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IDEO : Les Domaines Oubliés

115 Joueurs sur Ideo (4357 inscrits) : 61 humains (2250), 27 elfes (1365), 27 orcs (742) | 3 joueurs connectés | Liste des joueurs | IDEO V3.1.0

Au bal des axiomes

Le Monde des Rêves : Les rêves sont un moyen d'échapper à la réalité quotidienne. On peut rencontrer d'autres rêveurs dans le monde des rêves, mais ces rencontres floues, si elles sont parfois enrichissantes n'ont jamais valeur de communication. Pas de diplomatie ni de serments ici car les rêves sont avant tout ... des rêves.

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Zvezda
Quendë, Garde Royal de Shadaliel, Garant des Esprits, Prêtre des Valar
Peuple Elfe

le Valkin 5 Rastel du 1562ème cycle à 13h33

Aux confins du sommeil, dans la forme méandreuse d'une nébuleuse se noue un conte nouveau, l'accrétion progressive de la matière des songes filandreux étant à la mesure de l'amenuisement de toutes les formes de la réalité.
Le décor a une forme relative. Jetons-en d'abord, en une petite pluie de lettres, les traits principaux. Puisque c'est de pluie qu'il s'agit lorsqu'au ciel se mirent une boule de feu gigantesque dans le reflet d'un orage. Oui, c'est au ciel la confrontation de deux armées, les lourds-de-buée contre les clairs-d'azur, et l'écho de leurs chocs résonne en débris sur le monde noué qui plus bas trame l'intrigue qui nous occupe.

Ici le tempo ahurissant de la danse est donnée par la battue des gouttes de pluie, chaque percussion de l’élément céleste porté contre la Nature étant accompagné de son double-coup, son nouvel écho, puisqu'après le heurt de l'eau sur le xylophone du feuillage résonne celui, plus mat, plus sourd, de son écrasement contre l'humus.

Au centre (mais quel est le centre de la pluie ?) un elfe de terre vêtu, qui s'efface sous le flot capricieux du ciel. On ne le décrit point encore, puisque la pluie de lettres s'abat sur la terre qui le recouvre plutôt que sur son être propre. Propre, il le sera prochainement, mais il n'est encore qu'un golem, une vie dont la carnation n'est qu'une glaise qui glisse lentement de sa structure, sous la pluie donc.

Il voit venir une ombre rousse (en faits et par delà la poétique du double-coup, il voit d'abord une ombre qui devient, par le jeu de la lumière, une rousseur). Il se jette à ses pieds plein de faute (en faits, par un procès identique, il se jette fervent à ses pieds puis s'aperçoit de sa méprise et se relève, fautif : la faute est d'ordre métonymique et la rousseur n'appartient pas à celle qu'il a cru apercevoir).


Ayia, celle qui n'êtes pas celle que vous étiez.
Et bienvenue sous ma pluie.


Il attrape une goutte d'eau et la croque. C'est un E.
Il faut prendre le langage et le tordre pour en extraire le jus.
[Floodeur de Shabada]
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Eldritch Ul
Quendë, Soeur de la Tempête
Peuple Elfe

le Dolink 7 Rastel du 1562ème cycle à 11h52

Dans son dos pointèrent des L, scintillant d'une étrange clarté alors que les sons se formaient à la pointe de ses pieds. L'agitation du dessus, du dessous, des côtés ne semblaient qu'éveiller la chevelure agitée et flamboyantes rythmé par l'R ambiant. Des gouttes s'alignaient sans la toucher, la gourmande de mots s'avança, tranquille, mais un peu pressée, jusqu'à deviner la forme étrange toute de pierre vêtue. Ses yeux atteint d'une fausse C si seulement T colorée, ne s'apitoya pourtant pas sur les teintes et autres nuances de grisailles qui s'attirèrent jusqu'à ses pieds. La créature écarta les bras, confuse et amusée, alors que la voix s'élevait.

Aiya, Golem qui n'êtes que ce que vous prétendez, je vous remercie.

Un sourire, le gris devenant blanc n'étant point capable d'entrevoir les subtilités des cisailles au fond de la roche, seulement capable de deviner, non sans boire certaines gouttes.

J'ai perdu mon Palindrome, l'auriez-vous vu, par hasard ? Le petit craint les palabres et je ne veux pas qu'il se fasse dévorer...
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Zvezda
Quendë, Garde Royal de Shadaliel, Garant des Esprits, Prêtre des Valar
Peuple Elfe

le Malina 9 Rastel du 1562ème cycle à 08h19

La pluie n'en finissait pas de tomber, elle ne finissait pas de caresser l'étendue des choses de sa subtilité aqueuse, sa grâce de lettres. Mais elle en vint à en finir avec le golem. La boue de l'indécision coulait en torrents de toutes parts, torrents qui tous s'échappaient du rêve pour aller irriguer d'autres irréalités, ailleurs.

Quand à la créature qui nous occupe aujourd'hui, elle trônait au milieu de la continuité de la pluie, mais continuité qui ne l'atteignait plus, du moins plus au plus profond de son être. Tout au plus les gouttes rebondissaient elles sur lui, sur son armure de lettres.
Car maintenant que la terre indécise et floue était partie en coulure, la créature semblait comme revêtue d'une carapace de lettres. La carapace faisait quelque chose comme : "C'est un elfe. Il est petit. Il a deux immenses ailes de chauve-souris fichues dans le corps. Elles sont repliées et lui fond comme un manteau. Albâtre et ébène sont les couleurs qui le parent. Il pleure un peu ses propres lettres." Autour, d'autres carapaces : sur une grande masse smaragdine "forêt", sur une scintillance bruissante qui courait entre les replis du sol "rivière", et "ciel" sur l'immense voute qui cerclait le domaine de l'existence.
Il était ardu, pour chacune de ces choses, de déterminer si la pluie, en lavant la glaise, matière molle et grise, indécise, avait révélé la nature profonde de chaque, ou si les lettres coulées du ciel s'étaient plaquées sur un reste de boue collante et avaient plaquées des descriptions sur les choses. Qu'est la nature et qu'est l'artifice ?

Le petit être s'approche de la rousseur, de son visage. Caresse la courbe du D, du C.
Il aura fuit au ciel sans doute, où son image fractale peut se décupler à l'infini. Il reviendra avec des petits. À chaque sa nature.
Tenez, je vous ai fait un bouquet.

LRCT, les lettres de la nis, forment à présent un mot, LARCOT, qui ne signifie rien, mais qui sonne bien sous la pluie.

L'elfe va se ficher sous un immense T, monolithe ayant probablement déchiré ci et el avant de poignarder le sol à cet endroit, où il demeure parmi les herTbes. Puis, ennuyé de l'absence de pluie - et de cet instant je ne peux, de fait, rien écrire - il grimpe au faîte du T et s'assied, les genoux cernant le menton, pour regarder les lettres tomber. Il invite l'éclair roux et ami à le rejoindre.

J'aime regarder les gouttes tomber. Il y a dans tout ça quelque chose de reposant. De profond, aussi. Je crois qu'on touche à la presque nature du monde. C'est comme ça, forcément, que tout a commencé. Je ne vois pas d'autre solution. D'abord, il n'y avait pas de monde, aucun objet distinct, rien d'autre qu'une pluie éternelle de lettres, sans origine ni point de chute. Cela a duré des millénaires, sans doute. Les lettres, polies, dociles, se regardaient tomber, mais ne s'adressait aucun salut, aucune poignée de main, aucune caresse, aucun baiser. La cordialité n'existait pas, pas plus que la tendresse, la sensualité, ou l'érotisme. Un jour pourtant (mais comme rien n'existait, les jours n'existaient pas non plus, alors disons : "vint un moment"), fatalement, deux lettres se rencontrèrent. L'accident, la fin de l'essence. Se percutèrent frôlèrent heurtèrenr choquèrent touchèrent interpénétrèrent ou coppulèrent. Je ne parle pas d'érotisme ou de sexe de manière gratuite fortuite. Mais c'est que d'un heurt ou d'une caresse découla la nature. Ces deux lettres assemblées formèrent le premier mot. Plus gros que l'ensemble des lettres qui tombaient en pluie, ce mot heurta bientôt une troisième lettres, puis des milliers d'autres. Selon les aléas de la physique et de la littérature, ces lettres parfois s'agloméraient, parfois se rejettaient. Bien des mots vinrent, et de là, la Nature, le monde connu. Car comme chacun sait, la lettre est la plus petite partie de la matière, insécable, sans laquelle rien ne signifie plus, et par consequent rien n'est plus.
Non ?

Tenez, au ciel, n'est-ce pas votre cher petit ?


Lucrèce - De natura rerum (De la nature des choses) - "la déclinaison"
Il faut prendre le langage et le tordre pour en extraire le jus.
[Floodeur de Shabada]
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Eldritch Ul
Quendë, Soeur de la Tempête
Peuple Elfe

le Dolink 14 Rastel du 1562ème cycle à 12h48

Gourmande curiosité qui poussait un peu plus loin l'analogie avec l'autre, son surmoi qui ne réagissait qu'aux molles R venant doucement s'aligner comme des perles dans les cheveux de la rousse : elles ressemblaient étrangement à des dents. Les gouttes qui rebondissaient faisaient un étrange bruit de caoutchouc, vivaient-elles alors la même expérience que ce qui coulait de la robe de l'éclair ? Difficile à dire, ses doigts vinrent épouser sa peau blanche. La créature se dévêtit jusqu'à se reformer, ou était-ce là depuis le début ? La rousse se pencha, gentille, curieuse et gourmande, sur les lettres appétissantes du petit être. Elle voulait voir le manteau, sentir les couleurs et goûter la foret. Pourtant, sa langue resta entre ses lèvres et ses yeux scintillèrent de sympathie : un bouquet qui résonnait comme SONATE. Mais LARCOT, c'était plus ambitieux, plus beaux.

C'est dommage, je l'aimais beaucoup, mais il grandissait si vite que je ne pouvais plus vraiment lui courir après quand il s'amusait dans les flaques lettrées. Je crois même avoir finis par le voir en avaler...

Une moue, attristée, dans cette figure de style que formait la mal-aimée. Son bouquet à la main, elle avisa sa propre robe moins docile et plus floue, comme si les lettres elles-mêmes pleuraient jusqu'à ses pieds sans jamais laisser de trace. Le T sembla moins disgracieux, mais cette séparation attira le froncement de sourcils juge. Elle secoua la tête quant à l'invitation.

Je ne puis monter, là n'est pas ma place. A vrai dire, je préfère douter. Si je vois, je remarque, je ne peux alors plus douter ou, alors, le doute serait différent.

L'écoute attentive se mua en franc intérêt face à ce petit elfe aux ailes de chauve-souris. La rousse piocha dans son bouquet pour lui retirer son T, mais un H et son É crièrent à l'affront pour venir habilement se positionner dans les rouages des fleurs mouvantes qu'ils formaient alors. Ah ! Ca sentait la menthe.

Je ne veux pas être forcée. La curiosité ne dépasse pas encore la crainte de savoir, mais qui suis-je pour deviner ma nature et celle des autres ? Et celle des autres ? Si je monte et que je constate, peut-être nos visions se rejoindront, mais nous perdrions alors la couleur de nos nuances et de nos propres différentes. Je ne crois pas, sauf peut-être croire que je ne sais rien, tout en sachant ce que je vis et ce que je goutte. Quoique ! Mais en se persuadant, on ne cherche plus de solutions. J'aime votre solution, mais je ne veux pas la savoir : garder les hypothèses, c'est préserver son imagination. Je vous y laisserais alors la science, et pardonnez ma poésie : je ne l'ai retrouvé que récemment, juste à côté des Racines de la Philosophie, un grand arbre qui portait une BarbRe.

Un rire, pas tout à fait en désaccord, juste une joyeuseté dans ce monde trop scientifique, ou pas assez.

Non ! Puisque là est la question. Peut-être que sans mots nous serions toujours là, et que tout signifierait bien plus. Peut-être nous échapperions-nous de nos barrières et de nos Karapaces, comme passent alors les mots dans les jeux de dupes. Qui ne dit mot consent... mais consentir au mot ne serait-il pas plus beau ?

Emerveillée, elle sautilla, faisant tombée son A, mais le rattrapant avant qu'il ne s'étale, pauvre petit.

Oui ! Oh, regardez comme il est joli ! Je me souvenais l'entendre chanter... "L'âme sûre ruse mal !" Je l'entends, encore, oh, mon petit, je le lis "L'arôme moral ? Ému, ce dessin rêve, il part natter ce secret tantra plié, vernissé d'écume". Je le lis ! Le lisez-vous ? Je crois qu'il vous regarde...

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Zvezda
Quendë, Garde Royal de Shadaliel, Garant des Esprits, Prêtre des Valar
Peuple Elfe

le Malina 11 Joriamel du 1562ème cycle à 08h23

Oh ! Oui je le vois, et voilà qu'il dévore tout ce qu'il peut, le monde entier, de la menthe au thé. Peste ! Tu ne gouteras pas aux gouttes ! S'il touche à la pluie nous sommes perdus, ce sera le retour de la fin de la pluie et de l'imprécision générale, à nouveau les carapaces, l'avant les mots, quand vous n'étiez pas rousse, quand vous n'étiez pas tout, et que je n'avais ni ailes ni L, que je n'étais pas pas un golem, juste un amoncellement de rien du tout.
Non, vraiment, il n'est pas bon d'intégrer la totalité du monde au palindrome. Il faut alors se tordre, vivre étriqué dans la forme qu'il commande, et l'on ne peut plus laisser libre cours à son libre cours. Vraiment, je préfère la pluie. Le tiendrez-vous en laisse, le petit palindrome ? J'ai peur qu'il ne nous donne à lire un effroyable miroir et j'aime trop le sens pour cela.


A le cru o ps ne sel porte-mia j'ne suov zerdneitel.

Vous avez vu ? Scandale, l'infâme consomme ce qu'il peut. Il consomme oui, er ne donne à lire plus que des déjections de lettres. Non vraiment, il faut aimer la science et la littérature, et tenir en laisse les petits palindromes. Voilà une règle de bien-séance.
Trop de science, vous disiez, et pas assez d'imagination. Mais quelle différence ? La différence quelle ? Qu'est la di... Stop. Sachez mon point : l'imagination est l'essence de la science. Et pas la science de l'essence : oui, laissons de tels palindromes de mots à ceux qui n'ont pas peur de la stupidité, je la crains pour ma part comme la lumiere, j'ai toujours préféré l'occlusion du ciel par la nuit, par le nuage.


Egaun el rap, tiunal...

Peste ! Maudit ! Silence.
Allons nous assoir au beau milieu de la figure du style, voulez-vous ? Vous me parlerez de ces splendeurs que vous dites. Oui, "Ce qui coulait de la robe de l'éclair." c'est vraiment une merveille. Oh, ne faites pas l'innocente, voulez-vous ? Je vous ai entendu penser. Et si d'ordinaire cela ne se dit pas, nous sommes là bien loin après l'ordinaire.

Il faut prendre le langage et le tordre pour en extraire le jus.
[Floodeur de Shabada]
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