis il le lança avec force.

Le caillou plat vola un instant, toucha l'eau, rebondit, rebondit, rebondit puis disparu dans le rouleau d'une vague.


Ah ! s'exclama Alhaar comme s'il était à la fois déçu, surpris et intrigué.

D'accord. Voyons voir.

Il répéta le geste. Cette fois la vague n'était même pas encore brisée. Le caillou vint s'arrêter au milieu du mur d'eau qui arrivait vers lui. Un sourire espiègle éclaira le visage du jeune homme.

Il attrapa un troisième galet. Le soupesa un instant puis sans le regarder il déclara :

Caillou-Alhaar, ta mission... que tu as accepté, sera de traverser la prochaine vague.

Il plissa les yeux, ploya tout son corps pour plus d'élan, banda ses muscles et lança la petite pierre plate qui vola...
La Justice est belle ! Pourquoi ne pas l'aimer ?

Et dans le détail, elle se révèlera ! (Thème d'Alhaar)
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
Royaume de Keldar

le Lüdik 12 Logalios du 1558ème cycle à 17h34

***
Ce jour là, davantage encore que les précédents, le froid avait été mordant. La Chevalier avait eu l’impression que le grésil affronté tout au long de la journée l’avait pénétrée jusqu’à la moelle. Le soir au bivouac, le feu, lui semblait-il, l’avait davantage fait frissonner qu’il ne l’avait réchauffée, ou peut être était-ce la fatigue accumulée sur la route.
Elle avait ouvert son Grimoire et ce faisant avait fait tomber son pendentif du rêveur. Elle l’avait ramassé d’une main distraite, sans trop savoir pourquoi il se trouvait là puisqu’elle ne le mettait jamais, puis avait rapidement refermé le Livre, tiré la couverture à elle avant de s’endormir en frissonnant, le pendentif toujours au creux de sa main rabattue contre sa poitrine…
***



La pierre vola au raz de l’eau sur quelques mètres avant que sa trajectoire ne s’infléchisse pour heurter la surface. Mais au lieu de s’y enfoncer, le petit galet, comme s’il était conscient de sa mission ricochât vivement pour aller affronter la vague qui venait à sa rencontre. Il pénétra le mur d’eau avec fracas. Le fracas du métal contre la pierre, celui d’une batterie de cuisine qui heurte le sol.

A vrai dire, le bruit venait de derrière Alhaar.

Ludmilla venait de se laisser tomber sur les galets, sans douceur, comme le voyageur s’affaisse près du feu après une longue marche. Elle était vêtue de son armure intégrale et seule sa tête se trouvait sans protection, son heaume gisant à ses cotés, libérant sa longue chevelure fauve.

Elle fixa les flots le temps que la vague dans laquelle le galet venait de se perdre vienne s’échouer langoureusement aux pieds d’Alhaar. La jeune femme respirait lentement l’air marin, et la lassitude pouvait se lire sur ses traits à chacune de ses inspirations. Puis, l’instant d’après, à moins que des heures se soient passées, elle se tourna vers le jeune homme et lui demanda d’une voix déconcertée.


Quel est donc ce prodige ?


Elle marqua un silence, puis dévoila le fond de sa pensée.

Comment le roc parvient-il à s’extirper des flots ? Il est pourtant dans sa nature de s’y abîmer…


Ludmilla était pensive. Elle ne savait pas ce qu’elle faisait là, mais ne s’en inquiétait pas, une partie de son cerveau devait avoir conscience de rêver, tandis que l’autre accueillait avec soulagement un interlude au quotidien. Elle ne se souviendrait certainement de rien au réveil et quand bien même serait-ce le cas qu’elle aurait tôt fait de l’omettre.



Et en HRP, n'oubliez pas...
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Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Malina 13 Logalios du 1558ème cycle à 17h55

Alhaar détourna le regard de son petit galet à l'instant où il entendit la ferraille grinçante s'entrechoquer. Il se mordit la lèvre... Il n'avait pas vu si son petit caillou avait bien rempli sa mission.

Il posa sur Ludmilla un regard joyeusement étonné. C'était la première fois qu'il voyait son visage en entier. La dernière fois c'était sous l'ombre d'une capuche. Il eut d'ailleurs un instant d'hésitation. Mais la voix vint mettre fin à ses doutes.

Son sourire éclata, irradiant de bonne humeur et de gaité. Il se retourna complètement vers la jeune femme. Il était toujours aussi séduisant. Ses longs cheveux blonds volant dans le vent reflétaient les rayons de Solior. Sa chemise simple était toujours autant entrouverte, dévoilant un sternum musclé. Son pourpoint tout aussi ouvert était azur et rembourré de quelques fourrures. Il avait sa tenue d'hiver. Son pantalon était simple et tacheté de gouttes d'eau. Ses bottes ruisselaient. Dans sa main gauche, il lui restait encore trois galets de tailles diverses.

Sans répondre tout de suite à la question il entreprit de sortir tranquillement de l'eau, éclaboussant à tout va. Et s'extirpant de la masse qui luttait pour le libérer il lâcha avec un sourire ravageur :


Ainsi vous rêvez de moi...

Il était sorti des flots et fit tomber d'un glissement de doigt un de ses galets aux pieds de la rouquine.

Pourquoi n'essayeriez-vous pas ? demanda-t-il avec un ton légèrement provocateur.
La Justice est belle !
Belle et terrible !
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
Royaume de Keldar

le Malina 13 Logalios du 1558ème cycle à 21h23

La jeune femme sourit en retour à Alhaar, comment aurait-il pu en être autrement ? Sa silhouette athlétique, mais pas râblée, qui se détachait sur l’immensité de l’océan, les embruns et les alizés qui venaient battre ses vêtements et cheveux, sa démarche ferme et tranquille, et surtout son sourire frivole, tout, chez lui, irradiait d’un charme presque surnaturel.

Ludmilla lui souriait donc, mais pas de ce large et franc sourire qu’arborait le jeune homme. La Chevalier n’affichait qu’un léger plissement de lèvres qui lui donnait un air mélancolique, mais ravissant, renforcé par ses yeux qui n’étaient pourtant qu’un abime de déréliction azuré.
Elle avait les traits fatigués et les cheveux hirsutes, d’autant plus maintenant que l’air marin lui rabattait régulièrement quelques mèches emmêlées contre la joue.

Elle observa le jeune homme s’approcher de lui sans mot dire et lorsqu’il lui annonça être dans un rêve, Ludmilla leva un sourcil étonné. Une partie d’elle-même avait reconnu Alhaar et s’escrimait à reprendre le contrôle, pour se fermer, pour afficher au jeune homme le mépris qu’il méritait. Mais ce n’était pas cette femme là qui était aux commandes, c’était la Ludmilla des sentes et charmilles, la Ludmilla des chemins, celle qui parlait à son cheval et rompue à la vie en solitaire. C’était elle qui était venue en cette thébaïde et qui se trouvait convaincue d’être dans son propre rêve… et puisque le jeune homme le lui confirmait…

Elle regarda un instant les galets à ses pieds, puis leva à nouveau la tête vers le jeune homme.


Ma Foi, pourquoi non…


En réprimant un soupire, la Chevalier entrepris de se lever. Les articulations de ses genouillère grincèrent lorsqu’elle se mit à genoux et du sable s’écoula de son cuissot. Puis elle se redressa non sans peine et se retourna vers Alhaar avant de le considérer longuement, un air interrogateur sur le visage, les sourcils légèrement froncés. Elle termina alors par une petite moue contrariée qui n’enlevait rien à son charme et se retourna face aux vagues.

Elle tint le galet que lui avait confié Alhaar dans la main un court instant, avant de brusquement tendre le bras en arrière et de le lancer avec toute sa force vers l’avant. La pierre voltigea sur une bonne distance avant de s’abimer dans la première vague rencontrée. La jeunne femme laissa retomber son bras contre ses hanches dans un bruit métallique et se retourna vers le jeune homme.

Elle le toisa un instant, l’air nullement déçue, mais légèrement attentiste, un air de « je te l’avais bien dit » dans les yeux. Puis elle s’adressa au jeune homme, non sans une pointe d’ironie dans la voix.

Alors, où donc se musse la chafouinerie ?



Et en HRP, n'oubliez pas...
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Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Mirion 14 Logalios du 1558ème cycle à 19h33

Alhaar s'était contenté de répondre au flegme de la jeune femme avec le sourire de l'attentiste et la contemplation de l'amoureux. C'est quelle était une belle femme... lorsqu'elle se prêtait au jeu. Lorsqu'elle ne construisait pas des murs de mépris et d'isolement autour d'elle. Et pour qu'Alhaar tombe amoureux, il en fallait peu. Il n'avait rien cependant de l'amoureux transit. Lui qui aimait sans condition et sans limite, sans hiérarchie et sans exclusivité.

Il laissa donc la jeune femme se relever, préférant s'intéresser aux mouvements de ses mèches glissant sur sa joue qu'aux grincements et claquements de l'armure. Il la laissa s'approcher de l'eau et jeter son caillou comme si elle souhaitait assommer les flots.

Son hilarité était déjà perceptible mais elle éclata lorsque la jeune femme lui jeta ses usuels... Comment qualifier ça ? Son dialecte si propre à elle ? Un court instant il fut comme figé d'incompréhension, malgré qu'il fut tout sourire et prêt à exploser de rire. Et puis soudain le sens des mots semblèrent lui venir. Son visage s'illumina et dans le vent résonna le rire d'Alhaar. Ce rire clair et frais, jeune et enthousiaste.


Même...

Il n'en pouvait plus.

Même au repos... vous n'épargnez personne, lui déclara-t-il sans reproche.

Il s'arrêta rapidement de rire. En conservant pourtant toujours les traits. Et s'approchant de la jeune femme il lui tendit un second galet d'une main alors qu'il brandissait le dernier d'une autre.

C'est un art très simple, commença-t-il.

L'art des enfants et des rêveurs. L'art des compétiteurs aussi. Car il faut parfois s'acharner de technique pour réussir des ricochets.

Il était souriant comme jamais. Exhibant le galet qu'il gardait pour lui il lui montra la prise.

Entre l'index et le pouce, paraphrasa-t-il son geste.

Le majeur en soutien. Tout la réussite des ricochets reposent sur le talent du lanceur. Talent à trouver un galet assez plat, talent à savoir lancer au bon endroit.

Ses yeux clairs cherchèrent ceux de la jeune femme.

Si j'étais vous, je commencerais déjà par enlever cette armure.

Et dans son sourire une canine vint pincer sa lèvre inférieure.
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
Royaume de Keldar

le Joriol 15 Logalios du 1558ème cycle à 13h52

Ludmilla assista à l’hilarité du jeune homme sans mot dire, avec sur le visage une expression d’incompréhension qui se mua en embarras sincère lorsqu’elle fut avisée de ne pas avoir épargné son interlocuteur. Sa gène n’était pas feinte et elle la ressentait avec l’intensité que peuvent parfois prendre des sentiments dans les rêves, de ceux qui laissent encore un gout étrange au réveil. Elle fit donc un pas en avant, tendant le bras vers Alhaar avant de réprimer son geste.

Ho ! Vous me voyez fort marrie de vous avoir désobligé, indulgenciez moi, je vous prie, toute avanie que je vous aurai infligé par inadvertance.

La Jeune femme aurait bien continué son discours, mais elle s’interrompit en voyant Alhaar s’approcher d’elle et passer à autre chose. Elle accepta le galet qu’il lui tendit et le recueillit dans sa main toujours gantée.
Elle écouta alors attentivement les explications du jeune homme, mimant ses gestes à mesure de ses démonstrations.
Enfin, lorsqu’il lui proposa d’enlever son armure, Ludmilla soutint quelques instants le regard du jeune homme, comme si elle réfléchissait à sa proposition.

Certes…


La Chevalier se retourna et fit quelques pas pour s’éloigner des flots, en direction de l’endroit où gisaient son heaume et son arme. Elle commença à se défaire de ses gantelets, le droit d’abord, puis le gauche, avant de désangler ses coudières. Au moment de s’atteler aux brassards elle marqua un temps d’arrêt et s’adressant au jeune homme, tout en lui tournant toujours le dos.

Vous seriez fort amiteux de désangler la lanière au niveau de ma spalière. Ne touchez point à celles qui assujettissent le gorgerin, il me serait astreignant de devoir m’en accoutrer derechef.


Les consignes avaient été données de façon catégorique, comme s’il était évident qu’Alhaar assisterai Ludmilla, sans présenter toutefois le ton péremptoire qu’employait si communément la jeune femme.



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Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Mirion 21 Logalios du 1558ème cycle à 15h17

Alhaar regarda la chevalier s'éloigner pour réunir ses effets en un seul endroit. Il souriait gaiment et la détaillait avec précision. Un sourcil se leva à la requête de la jeune femme. Puis les deux se froncèrent. Pour finalement se relever en un signe de compréhension qui éclaira de plus belle son visage.

C'est seulement alors qu'il marcha à son tour vers la jeune femme, se positionnant juste dans son dos.


Avec plaisir, laissa-t-il glisser dans le vent avec un large sourire.

Il entreprit alors de se prêter à l'exercice. Alhaar n'était pas un chevalier mais il avait quand même une armure. Sans aucun doute moins complète et de moindre facture mais qui en l'occurrence lui permit de ne pas se laisser dépasser par la technicité de l'affaire. Même dans un rêve.
Posant délicatement une main sur l'épaulière de droite, il fit glisser ses doigts pour prendre la mesure des attaches et de leurs boucles. De fait, il était possible à la jeune femme de les enlever d'elle-même, mais cela serait fastidieux.
De la seconde main, il repoussa délicatement les cheveux de la jeune femme qui filaient au vent et les déposa sur son autre épaule. Il profita du sursit pour dessangler avec toute la douceur possible (ce impliquait de ne pas secouer la jeune femme plus que nécessaire) les pièces de métal.


Et d'une, paraphrasa-t-il l'action avant de s'acquitter de la seconde.

Même processus, symétriquement inversé. Et la seconde la sangle gauche défaite rendit l'épaulière plus libre et moins bien fixée, encore et seulement accrochées par les lanières hautes la reliant au gorgerin.
Puis il se retira du dos de sa compagne, se positionnant sur le côté et demanda avec un sourire éclatant :


Autre chose ?
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
Royaume de Keldar

le Lüdik 26 Logalios du 1558ème cycle à 20h15

La jeune femme tressaillie légèrement lorsqu’Alhaar lui prit les cheveux pour les déposer sur son épaule, mais elle ne broncha pas. Elle resta impassible le temps que le blondinet désangle ses spalières.
Elle fut presque surprise lorsqu’elle entendit que le jeune homme avait fini tant le soin avec lequel il avait opéré la changeait de la rudesse avec laquelle elle était équipée et déséquipée la plupart du temps.

Elle se retourna pour faire face au jeune homme lorsque celui-ci eut fini et lui rendit son sourire, moins éclatant peut être plus pudique ou réservé, mais sincère.


Non, je vous sais fort gré pour tant de prévenance.


Sans attendre d’éventuelle réponse, elle se retourna et fit quelque pas en direction des vagues, et se pencha pour ramasser le galet qu’elle avait laissé sur la plage. Elle le prit dans sa main, sans cependant reproduire ce qui lui avait été enseigné.
Au lieu de ça, elle tourna la tête vers son compagnon du moment pour le héler.

Instruisez moi derechef, voulez vous, je redoute de n’avoir point dûment appréhendé le mouvement.

Et Ludmilla déploya son bras vers Alhaar, comme pour l’inviter à venir la rejoindre.



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Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Solior 31 Logalios du 1558ème cycle à 01h16

Alhaar semblait plus irradiant de minute en minute. Il avait gardé ce sourire charmant lorsqu'elle lui avait offert le sien. Il était même devenu plus beau encore, comme s'il s'était chargé soudainement d'une réelle affection pour celle à qui il était destiné. Il avait eu un simplement mouvement de tête qui ne laissait nul doute à l'interprétation : entre "le plaisir était pour moi", "je vous en prie" et "tout ce que vous voudrez quand vous le voudrez".

Une fois encore il laissa sa compagne libre d'initier la nouvelle interaction. Lorsqu'elle l'appela il ne laissa qu'un court instant avant de marcher tranquillement mais résolument vers elle. Et alors que le bras lui avait été tendu, il se saisit de la main qui tenait le caillou avec la même délicatesse qu'il avait pu le faire avec ses cheveux. Il incita le bras à se replier, lui permettant de se rapprocher encore. D'une main, il supportait le poignet de la rousse, invitant la tenue de sa paume vers le haut, révélant un instant la petite pierre plate.

Dans la poigne de cette femme qui s'était vouée à la chevalerie, il déposa son propre caillou. Celui qui lui restait sur celui qu'elle venait de ramasser. Et la même main complètement libérée, il reprit délicatement les deux, laissant peut-être glisser un instant de trop la pointe de ses doigts contre la paume de sa compagne.

Il ne la regardait pas vraiment, il était à ce qu'il faisait avec un charme simple et une présence totale. Il ne lui laissa pas le temps de réagir, générant de la main qui tenait le poignet de la belle un mouvement qui amena celle de la chevalier à s'incliner d'un angle droit. Il n'y avait aucune rudesse mais la douce fermeté du pédagogue.

Un sourire amusé étira ses lèvres.


Le majeur en support, l'index et le pouce en étau, déclara-t-il simplement.

Et dans le même temps qu'il décrivait la prise, la main aux deux cailloux vint épouser paume contre dos celle de Ludmilla. Du moins juste assez pour lui faire prendre la bonne posture et y laisser dans la foulée l'un des deux galets.

Il se retira. Pas de beaucoup. Un pas ou deux. Dans sa main et à titre d'exemple il faisait miroiter avec un sourire éclatant son propre caillou. Il regardait désormais franchement la jeune femme.


Voilà le bon maintien. La suite c'est l'élan du bras, l'élasticité du poignet. L'index est le catapulteur. C'est lui qui va lancer et faire tournoyer la pierre sur son axe. Le pouce n'est là que pour maintenir cette dernière jusqu'au moment fatidique.

Et tel un discobole prit la pose, ancrant ses pieds dans le sable, arquant ses jambes, face à la mer, le bras armé tendu derrière lui, en continuité d'un buste de profil. Et il lança.

Le galet fila vers les flots, amorçant sa descente. Il toucha l'eau agitée et redécolla, laissant derrière lui des ondes trop vite avalées par le mouvement de la mer. Et il continua de filer ainsi, sautant d'impact en impact, dont les traces se rapprochaient toujours jusqu'à leur engloutissement. Galet et ricochets, la vague les fit tous disparaître.

Alhaar se releva, apparemment satisfait et avec un geste d'invitation il dit simplement :


Je vous en prie.
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
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le Joriol 26 Danurmos du 1558ème cycle à 19h25

La jeune femme abandonna son bras à Alhaar avec une docilité gracile, à mi-chemin entre l’apprentie bretteuse et la bachelette conduite sur la piste du bal. Elle se laissait guider, écartant légèrement les doigts pour accueillir la pierre de son instructeur, puis les rétracta imperceptiblement dans un tressaillement au contact fugitif de ceux du jeune homme. Elle garda néanmoins la paume ouverte et le laissa orienter sa main dans la position voulu.

Elle non plus ne le regardait pas, les yeux comme absorbés dans la contemplation des galets.

Elle hocha la tête aux directives du jeune homme et lorsqu’elle eut réceptionné le caillou, elle s’efforça de donner à sa main la position voulue. Elle n’y parvint pas d’emblée et dû le faire tourner plusieurs fois avant que la courbure du galet ne viennent épouser celle de son doigt dans une position qui la satisfasse.

Puis, elle fit face à la mer, murmura pour elle-même
l’élan du bras… l’index catapulteur et arma son bras. Elle lança. Le geste manquait encore de la fluidité requise, mais était moins violent que lors de son précédent essai.

La pierre fut catapultée par l’index, mais tardivement, mal orienté et fila en direction des vagues, mais sur une trajectoire presque parallèle à la plage. La jeune femme se mordit la lèvre, anxieuse, puis le galet heurta les flots. Il ricocha, une seule et unique fois puis s’abima quelques mètres plus loin.


Ludmilla se retourna alors vers Alhaar, un sourire enfantin éclairant son visage. La joie céda cependant bien vite la place à une expression plus flegmatique, même si les yeux de la jeune femme oscillaient entre le regard plein d’expectative de l’élève face à son maitre et une satisfaction contenue.



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Alhaar
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le Solior 14 Goliarmos du 1558ème cycle à 16h02

Et la pierre rebondit sur l'eau, pontifia Alhaar avec une évidente pointe d'humour.

Ses yeux portés sur les flots semblaient s'embellir de la magnificence du paysage. Il se retourna vers Ludmilla avec un large sourire. Un rapide clin d'oeil vint apprécier le ricochet obtenue par la rousse.


A partir de maintenant vous ne pouvez que vous améliorer.

Il tourna la main, paume vers le haut, comme pour libérer un nouveau trésor.

Il vous reste encore un dernier talent à acquérir.

Il laissa le vent ponctuer sa phrase et remplir le silence qu'il laissa s'installer alors qu'il faisait planer le maigre mystère. Et pourtant, il semblait donner une dimension incroyable à ce dernier. La magie d'un rêve peut-être ? Doucement dorés par le soleil déclinant ses cheveux blonds virevoltaient sur ses traits en vagues successives.

Il va vous falloir trouver les bons cailloux, lâcha-t-il finalement en mettant fin au charme de l'attente.

Ses yeux pétillaient d'une espièglerie juvénile. Et de quelque chose d'autre. Un élan, une attraction. Il donnait le sentiment d'être plus présent, plus proche encore qu'il ne l'était déjà.


Je vous laisse chercher les vôtres pendant que je cherche les miens. Tâchez de les prendre plats et pas trop épais. Pas trop gros où ils seront impossibles à lancer et couleront bien assez vite. Pas trop petits où ils seront difficiles à contrôler et n'iront guère loin. Surtout avec ce vent.

Et sur l'air d'une franche compétition il proposa :

Cinq chacun ?
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Ludmilla de Morlac
Chevalier, Herdreaserden, Voix de la Noblesse
Royaume de Keldar

le Lüdik 16 Goliarmos du 1558ème cycle à 16h07

A la réflexion qui suivait le clin d’œil du jeune homme, la Chevalier haussa les épaules. Avec la tête engoncée dans la cuirasse jusqu’au gorgerin, mais les bras libres, le geste avait une apparence presque burlesque et donnait l’impression que la jeune femme était captive d’une carapace trop grande pour elle.

D’aucuns s’escriment sempiternellement à sortir de la médiocrité sans oncques n’y parvenir, quand d’autres s’en extirpent sans qu’efforts eussent-ils parus fournir.


Les mots furent prononcés sans animosité, mais avec une pointe de mélancolie. Un temps de silence, puis Ludmilla reprit, sur un ton qui se voulait plus allègre, même s’il ne faisait guère illusion.

Je m’emploierai à me perfectionner.

Le temps qu’un rouleau vienne s’abattre à leurs pieds, Ludmilla, dont l'humeur se faisait versatile dans les rêves, était à nouveau suspendue aux lèvres d’Alhaar. Si elle ne paraissait pas sensible au regard plein d’intensité du jeune homme, elle était en revanche captivée par ses gestes. Ses yeux suivaient les mouvements des doigts du jeune homme à mesure qu’il décrivait la tâche à accomplir.
Quant il eut fini, Ludmilla resta interdite un instant, contemplant la main qui venait de s’arrêter à la mention du «
Cinq chacun ? ».

Puis elle releva la tête pour croiser le regard de celui qui venait de prononcer ces mots. Bien vite, elle arbora à nouveau cet air méditatif, mi-concentré, mi-indifférent, qu’elle affichait trop souvent.
Elle se contenta de hocher la tête en répétant «
Cinq chacun » d’un air entendu, avant de tourner les talons pour se mettre en quête des galets convoités.

Sans plus prêter attention à son compagnon, la Chevalier se mit à arpenter la plage. Elle ramassa la plus vite possible cinq galets, qui ne correspondait que vaguement aux critères, mais ne s’en retourna pas pour autant.
Une fois assurée de n’être prise en défaut sur le nombre, elle s’attacha à la qualité et chercha plus en détail des cailloux adaptés. Lorsqu’elle en trouvait un, elle jetait celui des cinq précédents qui était le moins profilé pour le remplacer par le nouvel arrivant.
Ainsi, elle n’aurait à se présenter la première avec des galets que son instructeurs pourrait juger médiocre, mais ne connaitrait pas non plus l’embarras de ne pas avoir atteint le quota lorsqu’Alhaar reviendrait vers elle.



Et en HRP, n'oubliez pas...

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