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IDEO : Les Domaines Oubliés

113 Joueurs sur Ideo (4404 inscrits) : 63 humains (2276), 26 elfes (1381), 24 orcs (747) | 6 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Le retour de la Lumière

Le Monde des Rêves : Les rêves sont un moyen d'échapper à la réalité quotidienne. On peut rencontrer d'autres rêveurs dans le monde des rêves, mais ces rencontres floues, si elles sont parfois enrichissantes n'ont jamais valeur de communication. Pas de diplomatie ni de serments ici car les rêves sont avant tout ... des rêves.

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Information détaillées
Alhaar
Keldarien, Chapelain, Légat, Inquisiteur
Royaume de Keldar

le Malina 17 Goliarmos du 1558ème cycle à 20h13

*** Alhaar se tenait assis là. Sur un lit de maigre facture qui avait dû connaître bon nombre de corps étendus et fatigués avant le sien. Qui en connaîtrait d'autres encore. Au sol ses pieds reposaient sur les planches usées. Ses avant-bras étaient appuyés sur les cuisses. Son dos légèrement vouté l'amenait à surplomber le pendentif qui était le sien depuis sa résurrection. Ses doigts glissaient doucement sur le disque onirique, comme si son appréhension sous toutes ses coutures reflétaient les pensées bouillonnantes mais hésitantes qui étaient les siennes. Dans la pénombre de la chambre ses yeux clairs regardaient l'objet sans le voir.

Il était nu. Aussi nu qu'au premier jour dans cette posture pensive. Derrière lui les draps froissés recouvraient le lit et le corps allongé qui se soulevait doucement sous l'effet d'une respiration apaisée par le sommeil. Un souffle dans lequel Alhaar y aurait perçu la satisfaction des ébats précédents. Il n'en était plus là.

Plus tôt dans la journée il avait ressenti cette bouffée de chaleur, si puissante, si forte et si familière surtout. Il avait eu l'impression que quelque chose était revenu à sa place. Qu'un trou s'était colmaté. Il y avait pensé toute la journée. Y compris pendant le corps à corps passionné dont il ressortait à ce moment.

Il soupira profondément et passa le pendentif autour de son cou. Doucement, il se remit dans le lit, faisant glisser les draps par-dessus sa musculature apollinienne . Il regarda la tignasse sombre qui occupait l'autre partie du traversin et sourit tendrement. S'inclinant légèrement il y déposa un doux baiser avant de se réinstaller confortablement et de fermer les yeux... ***



Alhaar se tient debout face aux rêveurs qui passent, tel qu'il le fit la première fois. Il a les bras croisés et un sourire qui dit tout de sa confiance et de sa détermination. Il passe lentement sa langue sur ses lèvres, se donnant ainsi un air amusé qui lui va si bien. Il n'est pas nu dans le rêve mais bel et bien habillé. Des bottes de cuir, un pantalon simple et ocre, une chemise large et entrouverte.
Il décroise les bras et les écarte, les mains paumes vers le haut en direction de son public. Ses doigts se rétractent plusieurs fois, invitant au rapprochement.


*** Soudain il lève les bras vers les cieux et la scène se met en branle.

Il n'y a pas de lieu, simplement deux hommes en armure. L'un porte un tabard blanc ciselé d'un or terne, l'autre un tabard noir de même facture et pareillement enrichi. Le symbole de l'épée et de la balance est clairement visible sur les deux mais il est comme éteint.
Les guerriers portent chacun une épée et ne restent jamais immobiles. Les images qui défilent alors sont complexes pourtant leur sens est clair. Aussi clair qu'un ciel du Zénith sans nuage.

Les guerriers sont en guerre, une guerre éternelle. Une guerre aux mille visages. Tantôt opposant des hommes, tantôt plongée au cœur des ténèbres de la Non-vie. Des murs s'érigent et s'effondrent, des hommes meurent. Ils ne sont que la scène.
Les deux acteurs s'ébattent au milieu de cela. Ils traquent les coupables, s'interposent entre eux et leurs victimes. Le blanc a le pouvoir d'annuler d'une énergie opaline les maux causés, le noir celui d'en causer davantage par des émanations d'ébène.
Ils combattent de paire, partout, tout le temps. Les champs de bataille passent les uns après les autres. Le blanc transperce une liche de sa lame tandis que le noir immobilise ses sbires. L'instant d'après un voleur est mis à genoux par le noir tandis que le blanc retourne d'un geste l'objet du larcin. Le blanc se jette sur une femme, la protégeant du poignard d'un mari furieux dont la blessure retourne au coupable avant qu'il ne soit mis à genou par le noir.

Mais peu à peu blanc et noir semblent fatiguer. Scène après scène, des plus épiques aux plus communes, le blanc se ternit, le noir pâlit. Ils tombent, trébuchent, se relèvent inlassablement mais avec toujours plus de difficultés. Eux qui étaient toujours ensemble semblent s'éloigner l'un de l'autre. Tout ce qu'ils combattent semble toujours plus fort, plus dur, plus sombre. Ils se noient peu à peu dans la scène, submergés. Ils se mettent à commettre des erreurs, échouent.
Et soudain se retrouvent et s'opposent. Les tableaux qu'ils affrontent restent leurs ennemis mais l'harmonie entre les deux est rompue. Les deux épées s'entrechoquent et le temps se fige.

Ce n'est d'abord qu'une étincelle. Elle grandit peu à peu, illumine le temps et l'espace. Un troisième chevalier apparaît, émergeant de la lumière tel un dieu s'extrayant de l'eau. Il marche impassible vers les deux autres et vient glisser sa propre lame entre celles de ses compagnons, rompant le combat, enrichissant soudain les tabards de l'or qui leur manquait.
Les scènes recommencent. Désormais le chevalier à l'or combat aussi. Il est celui qui leur a rendu leur nature première. Il les supporte, les coordonne, les inspire. Il incarne ce qui fonde leurs actions. Il est le principe dont ils sont les outils.

Les trois guerriers se retrouvent face à face, en un triangle parfait. Leurs épées tenues à deux mains viennent se rejoindre à la pointe au centre de ce dernier. La lame du noir s'assombrit, celle du blanc s'illumine, l'or se disperse. Les lumières se replacent. L'or s'empare de l'origine des lames, le blanc de la garde, le noire des pointes. Des triangles se forment dans le triangle. La lumière, aussi absolue que le monde les enveloppe... ***


Et rend Alhaar.

Ce dernier toujours souriant et sûr de lui regarde le spectateur. Droit comme un i il écarte soudainement les bras sans trop les lever, ouvrant les mains, paumes vers le sol. La main droite s'illumine de nacre, la gauche d'ébène. Alhaar baisse les yeux, semblant ramasser toutes ses forces. Puis il relève la tête et ouvrent ces derniers. La lumière dorée y réside désormais. Mais il n'y a pas qu'un Alhaar aux yeux d'or. Derrière lui, autour de lui, c'est tout un peuple qui forme cet étrange triangle aux sommets blanc, noir et or.

La Justice est de retour.

La Justice est belle !
Belle et terrible !
Thème
Information détaillées
Nyx Nisshoku
Cadet du 1er Régiment
Empire de Kohr

le Valkin 20 Goliarmos du 1558ème cycle à 18h06

*** En poste de garde pour la légion impérial, dans le noir une pièce sordide, Nyx ne tenait pu réveillée. Alors que son allié barbu, montagne de muscles, bandait son arc en contrebas, tenant en joue tout passant suspend, ombre mouvementé, la nis tournait de l'oeil. Congelée dans l'endroit clos sans lumière elle serra son sac de voyage contre elle. Ses paupières cédèrent sous le poids des heures qui défilèrent.

S’abandonnant dans un sommeil léger et imprévu, son médaillon brilla au travers de son sac de lin contre sa poitrine et la nis fut projeter dans le monde des rêves. ***




*** Debout face à un humain blond à plusieurs mètres, la jeune femme n'avait jamais été dans un rêve aussi chaotique, des images défilèrent à toute vitesse et la cadette avait du mal à suivre. Elle fut prise de vertige restait bien droite sur ses pieds malgré tout.

La nis en face d'Alhaar avait de longs cheveux blancs tombant en pagaille jusqu'en bas de ses fesses, de grands yeux malachites et abordait des vêtements simples, trop grands et tâché de sang qui commençait à séché mais elle ne semblait pas blessé et ses habits n'étaient pas déchirés. Malgré sa peau de lait immaculée la peur brillait aux creux de ses pupilles sans fond.

La réalité de la Kohrienne enchaînât celle du Keldarien dans des flashs d'images qui se superposaient les unes aux autres.

Un lourd bruit de fer martela la pierre, un bouclier immense fut posé contre une muraille que l'on pourrait croire sans faille. La lune était haute dans le ciel, le chant des vautours ricanaient.

Lüdik traversait le ciel au rythme des battements de cœur de la nis.

Un cris de chouette fit apparaître un corps froid égorgé de légionnaire gisait aux pieds de la pointe du bouclier, cadavre illuminer que par la lumière de l'astre nocturne. Un battement de cœur fit écho au hurlement du rapace solitaires et un deuxième corps tomba sur le premier, colorant légèrement le bouclier de son passage. Un second battement de cœur retentit accompagner d'un troisième corps aux multiple lacérations et finalement le cœur de la nis se serra quand se dessina une montagne de corps contorsionnés les uns sur les autres vidé de leur liquide vital qui avait entièrement repeint l’étendard de fer.

Une odeur de pourriture prenaient à la gorge, l'on pouvait goûté la mort.

Une ombre passa à toute vitesse et une giclé de sang la suivit éclaboussant la scène macabre. L’hémoglobine coula et laissa apparaître aux travers de ses coulissent une tour graver dans le bouclier rouge.

Des hurlements de guerrier éclatèrent, les charognards ailés, tournoyaient de plus en plus rapidement. Le bruit du fer s'entrechoquant, deux épées tombèrent du ciel accompagner de leur propriétaire sans vie. Leurs enveloppe corporelle rejoignit les autres et leur épée croisé se déposèrent sous le bouclier.

Un grand feu brûla réduisant les dépouilles en cendre, un crane souriant brillait aux centres des flammes d'où jaillit un phénix. Des cris de douleurs transpercèrent le brasier que les larmes inondèrent. Le feu mourut sous les vagues de pleurs qui tirèrent dans leur flot les âmes libérés sous le regard bienveillant de l'oiseau de feu.

La déferlante d'eau balaya tout avant de se retirer ne laissant derrière elle que la grande muraille ou était accroché l'immense bouclier rouge à la tour graver et aux épées sous elle croisé.

Dans le ciel les étoiles quittaient le ciel, le jour reprenait ses droits, les vautours filèrent, la chouette poussa une dernière lamentation et le phénix se posa aux centres des deux épées!

Solior brillait sur l’étendard Korhien qui doucement s'effaçait pour laisser place à la nis toujours bien droite et pétrifier. Solior avait beau étinceler, la lumière avait beau être de retour, aux fonds des yeux de Nyx luisait la terreur de la prochaine nuit.... ***



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